SIGNES TIRÉS DE LA MODIFICATION DE COMPOSITION DES URINES
respiration s'accélère^ et le poids du corps diminue. La diète avec coca fournit plus d'urée que la diète simple ; c sous l'influence du coca, l'homme se mange lui-même^ mais il mange i (i).
Diurétiques. — La diurèse n'élimine pas plus d'urée à moins qu'elle ne soit accompagnée d'autres effets physiologiques. L'alcool, diurétique puissant, ralentit la combustion, fait tomber l'urée de 20 pour iOO,à la dose de 1200 grammes. — La digitale élève la tension artérielle, détermine l'élimination de beaucoup d'eau, mais modère la circulation et ralentit l'excrétion de l'urée.
Alcalins. — Les bicarbonates de potasse et de soude, à dose de 5 grammes en 5 jours, diminuent l'urée de 20 pour 100.
Alcool. — Il diminue l'urée et la température, c'est un médicament d'épargne pouvant entraver la dénutrition et arrêter les progrès de consomption fébrile.
Arsenic. — Médicament d'épargne, modérateur, diminue l'urée.
Eau. — Elle est neutre dans la production de l'urée, malgré l'affirmation contraire de quelques auteurs.
Électricité. — Les courants interrompus diminuent l'urine et l'urée ; un courant continu centrifuge augmente la sécrétion urinaire, fait baisser de 2 grammes le chiffre de l'urée; un courant ascendant, dans le même temps, détermine un effet inverse et de même intensité. L'action des courants, ascendants surtout, sur l'endosmose et l'exosmose, produit une heureuse influence sur la nutrition et le développement, mais la nutrition est surtout modifiée par le système nerveux. Pegrani a prouvé que : 1^ les quantités d'urine et d'urée s'élèvent au fur et à mesure qu'on augmente la force du courant voltaîque ; 2* si l'on emploie des courants galvaniques de la même intensité, le courant d'induction produit une élévation beaucoup plus grande dans les quantités d'urine et d'urée qu'un courant constant; 3* s] l'on ne galvanise pas le sympathique coupé, la quantité d'urine et d'urée atteint son minimum ; 4* la galvanisation du bout périphérique coupé au cou élève cette quantité d'urine et d'urée, mais les chiffres obtenus son^ au-dessous de ceux obtenus en galvanisant le sympathique non coupé. — L'emploi de Télectricité dans la polyurie a obtenu quelques succès.
lodure de potassium, — L'action des iodiques sur le mouvement de désassimilation est modératrice; on obtient une diminution notable d'urée, diminution qui est de 40 pour 100 avec 1 gramme d'iodure de potassium donné en 4 jours ; l'action de l'iodure dure au moins quinze jours au delà. (Rabuteau.)
Des expériences cliniques, dans l'azoturie, ont montré que de grandes pertes en matière azotée étaient produites par l'iodure de potassium. On ignore absolument la cause de cette différence de résultat.
Mercuriaux. — Us troublent la nutrition et la ralentissent. Quand il y a intoxication mercurielle, on remarque une diminution de Turée. — Dans les empoisonnements métalliques, la quantité d'urée diminue.
(1) Gaieau, Uièse de doctorat.
G3-2 LÉSIONS DE l'aPPAUEIL rUlNAIRE ET ALTÉRATION DES URINES.
o' Vaiialioiis palliolOp'i-jues d'* l'urét'.
Los oscillations de la quantité d'urée éliminée en vin^t-quatre heures ont des rapports iniporlants avec la marche des maladies fébriles, de quelques aiïections chroniques, et sont ainsi un signe de diairnoslic, de pronostic et de traitement. L'importance de ce signe est considérable, njais il faut cependant observer les moditiealions du sang et, par cunsecjuenl, fain- Tanahse comparative du sang et des urines avant de tirer quelque toiiclasion : en outre, il faut avoir toujours présentes à l'esprit les moyt'nu»'> noruiales admises par les meilleurs auteurs et tenir compte des dilTerenles circonstances dans lesquelles se trouvent les malades. On doit aussi distinguer, au point de vue pathologi(jue, les urines de l'alimentation de cell»> de la désa.>similalion. En un mot, pour résoudre sûrement les dilTicuIte> clini(jues des études urol(»gi(jues, il est nécessaire de faire entrer dans la solutioi du problème la mo\eniiede toutes les influences qui peuvent le coinpl.cjuer.
A. — Raj'jHirl de la quantité d'urée av».*c le> caractères j'hysiques de l'urine.
Cufihur, — Certaines relations, qui n'ont pas encore été parfaitement établie.N, existent entre l'ureo et queb^ues matières colorantes de l'urine. Dans la cirrhose du foie, on a con>laté une élévation brusque de l'uree» tandis que l'urine devenait limpide et fortement acide. Ordinairement, l'urine est d'autant plus riche en uive que sa couleur est plus éclatante. Les uriiit^s de la lièvre contiennent plus de matièies solides; il y a exception pour l'urine abt)ndante et pale du diabète.
Rcuiioii. — Oans certains cas, sous l'influence de ferments particuliers, l'urine se décompose en carbonate d'ammoniaque, qui est bien recunnaissable à son od«'ur. — Dans ce cas, l'urine est alcaline, et l'on observe une diminution de luree. II faut tenir compte de celle décomposition dans le dosa.L'e de l'urée. Les urines condensées et chargées d'urée sont très acides-
Qu'Uititr. — Pour l'évaluer, on doit faire attention à la densité, à la quantité et à la coloration de l'urine, ainsi qu'aux circonstances pathologiques et hygiéniques concomitantes. La (juanlité d'urine et d'urée peut suivi e les variations inverses ou semblables, indépendantes. Cette variation à létal pathologique se comprend facilement, puisqu'elle existe à l'étal normal.
Qu'Uttitè '!>: l'ai ce d'après l>i dtusiO' des urines. — Généralement, on se borne à un nombre afjproximatif, si l'on évalue le chiffre de l'urée par celui du poids specitiijue des urines. S'il est nécessaire de savoir approiimativement la portion d'urée avant d'en faire le dosage exact, la densité de l'urine est utile. Dans les urines copieuses, à l'état sain, la densité est faible; elle e>t élevée dans les maladies fébriles et le diabète sucré. Dans les maladies chroniques, quand la densité et l'urée dimiuueot, cela est un bon siiine.