MOÏKNs PHYÎIOIKS I>"KXPLOR\TIO
]k'ri pluTii' ne ])eiivent plus osister lorsuue les valvules sigmoîdes soiil \c\suflîsanli'S.
La question peut ctn: IraiicliOc avec l'aiiie du microphone, et voici cDiaiiieul : ronilinut Je corne du stéthoscope niicrophonique esl inainlenu [?■■< lé^èi-emeiit ;iu niveau do iarlèie crurale, sans exercer de pression sur i'vaissiMui. Le lélejilioiie, approché de roreillc, fait parfailemenl rei-onrialltv le second M.iuUle artériel. LU autre microphone placé sur la région canli.i-
,]Ui' piTiiiet d ausculter on ni.'iiie temps \i- <■ fur. en aiipliquant un second leleplk.iie Mir laiilre uiville. l/evpniiii.'iilaleur eiileinl donc à la fois les l>rnilMliu-.einetceii\quisejias>eiil il.uis les vaisseaux: ar. il est très facile de recunn.iiire rtiu-i que le ileuxieiiie s.nii'tli' cardiaiiiie et le second soulll-' crural soûl suichroiies. On peut enci'r.- s'en assurer eu inscrivant les iiioHveuieois du e.i'iir cl les juilsaliHiis de lart. tv. et en pointant sur ces tracés le nioiueut e\ael ou l'on .-nlcLid le sec^uid souille crural.
I>au> rexji.iiriice r-'iucMiilce ligure '.'■< •. uu latiibnur explorateur (eardio- ^raiilie) de Maii\ était a;iplique au niveau de la poiLite du cii'ur et domiail le trace C. I.euitiout dn >leliioscojie nuemphonique. placé sur l'artère crurale, pcrnu'tlail deulcLidiv le second Sv'ufllo arleriel el de bien préciser le nuuucnl de s.i production, lu autre laiiilvnir à air, placé sous le doiil di' l'explorateur, scr^all à lr;uisuiellie .1 uu l.iuiK'ur iuscri pleur une légère
URDIOPHONË ET SPHYGHOPHOME.
poussée foite au moment même où l'oreille percevait ce second souffle artériel (Iracé SA ).-Au moyen des repères, il est facile de voir sur cette figure que le moment du second souHle crural correspond exactement à la dia-
stole cardiaque, c'est-à-dire au moment où a lieu le deuxième sounie cardiaque.
Le tambour explorateur est ensuite placé sur l'artère crurale, et donne le tracé A, figure 31 . L'embout du stéthoscope est placé sur la même artère, «t le signal à air indique (tracé SA) le moment où l'on entend le second soufile crural. Le moment de ce souffle correspond à la fin de la diastole artérielle.
Or, si nous prenons maintenant simultanément les deux tracés du cœur
ir>t«; SA, Incé iiidii|auil lamonMiil oi MptoduilM MCond u cniriL Etoudal (da Pirù).
et de l'artère figure 32, sur le même malade, nous voyons que le moment da second souffle ai-tériel, indiqué par des repères dans la figure 31, correspond bien, dans la figure 32, au moment de la diastole du ciBtir, c'est-àdire au second souffle cardiaque.
Ces expériences montrent bien que le souffle artériel a lieu au moment
12t ÎI0VKS3 PlIVSigUtS D'EXPI.0nAT10.\.
lie la diasiole cardijKiiie, avant la systole arlérù'llo, ce ({iii di'lniil à la [m-. les deus hypotlif'si's du smiflle dini'otii|iic el du lii'uil du itHiix, ol pernid ii.> fonfliirc que le snoint soiiffe cniriil ih- l'iiisiif/imnif iiorliqitc «>«■/ ^iic la piopafi'ilion ilii bruit ih- -souffle vurdiaqiic jinr riiilernii'-liniir 'ht liquiilf siniijiiiii.
