CHAPITRE IMIEMIER hiM.Nosïu: PAU i/attitidi: du malade
L'homme en bonne saute se pn-Miile avec toutes les attitudes que nécessite raccomplissiMiicut dos fondions de la vie. liebout el couché, droit ou as>is, eu repos ou vn niouvenient. ses mouvements sont libres et faciles, el il> ne tradii:>enl, au dehors, ijut^ son esprit, ses passions, son carac- Iciv, ses mslinols el ses hesi»ins.
Pans Tctat do maLuiio. au lontrairo. ils revoient souvent la nature des dosvM\livs oaolus qui ^out^nl ioxotiioo dos \vuc\ oiis.
l.'aUiludo dohv»ut, ,'..'' ; •.'••. s-', nu-llo, iiui: {Uc rirrosolution, la faiblesse uuisouLuiv. ol nu cidl daîiouiio. do lonNaKs.oiico ôu de maladie chronique plus ou mo-ns aNan(.o. La nu :r.o ait lu io . '. luc-'lmte avec incertitude et douu rosoluiu^u J.os nio!r.:-:i> sol^si :\o da: s l'ivresse el dans les affections l\ p!\oiv!os ou avi\r.a;n;OjUos i .
ralltlui'.o vil :\^u;, '..v^:-'. ' : ..•.;...; d:< ffiomenients muscU' .;r ^ viu \;vuo o; dos :::: ::^:\os. .u vi^s .: — :> :>r .•'^los en tous sens, est un suv.o ùo oî\\\v S" \ \:\ a v^/.o ::t:v.. -:::.'.:/. i-.s mains ou des jambes, ce si la }m:m;\s o a^ :a::v\
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DIAGNOSTIC PAR L'aTTITUDE DU MALADE. 3!23
mouYements, est le signe d'une manie aiguë prochaine. Je reviendrai un peu plus loin sur ces différents phénomènes.
Virrégularité de la marche est un fait grave et lor$qu'en marchant, les deux jambes sautent en fauchant sur le sol, on peut être sûr qu'il existe une sclérose de la moelle épinière assurément mortelle au bout de quelques années. Si une seule jambe tratne dans la marche, le bras correspondant restant immobile et flasque le long du corps, c'est, au contraire, une maladie du cerveau dans l'hémisphère cérébral opposé à la paralysie. Mais si une jambe est plus courte et plus maigre que l'autre, c'est qu'il y a eu coxalgie guérie avec luxation de la hanche. Quand au contraire la jambe est plus courte, froide, atrophiée, c'est qu'il y a eu jadis une paralysie infantile alrophique.
Au lit, l'attitude est également en rapport avec la nature des maladies, et suffit pour en caractériser un certain nombre.
Le décubitus dorsal s'observe dans l'obésité, dans les maladies aiguës graves et dans les maladies adynamiques et typhoïdes, dans certaines maladies douloureuses, comme le rhumatisme articulaire aigu, la péritonite ^pié, qui empêchent tout mouvement, dans la syncope, dans la léthargie et dans la méningite comateuse (1).
Le décubitus latéral est généralement d'un bon augure, quand il n est pas imposé au malade par la nature des accidents qu'il éprouve, mais souvent il est le symptôme d'une situation grave. On l'observe dans la pleurésie aiguë avec épanchement très considérable ; il a lieu à droite si l'hydro- Ihorax occupe le c6té droit, et à gauche, au contraire, s'il occupe la plèvre gauche. Cette dernière variété de décubitus se rencontre également dans les hypertrophies du cœur et dans l'hydropéricarde, dans les grosses tumeurs de la rate et dans les tumeurs du ventre, kystes ou autres qui se développent dans le côté gauche de l'abdomen.
Vaititude assise et permanente est le signe de l'asthme, de l'emphysème pulmonaire, de Thydrothorax avancé, de la phthisie à sa dernière période et de toutes les graves maladies du poumon, des gros vaisseaux et du cœur. C'est ce qu'on appelle Yorthopnée.
U est toujours fâcheux de voir les malades s'obstiner à changer l'attitude horixontale du lit pour se lever ou s'asseoir sans tenir en place, et il est rare que ce ne soit pas là un signe de mort. Il en est de même de ceux qui, étant sur le dos, jettent les bras loin du corps et tiennent les extrémités inférieures écartées ou fléchies en changeant perpétuellement de place. Ce phénomène qui annonce ,une grande perversion des forces, est connu sous le oom de jactitation. C'est encore une chose grave que de voir les malades placés dans le décubitus dorsal couler au pied de leur lit, quoi qu'on tisse pour les remettre sur leur oreiller.
Quelques maladies modifient à leur manière le décubitus dorsal ; ainsi,
(1) Ici r immobilité ett fMurfois absolue, marmoréenne, et donne sauf la couleur de la peau rimage de U mort.
2ii SIGNKS FOURNIS PAR l'iIADITIDE EXTÉRIErRK DES MALADES.
dans la suHocNitioii du croup et des autres maladies du larynx, les enfanh rouelles ont la lèle renversée en arrière ; — dans la conlraclure essentielle, les malades restent couchés avec les mains sur le ventre, leurs doiets raid<\s vl rapprocîliés les uns des autres ; — dans la catalepsie, ils sont immobiles, et, dans le tétanos, en méïne temps qu'il y a renversement du corps en arrière, ou inclinaison latérale, il v a contracture des mâchoires, uw If ismiiSy de temps à autre de vives secousses douloureuses dans les memhres donnent lieu à des raideurs musculaires très prononcées.
(ihez quelques malades, l'altitude est toute dillérente, et le décubiUis a lieu sur le rentre. C'est ce (|ui arrive dans la colique de plomb, dans la eoli(|u<» sèche ou nerveuse, dans les violentes douleurs de la colique ne- |)hrrti(|ue, etc. ; mais ce phénomène, généralement de courte durée, cesse avec les douleurs. On observe quelquefois, dans ces différentes maladies, l'altitude momentanément verticale, assise, immobile, demi-lléchie, le haut (lu corps incliné en avant, avec application des mains sur le ventre.
L'attitude peut encore être modifiée par une foule de maladies et de difformités, l/indinaison de la tète sur le cou s'observe dans le torticolis rhumatismal, et à la suite d'une arthrite cervicale ou d'une carie des verlèbres. Les liibhosités annoncent le rachitisme, la carie vertébrale ou une simple nMraction musculaire : il y a une attitude horizontale particulière, dans laquelle le bassin, léiièrement incliné sur le côté, et la cuisse correspondante à moitié tlechie, indii|uenl une maladie de la hanche, probablenunit une coxakie, etc.