‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 239 sur 295 · AMIUE · texte numérisé non relu

AMIUE

1 .1 diiniiinlion rt la >nnpi'»'S>ie»n des urines sont (h*s siixnes très imporlaii '. L<Mir sii|»pn\s>iiiii >\d)>ei've dans \a /ctrutioit (ï urine par ob>ta( le m iii'int': e( alors la ves^i(• distendnee>l aj)preeiabl«'au-dessus des pubis: — . I" .Aisi»' «'^alfoiriil dans Viinurit' du choiera et de quelques autres nia I • '•> ai-iiirs. ?iiais ici !<' cas e>t dillei'tMit, la sécrétion ne se fait plus: '•Il (liiiimulM'n a'rt>nij)a-:iie l'état lebrile intense, parfois la nephnte iiii'- -liitlif, < i !«•> Il\.|^oplMe^eau^ees par une maladie de foie.

'■''.' 'iiininulion nitiaînant la diminution du chitTre d'urée à rendre ^\^\ ' ' > "J i 11 m. 's, aiin'iii' parfois des aeeidmls réputés urémiques.

l'"i- un tia\ail inl-i'^^ani, M. le docteur P. .Merklen(l)a montré qur la rir on Nn;)pr.N> mi (je la s(>cnMiou urinaire peut être le résultat soil dti.i <•!»>! ici.- .1 i'rv'K lio'i (je rmiiie par les uretères, soit d'une lésion ou d .. I l .ahl»' fitiii-tiiiii I ■; i.;iiin!il (ii'> r«Mns.

î. a ■ ai»' /* // <.< r'/i^i.,,/ t/rs in'rfrc's s\d)>erve surtout dans la lilhia>e r.". .'.'.•. dois I.' iar,(i .:.' inicruN : plus rarement il s'agit de tumeurs du p' ■ !• '^^in o;i (!.' l:ni Mv d.ts dans le> parois mêmes du conduit.

L't'Mii .' ealcuHais.» s.- pr«aiuit nr-n»'! alement en deux temps : l'un des inii- .vj ,lf|)iiis l,i:i:;, n.p^ >appiiine (jiiand l'arrivée d'un calcul dans ^ '1 '• '• r«'>ir' ju^.jii.'-ia I». [in, -aille (h'termine la suj)pression de l'excrétion

et bientôt après de la sécrétion urinaire. Aussi l'anurie calculeuse est-elle précédée en général de coliques néphrétiques répétées.

Le début de' Tanurie calculeuse est souvent insidieux. Pendant une longue période» de sept à huit jours, la suppression d*urine est le seul symptôme observé. Cette période est plus longue quand l'anurie est interrompue par des crises de polyurie ou quand il existe une hydronépbrose. Les accidents consistent en quelques troubles circulatoires, en une intolé* rance gastrique absolue avec vomissements, enfin des phénomènes urémiques dont les plus constants sont le rétrécissement pupillaire et les tressaillements musculaires des membres. Il faut y joindre raflaiblissement progressif, l'algidité, la dyspnée; l'intelligence reste intacte jusqu'à la mort qui arrive le dixième ou le onzième jour, c'est-à-dire deux jours après l'apparition des accidents.

Les lésions constatées à l'autopsie consistant dans l'altération ancienne ou l'absence congénitale d'un rein et dans Tocclusion de l'uretère jusque-là normal.

L'anurie dans le cancer de Vutérus diffère de l'anurie calculeuse par deux conditions principales : en premier lieu par le terrain de l'individu, en second lieu par ce fait que l'occlusion des uretères, brusque dans la lithiase rénale, est lente et progressive dans le cancer de lutérus.

L'anurie dans le cancer de l'utérus résulte de la propagation du néoplasme au trigone vésical ou aux uretères sur les côtés du col, quelquefois d'un simple tiraillement des parois vésicales par suite de la rétraction de la tumeur. La moitié des malades atteints de cancer de l'utérus meurent d'urémie provoquée de cette manière.

La symptomatologie de l'anurie cancéreuse est moins nette que celle de l'anurie calculeuse. La suppression des urines est rarement absolue ou du moins n'est constatée qu'au moment de l'apparition des phénomènes urémiques. Les lésions des reins et des uretères sont celles de l'hydronéphrose avec ou sans pyélo-néphrite suppurée.

