LÉSIONS DE L*APPAREIL IRINAIRE ET ALTÉRATION DES URINES
cachectiques, et elles déposent une matière blanche, saline que le microscope montre formée de phosphate ammoniaco-magnésien. Ailleurs et dépôt est formé de gouttelettes d'huile comme dans le lait. Ces urines laiteuses ou chyleuses indiquent un vice encore peu connu de la nutrition, mais justement considéré comme très grave.
Après le repos, la transparence des urines est souvent altérée par des matières déposées ou suspendues dont la forme et Tapparence, minutieusement étudiées par les anciens, étaient considérées comme ayant un rapport avec les crises et pouvant indiquer la terminaison prochaine des maladies. On y observe souvent quatre couches superposées :
1" Une pellicule superficielle irisée formée de matières grasses (kye^téin'e), et qui n'a aucune signification ;
"1' A la partie supérieure et en suspension, un nuage supérieur très clair. dont la présence indique encore une certaine durée de Tétat morbide:
3' In nuage inférieur plus épais, appelé énêorèvu\ suspendu tant que doit durer la maladie et tombant au fond du vase dès qu'elle approche de sa lin:
i' Enfin le dépôt ou scdimeut, de composition variable, fonné de mucus, de pus, de sang, d'urates ou de phosphates, d'acide urique, de graviers, de sperme, de poils, etc.
Sauf fimportance pour le diagnostic des dépôts ou sédiments de Turine, d'après leur nature, les caractères tirés de la présence du nuage supérieur ou inférieur 11 ont aucune signification précise, et tout ce qui a été dit à cet égard aurait besoin d'être confirmé par de nouvelles observations.
^ •. — Réaction acide des urine».
Les urines sont toujours acides par suite de la présence d'acide urique et elles rougissent le papier de tournesol dans leur état normal. Elles sont assez, souvent neutres, ce qui n a aucune signification; mais, dans qutl- (jues circonstances, elles sortent de la vessie en offrant une réaction alcaline très prononcée. Cela s'observe dans quelques cas rares de c\slile chronitiue, de purpura, de maladie de Brighl et de néphrite chronique, dans la iiravollo phosphati<iue et dans quelques paraplégies occasionnées par une maladif de la moelle.
Les ras où se rencontre surtout l'alcalinité des urines sont les suivants :
1^ Var Mille des substances alcalines ingérées qui passent dans lurine : exemple, 1 u>ai:t^ d«'S eaux de Vichy.
'^'^ Par iO rail dune alinunlalio!! de certaine nature : l'urine des herbivores tst alcaline, el il vn est quelquefois de même chez Lhomnie depuis loiiiilenips soumis à une alinientalion lierbact^e.
o' Var suite d un long sej«»ur dans la vessie, où l'urine se décompose en formant du carbonate d'ammoniaque : exemple, la rétention d'urine.
i''Kniin, el es sont alcalines au sortir des reins, par suite d'une moditication de la ^ecrclion rénale dépendant du purpura, ou quelquefois d'une maladie de !a moelle, mais cela e>l très rare.
SIGNES TIRÉS DES MODIFICATIONS DE COMPOSITION DE L'uRINE. 627
t. — M«tfUleAitoB de «•■ip«0llloa de rorlne.
L'urine présente de nombreuses modifications dans les quantités de ses principes habituels tels que Vurée^ Vacide urique^ les urates^ les chlorures alcalins f les urates^ Voxalate de chauxy les phosphates terreux, ou par l'addition de substances étrangères telles que le sang^ V albumine, le sucre, les matières grasses, la bile, le pus, les poils, les cellules d'épithélium, les débris d'hydatides, le sperme, les parasites ou microbes, ce que Ton a appelé bactérurie.