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CHAPITRE XIX

POLYSCOPIE

La nécessité d'éclairer la profondeur des cavités du corps humain, après a^oir donné le laryngoscope, l'ophtfaalmoscope, l'endoscope, a conduit les physiciens à construire un instrument capable d'éclairer l'intérieur du Neutre, comme l'a fait Miot, et l'intérieur de toutes les cavités naturelles.

Parmi ces instruments II kalcMer h polyscope de M. Trouva. Cet appareil

ll| Mortll-Nacli«niie, Du laryngoscope et de ion emploi dam le% maladies de la gorge, «'(c un appendice »ur la rhinoscopie, traduit par Emile Nicolas. Paris, 1807, p. liG.

rinr^a, ■«■litédiia; Mi, raùl inlariour; at, orillce da U tiwapa d'EmUch»; cr, crtta liaitini 'mke 4» U traape d'KiilKbc at le bord Urérlnr dci lauei o—tlet. (Mordl-yidumie.)

'204 M(>vî:.ns i'hyskjvks i»*i:xi»l«M5ATion.

<'sl une application des piles de M. 14aiilé. Si Ton fail passer la decharg»^ <riin couple secondaire à travers im (il de platine recourbé sur hii-inènu*, ce (il arrive à un deicré de point de fusion du métal et il émet par son incandescence une lumière très vive. M. Trouvé a disposé des (ils de [)lalii.'' de diverses (ormes, au loyer de petits réilecteurs sphériqucs, cornhinrs ii:liénieusenuint suivant la cavité à éclairer.

Il est bon de faire riiistori(|U(» d<s j)ol\sc(>pes électriques en iiV-in-ral. alin de ne pas laisser croire que M. Leiter a eu l'bonneur de (i'-couviii Tcclairaire direct des cavités naturelles ])ar la lumière électrique.

Les polyscopes électri(|ues sont liasés sur la propriété que pos>ctle un courant voltaïque de produire de la lumière en échaulîant un circuit d*petite section. Cette propriété du courant de roui:ir à blanc des (ils métalliques de f;rande résistance a été appli(|uée pour la première fois, en cliirur^ne, par lleider, à Vienne (1X15) et ()ar Crusell, à Sainl-Péteisbour.::, plus lard ])ar .lobn Marshall (1830), enlin par Middeldorpf (183 i) (jui ptul <Hre considéré comme le véritable créateur de la iialvanocaustic.

Ce ne fut (ju'un certain nombie (raimées apn'S cette découverte qu'un pensa à se servir de la lumière produite par un fil métallique, par un til d«' platine, par exemple, pour éclairer les cavités naturelles du corps. Ce fut, en 1867, que chacun de leur côté, .M. le docteur Miot, à Paris, et M. Druck, à Brcslau, employèrent cette lumière, le premier pour faire des essais de diaphanoscopie sur les animaux, le second pour ekdairer la cavité buccale au moyen d un appareil auquel il donna le nom de stomatosropt'. Peu après, M. Lazarevicli, de KarkolT, utilisa Péclaira^e électrique pour faire des explorations irynécoloiricjues suivant le principe de la transparence, (^est à lui (jue revient rhonneur d'avoir publié le premier travail sur ce sujet (1).

Pour produire la source lumineuse, il faut que le courant iialvanique ait une intensité déterminée, car, s'il est faible, Pincandescence fait défaut et par conséquent il n'y a pas de lumière; et, si le courant dépasse une certaine intensité, le (il de plaline fond et se volatilise. Aussi était-on obli^;zé d'employer des lils de platine relativement icros, mais alors la chaleur de^iairée était telle (lue Ton fut obliiié d'avoir recours à des réfrigérants, (i fotc circulation ireau froide pour neutraliser le plus possible la chaleur entend n^e.

Alors les appareils acquirent des dimensions considérables et devinrent très compliques, de plus, la lumière, en traversant la couche de liquide, prit une teinte rou^e très défavorable à Pexploration ; aussi ne tarda-l-ou pas à abandonner ces polyscopes.

M. Trouvé reprit cette idée. Cette fois, au lieu d'examiner les cavités naturelles au 7noyen de la diaphanoscopie, il voulut les éclairer directement. Il reconnut bien vite les inconvénients (ju'il y avait à se servir du

(I) Lazarovich, Diaphanoscopie ou edploralion p'ir transparence appliquée à Vexaitien des tissus, etc.. i8Sl.

courant d'eau, aussi chercba-t-il it le supprimer. Il diminua donc la production du calorique par l'emploi de fils très fins de platine iridié ; de plus, il émailla ses réQecteurs, extérieurement et intérieurement. Mais, pour

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