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198 6 138CNXI
'i^ Dosage de rhémoglobine, — Choisir une chambre prenant jour à l'est ou au nord par une seule ouverture et se placer bien en face de la fenêtre. Introduire dans chaque réservoir de la cellule double (fig. 6i), à
l'aide de la grosse pipette, 500 millimètres cubes d'eau distillée et aérée, ou même d*eau Gltrée ordinaire. Dans Tune des cellules ajouter quelques millimètres cubes de sang, et remuer très doucement et immédiatement le mélange avec une fine baguette de verre.
Prendre pour Texamendu sang sain de 2 à 4 millimètres cubes de san;:.
Dans les cas d'anémie légère, 4 millimètres cubes.
Dans les anémies de moyenne intensité, de 4 à 6.
Dans les anémies intenses, de 8 à 12.
Dans les anémies extrêmes, de 10 à 15.
Dès que le mélange est effectué, placer la cellule contenant l'eau pure au-dessus de Tune des teintes de Téchelle.
Quand on a trouvé la teinte qui paraît exacte, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'erreur, examiner avec soin si la teinte qui précède et celle qui suit
donnent un aussi bon résultat; si Tune est trop Taible et lautre tropforte, celle qu'on a choisie est la plus juste. Avec un peu d'habitude on apprécie facilement les nuances intermédiaires.
L'opération est terminée, il n'y a plus à faire qu'un calcul analogue au suivant.
Le sang examiné contient, par exemple, 4 774 000 globules; le mélange fait avec 6 millimètres cubes de ce sang donne la teinte n"" 4.
Cela veut dire que 4 774 000 X 6, soit 28 644000 globules contiennent la même quantité d'hémoglobine que il 892 375 globules sains (voy. le tableau).
Un globule du sang examiné a donc une valeur moyenne représentée par
4^j.iT.y^ = 0,414; et la richesse globulaire d'un millimètre cube du
11 892375 sang examiné, exprimée en globules sains, est de >. == 1 982062.
D'où :
Le nombre des globules rouges Nb4 77i 000
La richesse globulaire, exprimée en globules sains R = 1 982062
La valeur individuelle et moyenne d'un globule G = 04U
Ces chiffres, un peu simplifiés, peuvent être notés sur une feuille de ^Taphiqne analogue à celles qui sont dressées pour les courbes de température.
Tableau de la valeur de chaque teinte.
Globules sains.
Teinte n* 1 8 649 000
^ 9. -^ Emploi dn «•mpte-slobalefi 4 ehamlire hmiilile grmAuée
de M. MmUuÊëem,
Ce compte-globules se compose de deux instruments principaux : i* Le mélangeur^ gradué de telle sorte qu'il peut fournir des dilutions sanguines au 50*, au 100*, au 200*, au 300^, au 400% et même au 500* ; ce qui suffit aux divers besoins de la numération.
2* La chambre humide graduée^ qui permet : !• le couvre-objet reposant sur des vis qu'on peut faire saillir plus ou moins au-dessus du porte-objet, d'obtenir des préparations microscopiques de mélange sanguin, ayant juste une épaisseur voulue; S"" qui permet encore, le porte-objet présen-
Kili MfiïK>S [■riïsIfJltS U EXI'LOUATION.
luiit ;i s;l MH'fin-<t un ivmsiu ii]itiTiiinHrk|iie, tir liiniler avec [)récisio)i ii'-> r'trinliM-i il('lii(iiLii(M> (lit |iiv|iiii"ili(tri, v\ d'y crnTi])ler faciiemoiil les i:\<j- Imlis ^:Lll,l.'(iill^, <■(; i|iii cciiil Liiiililu l'i.'ni|)lui d'un inioi'oscoptï muni il'un
l,i'M-li:Lir]l)ifs I liilcs suiil iv^liics d'iirdiuaire, soit pour domiei' ilts
|nr|i(ir:iliuiis lir I .'i, si>il dus [»]é|)ai';itioiis de 1/10 de milliiiielri.' dV
\.r iV'>i';iii tniiTiiiiu'lriiiui.' csl l'ormij di' rcctiin^'lcs ayiiiit l/T» do niillimitiv ,]•■ liiiiil sur 1,1 dr iiiilliiiirlic lit' lar-c. lion ivsulle (jue si IVpaisjeur «k hi |>n'[i;u'(ili<>iL osl dr I Ti di^ iiilIIliiji.'Ij'i', ciiacuii d'i.'iiv liniile un vulunie de ini'hiii;i<- >'-:it ;i I, IDH do niillijriotn- ciiIjo. Ils sont au iLUinbre do Ct'iil. <li^|lllSl'^ on ill\ rau^'oi'sdo dix. Ci'U\ i|iii sunl plus siiooialoinciit doslint-j à la nniin'i'aliiiii dos ^kilnilos rondos sont snlidivisos oïl viii^l polits ojrre^ (oiiii| laiiLAoos niiioali-s do (jualiv l'iinosj. l'aiis ooilains n'soaux, Its r-^laiii;lo^ snliilJviM's siiiit plaoos à ciito los Uiis dos anlros; pour iju ils
