I. TITE TBtS BAMDE, - nl.m rwcU
chaleur morbide (1), range les modifications d'accrobsement d'après quatre types désignés sous les noms :
(I) Biru, Souvetu DietUmnoire de médmne et de ehtntrgit pratiqiM. Hrl», 1867, t- VI, f. m, irt. Gbu.ei:k.
;N[;S KÛl'ltMS CAIl I. HAI'.ITILiE NI* ClUl
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1" De type très rapide lorsijue la chaleur s'élève en deux heures, reste slalionnairo quatre à huit heures et tombe peu après. Exemple : la lièvre inlermillente (11^. U7) et la lièvre éphémère.
^'* De type rapide, avec élévation en vin'jçl à vingt-six heures, état slalionnaire de trois à nruf jours et déclin en vingt-quatre ou quarante-liuil heures. Kxeniples : la pneumonie, l'angine, la pleurésie, la scarlatine, la rougeole (lig. 08, D'.l, 100 et 101).
3" De type t rainant lorsque la chaleur s'élève en trois à cinq jours, dure deux il trois septaines et tombe en trois à cinq jours. Exemples : la lièvre typhoïde (lig. UKJ).
1" Enlin de type saccadé^ lorsque, après s'élre élevée en deux à cinq jours, la chaleur dure deux à quatre septaines et elle tombe en trois à sept jours. Exemples: les rhumatismes, les lièvres éru pli ves et les fièvres typhoïdes dont la marche est anormale.
Kn général, la lenipéralure est toujours plus élevée le soir que lematiiiy mais chez quel(|ues sujets et dans quelques maladies on observe quelquelois le fait contraire. J'y reviendrai plus loin.
Au reste, ces types n'ont rien d'absolu, ils varient beaucoup et se cumhinent les uns avec les autres sous Pinfluence des complications ou du traitement sans qu'il soit possible d'eu tirer de conclusions rigoureuses.
Il est rare que la température s'élève au-dessus de -j- 'i3 degrés, mais (^meroda vu 10 degr«'s, lîoddick 17 (1); le docteur Teale a constaté pendant plusieurs jours une température variant en-f-^-^ et-f-î^i degrés, après une ("hule de cheval, (hi a pris toute précaution pour éviter l'erreur, mais le fait est trop extraordinaire pour être acreplé sans réserves.
Il n'> a pas que les nïaladies aiguës inllammatoires qui fassent ainsi mouler la lièvre, car certaines névroses produisent le même résultat. Dans le t (ta nos la température s'élève ^ ers la lin à 13 degrés et jusqu'à 45%5, dans les convulsions épilepliformos à ii^^Ô ainsi que dans la rage. Quelque chose d'anali^guo se montre dans Vat^onie et après la mort où la chaleur s'eleve de I à - décris peihianl une lu'ure, et dans Vasphyxie où sans fièvre aucune, cl par le tait niéuie ik' l'intoxication carbonique, la température monle de près i\c I dt'«re.
/\ r. r, !ion^. — Il \ a di> ra> oii dans K'S phlciimasies et les fièvres la li^nnuralure ui^ >'t'K'\i* uiumv. Ain>L la loniperature peut ne pas s'élt-v^T l»oauiou}) ilar.s les phle^:iia>ios qui suivitiinont chez les snjets azcAfV- .'i; .;•>. ijui oui une liMuianoe à l'aU dite Ainsi dans les phhvmasies concvMUilaulos d'A k\\o\c\\\, dv 1*01:1(1. u" 1 îi"K'îi!i>rnu\ de renlenle chroniipie che: les enlants. dans Us \u phî!lt> a\eo urmiie, dans le sclérème, etc.. la lenip<M'aUnv |vut ne jus dejusser '-'' .'■ i u 3S degrés. 11 y a la un effet d'afl'iiiblissen\enl gênerai qui dinriuue la :a ii!to de réaction fébrile et qui produit ivquon apjH^lle l h\ poilu rn.Lo.
t. — TeMpémtwre «•« lBfl«auB»tl«ui •Isaës
Si on eiamine dans chaque phlegmasie aiguë les variations de la température profonde, on voit que la chaleur s'élève toujours au-dessus de la normale qui est de 37 degrés ou 37%5, et qu*elle monte à 39 et 40 degrés.
RhufMtisme articulaire aigu. — Dans cette maladie, la chaleur s'élève à 38, 39 et 40 degrés, rarement au delà, et sa décroissance annonce le déclin de la maladie.
