‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 240 sur 295 · SIGNES FOURNIS PAR LA COULEUR ET L'ODEUR DES URINES · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS PAR LA COULEUR ET L'ODEUR DES URINES

mique par A. Becquerel, et dans la polyurie non sucrée. La diminution de densité est le signe de la chloro-anémie.

La couleur jaunâtre de l'urine augmente et devient safrenée, rougeàtre, dans la fièvra ; — brune dans rictëre ; — elle est quelquefois rouge par suite de son mélange avec du sang dans la première période de la néphrite albumineuse; dan3 l'hémoglobinurie; dans la néphrite calculeuse; dans le cancer de la vessie, etc. ; — elle est quelquefois blanchâtre, laiteuse, lorsqu'elle est mélangée à du phosphate ammoniaco-magnésien, chez certains hypochondriaques ayant le diabète phosphatique ; — laiteuse encore, si elle est mélangée à des matières grasses, dans les urines chyleuses ou chylurie, et à du pus dans la cystite chronique. — Les urines sont très claires, limpides et rares dans le froid de la fièvre intermittente; — dans les maladies nerveuses iet dans les attaques d'hystérie; — elles sont sales, légèrement troubles comme du bouillon de bœuf mal passé, dans la néphrite alburoineuse chronique, et, d'après ce caractère seul, on peut pressentir Texistence de cette grave maladie.

Certaines substances, prises à l'intérieur, changent la coloration de l'urine : ainsi le bois de garance et de Campéche la colorent en ronge, ainsi que la fuchsine; l'indigo en bleu; l'acide phéniqueennoir; la santonine en jaune de safran, et la rhubarbe en jaune foncé. Il suffit de signaler ces faits pour montrer leur importance, afin d'éviter Terreur que pourrait produire un hasard ou la supercherie des malades.

L'odeur de l'urine, habituellement fade, devient fétide dans Tétat fébrile chronique et dans la cystite ; ammoniacale par décomposition putride si elle a séjourné longtemps dans la vessie; et elle ne change complètement que sous l'influence de certaines substances médicamenteuses. L'usage de la térébenthine lui communique une odeur de violettes, celui des asperges une odeur très fétide, et celui du copahu une odeur résineuse compromettante très prononcée.

Dans la glycosurie, elles n'ont pas d'odeur à l'état frais, mais si on les conserve, au bout d'un certain temps, elles ont une odeur fétide spéciale, caractéristique, qui est exactement semblable à celle de l'haleine glycosurique, fait dont j'ai parlé précédemment.

Les urines, ordinairement claires, transparentes, sortent troubles dans rétat fébrile aigu, dans la période de chaleur des fièvres intermittentes, dans la néphrite parenchymateuse et dans les premières urines rendues par les malades momentanément affectés d'an une. Cela résulte de sels, principalement des urales, qui se déposent au bout de quelques heures au fond du vase. — Elles sont troubles, blanchâtres comme du lait, dans certains états

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