,>ni>-.onl oliv (aoJloinont ,iislin:;uos, il< ^,.lll s.-i.,uvs ]iar une doulde li:;iie ,\o*. la li:;uiv (■.:;»,
l'-.in la ddulion du sanç, un Ii,jniJ,> do< |)lu< siiujdi'j ot dos nioitlouri ■>l nn,>M>lnli>-iidosnIf..t,'dos,mdo.i:. p>mi |i",|,. „.i n-olaiit pas eflbiv>.-i-iiO ; ollo a au ]ioso-urini' niio dou-iio de \.''l:' uniroua la lemporaluu- iuo\oiitir do i:Mk'^!vs iviili^rad,-,
;; Tu ,0";; ■v.<::i'-j-,i,'. -.■;.,,-..■--. av.uU \> 'Uf but do facililer le pli- .-l'iu. ni du c.niv ii'-idijot ^n^ lo> \ !S . t di ]i ii,.i.i.i.,'rni' appiLjué sur elios. Il ■^I livo >ui Lil,unop>Hlo-o:voi :i l'aido d n:io v;< ,i pr,ssiv-ii, e[ i'ououlU-le •,nm\--,diol .1 vi \.wc ■,'.]■.-. !-.ou:o aii\' u;[ [>• ii di-au ou do salive,
i- i\> .- .i- ;-,'; ■. ,io ;v.-:i.i:;^,- K ,-1 , :; ,;Tol indispensable dVni- '!,'>. r ,1 .\l o,>,iùo df.- ,a:i!o.U's iMil;,;;, ui: M -.vi^ioî el a -.soi épaisses : au ssi :i- ,i,v; .'1 .ï;;^ ;> ■;.■ ^<-vm;- di' \. :-?is :n;;v,s ,-:\:;n:iirrS.
I (r.:;,; ■■..,., -A:, .;:.'. ;■. ^^ ■ .;-y-;..; *. — I Molaiii:e. - \av .■'.':!■ ■- ; .,■ -.vr... ,>'i y ;,;■■ ,■> . ,■ .; .,-,...■.::■, i-, Mr; ::i!;f d'un duii:!, ou
parle tube en caoutchouc, on fait monter le sang dans la longue portion de l'appareil.
Si l'on veut un mélange au 500*, on s'arrâte quand le sang est arrivé au niveau du Irait mai'qué 5 ; pour un mélange au 400% au 300' ou au SOO*, on va jusqu'aux traits marqués 4, 3 ou 2; pour un mélange au 100* on remplit toute la longue portion de l'appareil jusqu'au trait marqué i . Si l'on veut un mélange au 50*, on remplit une première fois de sang Il lonpe portion de l'appareil jusqu'au Irait marqué I. Si l'on veut un mélange au 50*, on remplit une première Tois de sang la longue portion ; puis, après TavtHT fait pénétrer une petite bulle d'air, on la remplit une seconde fois.
La quantité de sang voulue étant prise, on essuie la [■lintede l'instrument. Si l'on a dépassé le trait auquel on aurait dû s'arrêter, on soufDe très légèrement par k tube en caoutchouc, et on essuie le sang au fur et i mesure qu'il sort de la pointe ; souvent même il suffit de passer simplement ta pulpe du doigt sur ntle pointe pour faire baisser la colonne sanguine de la quantité nécessaire. Pour bien juger de l'affleurement, le mélangeur doit être placé perpeudiculairement à la direction des rayons visuels.
Sans tarder, car le sang se coagulerait, on aspire le liquide à dilution, et celui-ci, précédé par le sang, pèDèlre dans le réservoir et le remplit peu à peu. Le mélangeur doit être maintenu vertical pendant tout le lemps de l'opération, alin qu'il ne s'emprisonne pas de balles d'air dans le réservoir. On s'arrête lorsque le mélange sanguin est arrivé dans le bout supérieur du mélangeur juste au niveau du trait marqué 101 .
Il ne reste plus qu'à agiter le mélangeur en tout sens, pour que la petite boule placée dans l'inténeur du réservoir brasse intimement le mélange et le rende pulailement homogène.
On doit employer des mélanges d'autant plus dilués Pm- m. — Meimtoiir que le sang à analyser est plus riche en globules et ""''
qne la chambre humide dont on se sert donne des préparations plus épaisses. Ainsi, avec une chambre humide donnant une épaisseur de préparation de 1/5 de millimètre, le mélange sera fait au 100", si le sang est pauvre; au 400*, s'il est normal. Avec une chambre humide graduée au tO*, les mélanges seront, dans les mêmes circonstances, deux fois moins dilués.
