CHAPITRE II
SÏCiNKS FOI IIMS Al DlAliXOSTlC PAR LES TUOUULKS DES FONCTIONS
(it:NKllATlUCES CHEZ LA EEMME
Chez la lemme, les maladies des organes de la génération sont constituées, connne chez l'homme, par des altérations matérielles d'un diagnostic local |)lus ou moins diflicile, ou par des trouhles fonctionnels dus à une lésion organi(|U(^ éloignée ou à une maladie constitulionnello kI ayant une grande importance pour la sémiologie (1).
he la |)uherlé ii la îuénopause, l'utérus est sujet à des hyperhémies mensuelles et à des hémorrhagies corres[)ondantes, (pii résultent de la pont»;d'im ovule échappé de Tovaire et arrivant dans l'utérus. Ce travail, qui doit se ("aire sans douleur, <'st (juchiuefois incomplet ou douloureux, et il *'u résulte des névralgies et des troubles fonctionnels dont la sémioloirie doit tenir comj)te. II en est de même des troubles qui résultent de l'inlianïnïation d(; Tovaire, de Tuterus et des accidents consécutifs à la grossesse et a J'accouchenuMil. Je viiis donc parler des douleurs utérines, de la leHcorrhce^ de la iuêtrorrlnniii\ de Vauinwrrlu'rèX de la dusmènorrhve.
A un CLE PREMIER
SIGNES KOl.RMS AU DIACNOSTIC PAR LES DOEEEIRS UTÉRLNES
La douleur de la région utérine peut dépendre d*une souffrance de la vessie ou de Tinleslin et du péritoine ou des parties contenues dans l'exca-
(1) Voy. FIcclwood Cliurcliill et Lcblotid, Traité praliqut des inaliulies des ffiiim€$f 3* édilion. Paris, 1881. — Eustaclie, Manuel des maladies des femmes, Paris, \H^t.
vation pelvienne, et cette douleur n'a, par elle-même, aucune signification, à moins qu'elle ne présente des caractères particuliers.
Quels sont donc les caractère^ propres aux douleurs utérines qui sont si fréquentes et si variées? Les voici :
Dans quelques cas, la douleur qui occupe la région hypogastrique est vague, sourde, accompagnée d'une sensation de poids et de distension pénibles. Elle s'étend aux lombes, à la région inguinale et à la partie antérieure de la cuisse, le long du trajet du nerf crural. Les femmes ne peuvent rester debout sans souffrir, sans crainte de défaillance et la marche est parfois difficile. Une pareille douleur indique toujours une hyperkémie utérine plus ou moins considérable, une métrite chronique du corps ou du col, ou de la périmétrite, une antéversion ou une rétroversion, des ulcérations du col, des tumeurs utérines polypeuses ou cancéreuses, etc.
Ailleurs la douleur est aiguë, spasmodique, accompagnée de contractions utérines douloureuses : c'est le cas de certaines dysménorrhées, de cerlaines hématorèies rétro-utérines.
Chez d'antres malades, la douleur apyrétique et chronique est lancinante, sans contraction, avec hémorrhagies intermittentes irrégulières et leucorrhée fétide. Cette douleur indique le cancer utérin et elle est quelquefois si violente, qu'elle arrache des cris aux malades.
On voit, enfin, des cas où la douleur est aiguë, accompagnée de fièvre, et le toucher est entièrement douloureux. Dans ce cas, on peut être sûr qu'il s'agit d*un phlegmon périutérin en voie d'aboutir à un abcès.
Il y a enfin les douleurs névralgiques de l'hystérie ou de la continence chez certaines femmes, mais celles-ci n'ont en général aucun caractère particulier. Elles sont sourdes, parfois lancinantes, et ce n'est qu'exceptionnellement qu'elles ressemblent à des contractions utérines.