Le même appart:!! pculéiralcmenV servir àrauscullaliimUesaiiôvrysmei,
et le docleur Houdet (de l'aris) dans le serviec de M. Itroca, a ainsi leeoimu l'exisleiu-e des soufiles dans un cas d'aiiévrysme do la lemporate, alors (jiic la lumourtrailée ]>ar rélcclmlyse ne présentait plus aucim balli'nieiil appiveial)le au loui liei'.
Le iiiyophoiie esl disposé cumnie le ^pllyl;mopllOlle (voy, plus haut), il y a lia cliaiiot (lorlanl le ehailtim ninbile, une vis inicrumélrique rèiile 1 elévatiiin et ladesceiile de ce cliariut; le cliariol inférieur esl li\é au ci'utre d'une meiuhrane de pareliemin tendue sur une embouelmre du telépliitne el deslinée à aniplilier les vibrations i|ni lui sont euninmiii' i|uées. L'autre l'ace de celle memhraiK- (inrle é^alenienl, à sou ceiilic, un liduton e\pli>rateur ipie \\m appliipie direetemenl sur le muscles eu
Le iiiiiopliiuir esl un appareil ipii |>ern)et d'entendre le brnil de la con- Iraelioii miiM-ulaiie et l.' liruil des muscles ii l'étal de repos. t> dernier a ele allribu.' à la cuLiliaclu.ii luni<iue. .M.M. lUjudet (de Paris) fl llebove, dans leurs n clierclies jur Tiiicooi-di nation motrice des alu\it|ues(l). l'ul pu eouslaler ipie l inégale tonicité était la règle cher les
lll lloiii!,'! rt l),-l"»e, iirl: ■!■■ \n.,..l,.,i;.; I. I, |.. ,i;i.
SIGNES FOURNIS PAR l'AUSCULTATION DES ARTÈRES. 125
ataxiques. L'exploration myophonique leur a permis de découvrir cette inégale tonicité sur un grand nombre de malades, chez lesquels le palper n'indiquait aucune variation de consistance d*un groupe musculaire à Tautre. Cette diminution de la tonicité atteint son maximum dans certains muscles qui sont presque toujours les mêmes : aux membres inférieurs, oe sont les muscles antérieurs de la cuisse, c'est-à-dire les extenseurs de la jambe ; à Tavant-bras, chez les sujets dont l'incoordination motrice a envahi les membres supérieurs, les mêmes auteurs ont également trouvé, d'une manière constante, une diminution du bruit musculaire des extenseurs.
MM. Boudet (de Paris) et Debove ont noté, dans leurs observations, que les variations de la tonicité musculaire ne se rencontraient pas chez les tabétiques encore à la période des douleurs fulgurantes et qui n'auraient pas d'incoordination motrice. Il leur a donc semblé permis de penser qu'il y avait un lien étroit entre l'incoordination motrice et l'inégale tonicité des muscles, et ils en ont conclu que celle-ci était la cause de celle-là.
SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR L'AUSCULTATION DES ARTÈRES ET PAR LE POULS
L'auscultation des artères au sthétoscope, et l'étude du pouls palpé ou écrit par des appareils enregistreurs, fournissent un grand nombre de signes au diagnostic. Leur importance, exagérée par les uns, amoindrie par les autres, est incontestable, car, si l'exploration du pouls ne donne pas tous les résultats annoncés par Galieu, Solano, Bordeu, Fouquet, etc., elle contribue énormément à donner la mesure de la vitalité, et elle sert beaucoup pour assurer le diagnostic et le pronostic.
L'oreille, armée du stéthoscope, entend dans les grosses artères, à l'état physiologique, un bruit sourd avec impulsion qui coïncide avec la systole des ventricules du cœur et qui est dû au passage du sang.
Ce bruit, d'autant plus fort qu'on le cherche plus près du cœur, est très appréciable dans les carotides et dans les artères crurales. Il varie dans sa force avec l'âge et la constitution vigoureuse ou faible de l'individu. Pour le bien entendre, il ne faut pas trop appuyer le stéthoscope sur le vaisseau, car une forte compression anéantit le bruit, et une compression moindre, rétrécissant l'artère, donne lieu physiquement à un bruit de soufQe qui n'a rien de pathologique. Cette exploration doit être faite avec soin avec le sthéthoscope, sans exercer de compression sur les vaisseaux ou, comme je l'ai dit plus haut (p. 120), avec le sphygmophone.