L'épaisseur de préparation est indiquée sur la chambre humide. Quant k la richesse du sang, on arrive par l'habitude à la juger très suflisamment
Iba MnlE.NS l>UV?rOLES D KXfLOriATinS.
à riiilensilti'dc t'uloraliim i|ue pirscnto le saiii: pendant qu'il moule daus le iiu-iairi:eor.
^' l'rt'-|iai-iilioii. — Il l'an l U>ul d'almid s'a?siiror si le toinpressi'urjoue bien, el si. iiiK- fuisraliallii, la bimi;.' se lri>ii>v appliiiui:*.' J'aploiiili >ur
les vis. Si elle Cil liii'ii d';i|iliniiii, (111 ne dail pas entendre de choc erili-* elle et les vis, luis(|ii'()n la IVapiie doiiuemerit avec un curps ne faisant pas de lirnit p;ir !iii-in-''iiie, nu nuireeaii Je papier iMulé, par exemple.
Le niL-luiiL'e s.ui^'iiin i-lanl liien n^ilê. on eu lait surlir une cerlairn' (juaiitité du niélaiiiieiir eu suufllatil par le lulie en caoutelioue. Les premières parties t[iii ànriciit doivent être rejutccs, parce i|nelaiit reslw* dan> le tulte elli-; n'.,iil \y.\< pris pari au undani;.'. L'iie voullelelte est al.'is depo-T sur ie p..rle-,dii-i ,!.> la ehan.brr Iinmi,|.>, t. ml eu laiiilant avec la |iiii[||i' du niidan-'t'iir poin iju'eile i-nn-i'i've smi iKunnjicueité,
Sans pirdri' de iitnjiN, on rnli.it dciueeinent le compresseur porUhinj.'lle sur les\i-.|.| ^nr la ^uultel,.!!.'. C.ll.'-ci snpiatil de la nuaulile vuiilne. Klledoit a;urM.,riipi-rla pin- iirande pavliv de la snrface dupait" idijet,ol n.- pas pivsniler de huiles d'air.
Eulin, si l'iju craint (|iie la (iri'paraliiui ne se des-èelie, on dep..-e ii;i |)''ii d'eau ou de ni.dariL'e saiiiruin ie l.ui^' d.-s l)ords de la lain.dh'. .-ii a->fi uraude r|nanlil.> ].<w ijne h- Ijipnde. s'infitiraul snus e.-lle-ci. la.v
11' Inur coinpl.t (11' la raimne : il ii> a pii> ii eraindie ijail vienne si- mêler
La ilianilire iiinnid^- rA a\.«-. p.uto^ -n;is nu uii.ruseopi- dimt le ■^r-asisM-iurut e^t a-s./ luii p.nir .pion pni-M' voir di,-.lineteriirtil les ^liii)nlr'>, assL'/ faillie eeiiemiaiil pour (pi.' le ^Inruii mierosi-opiipie embra>se au moins u\i reetan-'li' tout tiiti^i'. <■[ une l'.iliji'elil' ne vii-inie pas presser Contre I.' eouvre-olijit : ei'>t e^' nue doun.'iil avw mon .culaire n' :!, (iiei chjectifsn-.t ouu' i.
On attend iiuelijU' < inqaul> p 'ur iL^nna- aux ;;|.iiinles le temps ik t:ai;uer en tombant la l.nc po.hrjrinv , lu |i.irlr-uiij>4 : on peut alors l.-s voir on même tiaup- ,|nr h' i-,S';ui niiiiinni'U\,pii'. Il ne fandiail pas
EHPLOI DE LA LOUPE ET DD HICaOSCOPE. 169
cependant trop tarder, dans la crainte qu'il ne s'en détruisit quelques-uns ou que se déplaçant ils ne soient plus régulièrement disséminés.
La chambre humide doit être constamment maintenue dans un plan horizontal, sans quoi les globules se porteraient du cAlé des parties déclives.
Comme il serait difRcile de compter sans erreur les globules dans un vingtième de millimètre carré, Malassez a Tait subdiviser un certain nombre de rectangles par des traits équidistant^ de 1/20 de millimètre. Ceux des rectangles primitifs ainsi subdivisés en vingt carrés égaux (cinq rangées de quatre (Hg. 68) servent seuls à compter les globules. De cette manière on n'a guère à compter que cinq ou six globules par carré, el l'on n'est plus exposé à en oublier ou à compter plusieurs Tois les mêmes.
