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CHAPITRE PREMIER

Chez rhomme, les organes génitaux sont le siège de lésions organiques et de troubles fonctionnels dont la connaissance sert de base au diagnostic des maladies de ces organes ou de quelques autres appareils organiques.

(>6l TaounLES in:s ro.NCTiONS gknératrices.

Les iilcéralions do la vcrux^, les écoulenienlsde l'urèlliir, ses vices d»conrorniatioii, les tumeurs d(^s bourses, telles (jue le cancer, l'hydroeele, les tumeurs du cordon, la varicocèle, etc., caractérisent des maladies locales, et leur dia*i:nostic est ^généralement facile.

Il n'en est pas de même de certains troubles fonctionnels de la furmalion et de Texcrétion du sj)erme (|ui se rapportent à un mauvais état général de santé ou à une maladie or^'ani(|ue.

AliTICLE PIU:MIEU

Sir.NES F(»i:UMS M DIAGNOSTIC l'AlV l/ASrKRMlK

Le trouble des (|ualilés de sécrétion du sperme aboutissant au défaut de zoospermes ou de sperwatozoaires constitue Vaspermie.

11 y a des bonimes dont la santé est parfaite <|ui ont des érections, qui peuvent éjaculer et qui ne rendent que du sperme sans animalcules. Il> sont stériles.

L'aspermie est un siii:ne d'éducation trop austère, trop eiïéminée, loin du contact des sujets de l'autre sexe ou uneconsécjuencede la misère.

C'est plus généralement un elTetde la malformation des testicules, de leur absence coiiphiilale, de leur rétention dans le ventre ou cri/ptorvhidte de rinllammalion ou orcbite blennorrhagi(|ue, de Torchite mé(astali(|ue, des oreillons et de certaines maladies graves comme la lièvre typboïde, la pneumonie, la péricardite, le mal de Hright, le diabète, etc. — Mais, dans ces cas, si les zoospermes font momentanément défaut, ils reparaissent si la guéri son est entière.

Alt TIC LE II

SIGNES FOinNIS Al" DIAGNOSTIC PAR LES PERTES SÉMINALES 01' SPERMATORRHtt

Les pertes séminales sont des écoulements involontaires de semence eu debors de toute (excitation vénérienne. Il yen a de dilTérentes espèces (I i. Les unes ont lieu après les garde-robes chez les individus constipés ou d'une grande continence ; elles sont provoquées par le passage desmalièrt*> (écales (|ui pressent sur les vésicules séminales. Elles se produisent également, mais en moindre (juantité, au moment et à la lin de l'émission de> urines par u\w sente de regorgement après une longue continence. Fort peu abondantes, et formées par une goutte de sperme ou de li(|uide opalin, elles indiquent une réplétion trop grande des vésicules séminales ou atonie des canaux spermaliques, et noUVent aucun danger.

On observe également des pertes séminales nocturnes ou pollutioîis, venant au milieu du sommeil ou de rêves erotiques accompagnés de raideur de la verge et caractérisés par une abondante émission de semence. La continence y prédispose, et elles résultent, comme les premières, d'une

(!' ' î.allcmand. Des pertes séminales involoniaires. Paris, 1836 18Jf, 3 \ol. in-S .

soi'te de faiblesse de tissu dans les réservoirs de la semence ou de la compression des vésicules générales par Turinc accumulée de la nuit. Elles sont également sans danger.

Il u*en est pas de même des pertes séminales involontaires abondantes produites pendant le jour, sans érection, par le moindre attouchement de la verge, à la simple pensée d'une femme, et pendant rémission des urines. Celles-ci annoncent la paralysie derorificc et des conduits de la semence, elles entraînent une grande faiblesse et avec elle l'anémie, Thypochoudrie, l'impuissance et quelquefois la folie très caractérisée.

Il ne faut pas confondre ces pertes séminales réelles avec les fausses pertes séminales qui aiTivent lorsque, a|)rès érection suivie d'ejaculation, le sperme entre dans la vessie et sort plus tard mélangé à l'urine. Ce ne sont pas de véritables pertes séminales. C'est un accident qui résulte d'un rétrécissement de l'urèthre conséculif à une blennorrhagie. Il entraîne la stérilité.

SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR L'iMPUISSANCE

VimpuissancCy ou impossibilité de consommer l'acte vénérien, résulte, soit des vices de conformation du membre viril, soit d'un défaut d érection. Cel!<^-ci, qui est l'impuissance proprementdite, est un phénomène morbide assez commun. Il s'observe quelquefois chez des sujets bien conformés, timides ou refroidis par une sorte de dégoût. Puis, il arrive qu*ayant manqué de virilité à l'occasion, ils n'osent s'aventurer de nouveau et sont ainsi frappés d'impuissance plus apparente que réelle. En eiïet, le jour où par suite de circonstances spéciales, on leur a donné confiance, dans leurs aptitudes» leur inertie pénienne peut cesser et la virilité reparaît très vigoureuse.

L'impuissance est quelquefois l'eiïet de substances médicamenteuses. On l'a constatée après l'emploi du bromure de potassium, du lupulin, de la cigué, du haschisch, de l'alcool, du plomb, de l'iode, du salicylato de soude, etc. — Elle est enfin le symptôme constant des pertes séminales anciennes; — d'une maladie de la moelle épinière quand elle est liée à la paraplégie ou à lalaxie; — puis du diabète, de l'hypochondrie, etc. (1).

SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LE SATYRlASIS

Le satyriasiSf ou érection continuelle presque permanente accompagnée de désirs vénériens, est une maladie essentielle ou un symptôme. C'est le signe du désir de la monomanie erotique. Dans bien des cas, il

(1) Voy. Roabaud^rratie de l*imimistance et de la sUrUité,^ édii. Paris, 187:2, 1 vol. in-8*.

{]{'){) THOUnLES DES FONCTIONS GÉNÉHATRICES.

njsullo iWuie vive irritation de rurèthro, de la vessie, du tétanos ou d'uii'irritation delà moelle. (Vest enlin le symptôme de renipoisonnemenl [Kir les eantharides ou par le phosphore.

AUTICf.K V

SIGNKS FOUUNIS AU DIAr.NOSTIC PAR L'ASPEFOIATISME

A côté de l'inertie pénienne (|ui caractérise l'inipuissance, il faut placer le lait sinirnlier de sujets (|ui, pouvant entrer en érection et accom[)lir l'acte vénérien, ne peuvent éjaculer.

(ihez <)uel(|ues-uiis, il y a spasme vénérien, avec ses sensations sans éjaculation, et <;hez d'autres il n'y a aucune sensation. Dans certains, !•/ défViul d'éja(!ulation consiste dans un ohslacle uréthral à la surlie du spei'ine (|ui rentre en arrière dans la vessie et sort lentement avec l'urli:». (juand le spasme a cessé.

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