SIGNES TIRÉS DES MODIFICATIONS DE COMPOSITION DE L*UR1NE
un tube contenant du sous-azotate de bismuthf et il en résulte une couleur noire très prononcée.
Malheureusement ces réactifs sont infidèles, en ce sens qu'ils produisent des effets semblables avec des urines fortement chargées d*acide urique et de matière organique. Il faut, en cas de doute, détruire préalablement la matière organique par Tacétate de plomb, reprendre le sel de plomb par du sulfate de soude, et faire bouillir la liqueur filtrée avec la potasse ou le tartrale cupro-potassique.
Hippolyte Blot (1) annonça comme une découverte pathologique la présence du sucre dans Turine des femmes en lactation. C'était une erreur. En effet, désirant étudier les proportions de ce sucre, dont on venait de signaler la présence dans Turine des femmes en lactation, Leconle ne Ta pas trouvé dans le liquide, dont le plomb avait été séparé par l'hydrogène sulfuré. Après maintes expériences dans le but de s'assurer si la substance réductrice s'était ou altérée, ou volatilisée, il ne lui a pas paru possible d'admettre l'existence du sucre dans l'urine des femmes en lactation.
Il restait à déterminer quelle était la substance qui produisait la réduction du cupro-tartrate de potasse.
Les résultats obtenus ont été : que c'est l'acide urique qui, dans l'urine des femmes en lactation, produit la réduction du cupro-tartrate de potasse. De là cette conséquence que toutes les urines qui contiennent cet acide doivent réduire ce réactif avec plus ou moins d'intensité.
L'expérience est venue confirmer cette conclusion. En effet, dit Leconte^ lorsqu'on ajoute à de l'urine d'hommes, de femmes non en lactation ou ayant passé l'âge critique, de jeunes garçons, de jeunes filles, de chiens, de chiennes jeunes ou âgées, du cupro-tartrate de potasse, on obtient une réduction semblable à celle que fournit l'urine de femmes en lactation.