Pour exécuter une numération, le mélange étant fait et l'appareil dis* fiosé avec le compresseur comme le montre la ngure, on déposo sur la broe quadrillée une gouttelette, en l'agitant vivement avec la pointe du mélangeur pour qu'elle conserve son homogénéité ; on rabat le compresseur et la goutte s'aplatit de la quantité voulue. Elle doit occuper la plus $:rande partie de la surface du disque et ne pas contenir de bulles d'air. L'ii grossissement de 200 diamètres convient généralement bien, il sera bon de compter dans plusieurs rectangles et de prendre la moyenne. L'image microscopique est représentée figure 69.
ï Numération. — On compte tous les globules compris dans un des rectangles subdivisés en petits carrés. Le mieux est de passer successivement en revue chacune des tranches verticales de quatre carrés. Si la première a été comptée de haut en bus, on comptera la seconde de bas en huit, la troisième de haut en bas et ainsi de suite.
Quant aux globules qui se trouvent à cheval sur les lignes du quadrili>fe, il est indispensable de se Taire une règle de conduite invariable, si l'on ne veut pas risquer d'en oublier quelques-uns ou de compter les mêmes deux fois. On pourra, par exemple, ne compter comme faisant partie d'un
MOYEN:^ PIIVSIOL'KS U EM'I.OnATION.
carré i{.ie ci'ii\ (>ffLi|iaiil la liiriii' d'i'ii li.iut ut cille iIg druile ; lai^saiil J'côlé L'ouv ijiii soiil sihii'.s surlesnuiros ti^iins ot i|iii seiijnt fuict^iiifiii Complus l(jrsi[Uoii léra la numération du carre soiis-jaconl et île ci;lui
siluù à f-Mui'lic. I.a iiiHiiif nyic sura applii[iic.; au\ globules (|ui su lri.>u-
-1' Cilculs. — Si l'on sVsl servi ii"iinii ciiaiiiliiv Immtile firadiiéf au .'i', el si l'on a l'ait nu mélaiiu'c au H.iH.ori se Ininvc, a\anl compila tous k'j gluluilcs cuniiiris dans nu r.-clau^-lu. avoir aualv^é la 10ni);V parli.i d'un inilliirit'lri' l'iibc do san^: il laul doue, pour avoir le uimibi-e par inilliluèlre culie, uudliplier par liH.H).) celui i|ni a élé Irouvi' dans un des vcclaiij;ies, c'est-à-dire iju'il sullit de lui ajouter (jualre zéros.
Si le uielauze a eli' fait au L*ni> , il faul on mullijilier le nombre trouvé par •2i.l(NJl), ou, ee qui vaut iiiieu\, faire la numéi'atiiui dans deux reclaiiiiles voisins, additioiuier les uniulireslinuvés.el à lasonntie ajouter encore (|ualre zéros. Avec un niélan-e au liilU on couiplcra dans trois reolangles, avec un niclan;:e au iOU dans ijualre, ei à la sounue des iiorubros trouvés on ajoutera i|ualri- zéros.
Si la chambre luunide dont on s'esl servi esl au 10', c'est-à-dire di^u^ fois moins liaule, ou couiplora, toutes choses élaiit égales d'ailleurs, dans un nombre double ii,> reL-iau^'b-s : dans deux pour un mélange au 100', dans i]uativ pour un rnelaiiu'e au -iOù , etc., et les sommes trouvées seront encore nuillipliees par lOi'OO.
l'our plus d'exaelitude, on doit faire plusieurs analyses semblables en des champs conligns et prendre la moyeujie des n^sullals obtenus.
Il est couiuunie, pour passeï suece^siveuleTlt en revue plusieurs rectangles, de s'aider d'une plaliue nudiile à double elVel, donnant les mouvements delaleralile cl ceux datant en arriiTc.
2. Numération des globules blancs. — Les globules blancs étant en général beaucoup moins nombreux que les rouges, l'analyse doit porter sur une plus grande quantité de sang; ce qui exige l'emploi de mélanges plus concentrés et des numérations dans de plus grandes étendues de préparation.
Si la chambre humide employée est graduée au 5% il suffit de compter les globules dans une rangée de dix rectangles avec un mélange au 100% dans deux rangées avec un mélange au 200". Et comme ou se trouve ainsi avoir numéré la 1000^ partie d'un millimètre cube, on n'a plus qu'à ajouter trois zéros à la somme des nombres trouvés pour obtenir le nombre de globules blancs par millimètre cube de sang.
Si la chambre humide est au 10' seulement, on compte, toutes choses étant égales d'ailleurs, les globules dans un nombre double de rectangles, dans deux rangées avec un mélange au 100% dans quatre avec un mélange au 200*, et on multiplie toujours par 1000 la somme obtenue.
11 est indispensable de faire plusieurs de ces numérations et d'en prendre la moyenne.
Le mélange et la chambre humide graduée doivent être nettoyés soigneusement après chaque numération.