L'occlusion brusque des uretères détermine la suppression rapide de la sécrétion urinaire sans hydronépbrose, tandis que l'occlusion lente aboutit à l'hydronéphrose. Dans le premier cas, l'élévation subite de la pression dans les uretères met obstacle à la sécrétion rénale, condition favorisée par la résistance de ces conduits.

L'oblitération d'un seul uretère ne trouble pas la santé générale, mais a pour conséquence l'atrophie du rein correspondant. Cette atrophie est le fait d'une néphrite interstitielle d'origine épithéliale ou tubulaire. Les lésions immédiates que détermine du côté des reins la ligature des uretères consiste dans la dilatation générale des tubuli du rein, dilatation qui donne lieu à des lésions purement mécaniques de l'épithélium, mais entrave la circulation de l'organe et ses fonctions.

Les accidents déterminés par l'occlusion des uretères reproduisent fidèlement les phénomènes observés chez les animaux après la ligature des deux uretères ou la néphrotomie. Indépendamment de la rétention de

O^i LKSIONS 1»E l/ APPAREIL IRINMUE ET ALTÉRATION DES URINES.

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l'urée dans le saiiir el do ruivmio, il v a de la stase veineuse avec abai jnenl de la pression artérielle, d'où l'œdème signalé dans quelques oI)nc!valions.

L'anurie peut être ol)servée dans la nrplirite à titre de symptôme pa>>.ii:er ou eomnie phénomène persistant déterminant promptement la ni'»it par urémie. Elle coïncide soit avec! des phénomènes fébriles dus à dtlésions rénales très aiiiués, soit avec des complications éixalement aii:ur<: pneumonie, pleurésie, périeardite: ces conditions paraissent délerminer la suppression d'urine, en exagérant la lésion rénale.

L'anurie durable des néphrites s'aooompairne de vomissements, Jdyspnée, d'urémie, de bruit de iiaiop du cœur, d'éruptions érythémateu^e^ I/anurie peut n'avoir aucune uravité au début d'une néphrite aiguë, cl!-* est d'un pronostic grave à la liu des néphrites quelles (ju'elles soient.

l/anurie dr-s néphrites peut être attribuée à Tidistruction des tubuli, S".t par des détritus é[)i(h»'liau\, soit par l'exsudat albumineux el san::uin. Il faut tenir compte de riniluence de la fièvre, des évacuations sup[>l'-in''iitaires. de la perturbation nerveuse qui joue un grand rôle dans la supprt^ssion d'urine (jui survient chez les urinaires à la suite des manœuvres opératoires.

Chez les L'oUtteux, l'anurie peut être la conséquence de robslruction d» s tubuli par des oi'istaux d'acide uri(|ue ou d'urate de soude. Parnn letroubh^s cir-'ulatoires du rein, la stase et les thromboses veineuses sont U< scuh's (|ui [)ui^sent (humer lieu a une anurie vraie.

X.'iinnri'' hii.^trriiine se di>tiiii:ue par l'absence d'accidents uremi]ur>. L'anuri»* apparaît chez ces malad»'S comme |)h(Miomène passager a roc<as'on (les l'eules, con\me idienomème durable dans les formes i:rave> «ie Li nialadie.

L'anurie peut étie observ«''e connue s\mpt('>nie accessoire dans (ii\»T> états patludogi(|ues et elle est en général 1 indice d'un pronostic .rrav»-, sauf Chez le>« enfants ou ce phénomène très fré(|uent au début des maladieai::ur's n'inli(]ue rien de fâcheux. Llle e>t siguah-e dans quehju^'S maiadie^ uriiri'ah's et d-uis hs dvserasics, dans certaines alleclions i:a>tr'»int«'stinales. dans la contusion des reins, les brûlures étendues, enfin dari? (lurlqut's einpoisdiiuemt'nts.

>: t. — Den«siti^ de!« urincu.

La densité d<'S urines peut être appréciée par un aréomètre ordinairt^ .••.i par un /'(>'-?// iii'' dont h' zéro c«»rre>[)ond à la moyenne de l'urine nonnalf. Toute> les lois que les niale-riaux solides de l'urine augmentent, ladensit>. s'elt've: elle monte à l J'-JO «.t i,niîO de Tareomètre, ou à 3, i et 5 du //«•>•urnii\ Les ch.tTies Lu^T) de lareoinètre, 1 el 5 du pèse-urine, sont ky signes certains du diabète sucre ou iilvcosurie.

La densité des urines diminue, au contraire, quand le chiffre des matériaux solides s'abaisse, ce iju'ou observe dans la variété d'urine dite ane-

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