Ces bruits augmentent de force dans la pléthore, dans les maladies franchement inflammatoires, et ils diminuent, au contraire, chez les su-
l-2('» MOYF.NS PIIYSIOIKS d'EXPLORATIOX.
jt'ts faibles (1), naturellement dt''l)iles ou depuis longtemps malades.
Ils ohani:enl de nature et se transforment en bniit de souf/le simph\ '/ floiibir rofirant. en bruit dr (liahh\ en sifflentrnt musical jfhis ou moins ltrouonct\ dans certaines maladies ori:ani«|ues du cœur ou des artères, et dans les maladies ehloro-anemi(|ues qui entraînent la jjerte de l'albumine l'I des iilobules du sann.
Ces bruits anormaux, indicpu'S par Laennec, étaient pour lui le résultat de la eontraetion spa^modique des artères. Personne aujourd'hui n'accepte plus cette explication. On les considère comme pouvant être la conséquence de conditions anatomiques très dilTerentes. particulières au solide et au liquide. On les produit facilement par compression du stéthoscope sur l'artère. Ils résultent, d'aj)rès ru)uillaud ['1). de la compression des artères \K\Y une tumeur, de leur rétrécissement par Ifsion or;:anique. des plaques v>ssiiormes qu'elles renferment, de la vitesse du cours du sani:, et Ion a dit depuis qu'il fallait joindre à ces c^iuses : 1 l'augmentation de la masse du san.: invoquée par l>eau (i^i, et -2 d'après de la Harpe (4i, la diminution de densité du sani:. Hii croit »|ue letle diminution de densité au-dessous de »• de-:res a 1 areL>:netre de liauin -et la vitesse du li(|uide sont les conditions les plus favoiwbles à la pro lu-iii»n de ces hru:ts.
Tour i.liauveau. au contraire, ces bruits sont la conséquence de frottements du san.: a 1 intérieur des vaisseaux, sur leurs valvule>, sur leurs angles de biiurcalion. et ils >ont le resullal de conditions dilV^renles de la densité du liijuide en cirrulali(»n. lis depr-ndent de la production d'une '{î'<r' /?/»/•'. La quesii,..n e>t a Irtude. «l il me paraît imp<»ssible de ^e jT. «luauer a Cï.t e^ard. (Juoi ijuil eu >oit, voici le lesume des expériences de ùiauveau : je le pui^lie aîin que cliacun puisse en juger.
i 1" Les liruits de souille se>nt des |'!ienL»n'iene> purement physiques, 1. 'e>t-à-dire des sons, ^ounl.^ aux i..-is or.imaires de racou>lique. Comme ils M'Ul t^'U ouîs Kienîsiuos avec eu\-mê:r;e>. maUre leurs nuance> noml':tu>«>. il> îu- jKi<seîi: èl:e eiu-ndio q;;e par uhe seule et même cause e>>. ::: t.l", qui a.pail'eu; ne."èss.ra\ ment a Loidre mecani jue.
» - «.'.lie iau>e île tit :il diîi\îénunî \\. a ia qualité, m a la quantité du
>,r..^ on: cir.u'.e dans ^^ ^ai^sea;lx. u\ î-ar Cv-nsi-jucnl a 1 eîal de tension
■^ • il
i u d'. le.a. !:t !i.e:.*. drs ;uîv'> ^a^Ol:. a. ii s.
> -î K.e 11'. :\>.c.e ;*.vs v:a\aî.:.i^e aaiis its as;v:\tes qui rendent ruiiueuse la lave :\\Wv\w dv< ^t.lus uu d' s ai'.ti'.s sar.s nu\i îitr le caiil»re de ces
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