Érysipèle. — Dans l'érysipèle la température s'élève de 2 à 4 degrés au moment de l'état le plus aigu de l'inflammation cutanée.
Pneumonie et inflammations franches. — La chaleur s'élève très rapidement à 39, 40 et 41 degrés pour décroître assez vite dès le quatrième jour. Elle a atteint son maximum avant l'apparition des phénomènes locaux, et il y a encore ici une exacerbation d'un demi-degré environ tous les soirs (6g. 98). II en est de même dans la bronchite aiguë, la pleurésie et l'érysipèle.
Méningite. — Dans la méningite tuberculeuse, la température ne s'élève jamais très haut et elle atteint au plus 38 à 39 degrés, ce qui permet d en séparer les maladies aiguës telles que la fièvre typhoïde, dans lesquelles la peau est très chaude et offre une température de 40 degrés. Mais il y a des cas de méningite où la température est presque normale, de sorte que, si dans certaines phlegmasies et dans quelques typhus légers, la températare n'atteint guère que 38 degrés, le thermomètre ne sert alors à rien pour le diagnostic précis de ces cas douteux.
§ s. — T^wàpértUmre des lièvres.
Fièvre typhoïde. — La chaleur s'élève pendant trois à cinq jours et plus jusqu'à 39 et 41 degrés avec exacerbation d'un 1/2 à 1 degré le soir. Elle T^sld avec quelques variations pendant huit à quinze jours, et elle diminue progressivement. Alors, au moment où se forment les ulcérations intestinales et l'absorption pyémique, la chaleur remonte un peu pendant huit à dix jours et elle s'abaisse ensuite définitivement lors de la convalescence ifig.103;.
Fièvre puerpérale. — Selon Leyden, la température s'élève douze à vingtqoatre heures avant le frisson, elle atteint 38 à 39 degrés et augmente pendant vingt-qualre à quarante-huit heures, puis elle reste stationnaire et s'abaisse plus ou moins selon la gravité des cas. Aussi vingtKjuatre heures après raccoucliement, lorsqu'on voit la température s'élever à 39, sans qo'il y ail de douleur nulle part, peut-on faire le diagnostic d'une complication de septicémie ou de métrite et métro-péritonite.
Fièvres éruptives. — En général, la chaleur s'élève vile à 40 et 41 degrés au moment de l'invasion et de l'éruption, puis elle tombe comme dans la variole (fig. 102), où elle se tient un peu stationnaire et tombe lentement B. — Diagnostic. 16
•2ii SICNF-S FOURNIS PAH L'HABITIDE PU COIIPS.
4-ommc dans h scarlaliiic ((i;;. 100). Dans la rougeole, comme l'indique Mii'lz, la chaleur augmente vile, duie aulanl t]ue l'éruption cl tombe l'apidcmciil (lîg. 101). Dans la variole, elle solcvc vite, tombe avec la tin de i'ét'U)>lioii, puis (^llc se l'élève nu moment de la suppuration jusqu'à Jf defircs et ne tombe qu'avec la dessiccation (lip. 105). Fièi'ir iiitennitleitli: —La chaleur augmente deux ou trois heures avadt
î,- IVis<oii, fil.- >\'lèv,> .-i kl lin dvi fruûl ii lit. -H degrés ot -it'.OS (llirtzi, |nii* .'Ut' lotiilu' au iiioiiicni ilo ta sm'ur, cunime un le voit dans les ligure; IO;i el MU t[UL repr<'>i'iik' li' -clifUia dos diiïereiils types de la lièvre iulei-
UlilU'IlU'I.
i:i,ol,-r-i. — Mans les c.is li'^vrs. \.\ ihalour iVIuigne à peine du cbillre uorLu;il, lu.âs dans I.s ras i;ravfs, ali-ides, lo tli'.Tmnmi'tre indii|ue dans l'aisM l!t' ;>'i, 37. ;is. ,'i, au mominit di' la mort, jus<|u'à 4ii degrés. Dans le nvUiui, d'iiprcs l\ i.oiaiii 1 1 1, la l,iu[UTaliiro est un peu plus élevée, mais à la |>,Mu illv est liés Lias>e et luiiil..' à ûr. ,,u :M ,1,'^iés.
i 4. — TrmpV-riilBrp dM ■rtraH-s.
J,i.i)i,.<. — \','h'\\ i]ue 1,1 iiialaili.' s.ijl. p.mr U-.uu'i^up de médecins, une in'MMSi', iv i]ik' ;.' ik- ii\>i> ^ufii'. iMi- il \ a tcU'inirs un certain decréde nn.liU-. la.tul.ur ^V!>'^.' a U' ou II. d après Wuikierlich : el selon Erb. Leuliii 01 lavlame. ,i i-1 il Ji dii;res. (Ihez un di- mes malades, j'ai
SKHris romtltis par la tempërathiie du cobps. 243
Ba^e. — J'ai trooTé des températures centrales de 39 et 40 degrés. Une foi* elle a été de 40',5.
Convutsionê h^tériquet et hystérie. — Dans les crises nerveuses con- TolsÏTes de l'bystérie, Polain dit avoir vu la température des extrémités atteindre le chiffre de la température centrale, et comme alors le pouls est très fréquent on pourrait croire à l'existence de la fièvre. Nais il n'est pas qantion ici de l'augiDentation de la chaleur profonde. Greig Smitb a
Convulsions puerpérales et convulsions d'urémie. — Dans les convullions puerpérales aussi appelées éclampsie puerpérale, la température s'élève toujours un peu au-dessus de la normale, et monte quelquefois i 38 et 40 degrés (fig. 106), tandis que dans les convulsions de l'urémie dites ielampsie urémique, d'après Boumeville, la température s'abaisse et
tombe à 35, 33 et 30 degrés (Gg. 105). D'après ce confrère, il y aurait là un moyen sûr de distinguer l'éclampsie puerpérale de l'éclarapsie urémique* Sus rien préjuger à cet égard, car je crois que les convulsions attribuées i l'arémie dépendent de l'œdème du cerveau et de la pie-mère, si ces faits tbemKHQéIriques sont confirmés, la conclusion à tirer serait que la présence d'un excès d'urée dans le sang aurait une action réfrigérante considénble. Toutefois, en 1879, le docteur Hippolyle, après de nombreuses recherches, dit que la température s'élève jusqu'à la fin et publie des tracés où l'on voit la température s'élever de 37°,S à 40, dépasser 41 et atteindre 4i et 43 degrés après la mort.
Contulsiont épileptiformes. — Dans les convulsions graves ayant en-
2ii sigm:s foiiinis par l*iiaditude du corps.
Iraîiic la mort sans laisser de lésions sur le cadavre, Duclos a trouvé ju>i\nh i±\r> (I),
On a rapporté (:2) un cas de céphalée durant trois mois, avec 00 pulsations et une température de -j- 31) 15 et 40 degrés: après guérison par bromure en dix-sept jours la température est revenue à -|- 35 '2 5 et 37 l '» degrés.
(lomme on vient de le voir, certaines névroses, telles que le tétanos, la rage, (|uel(|ues convulsions éj)ilepti[brmes produisent le même résultat relalivenient à l'accroissement de la chaleur animale, et alors la températuiv peut aller jus(|u'à i^l et i5 degrés. Cela peut surprendre, puisqu'il s'agit ilc névroses et non de phleginasies ou de lièvres, avec altération du sang (tu avec lésion organii]ue évidente. On ne comprend pas troj) le mécanisme de ce phénomène, qui est pour moi inexplicable. Ouoi qu'il en soit, vuiri Texplicalion ({u'en donne Peler.
Conune le sang qui sort du ])ouinon dans les veines pulmonaires a 1 ilogre de moins que celui des artères pulmonaires, il en résulte que la respiration rafraîchit le sang. Dès lors, si. par trouble nerveux, la respiration nr Si* lait pas naturellement et comj>lelemenl, comme dans l'asphyxie, la phlhisie pulmonaire avancée, Tagoiiie, le lelanos, la rage, etc., le san:: ne se ralVaîchit plus el la lenipéralure augmente, (l'est ce qui arrive, puis- (j n'a lors elle s'élève à i'I et 15 degrés.
<^ &. — ronMi(l«»ra(ion«i de dliijsno^tir **ur le rapport entre lele%ACfon «te l« température proronil«« et raccélération du ponla.
S'il y avait un rapport constant entre la frécpience du pouls et l'élévation de la température proronii(\ la llhM'mom»'trie serait inutile pour appréeier la ti<'\i"e et la palpatii>n du \un\\> devrait suflire. Il n'en est rien. Avec une iKVjuenee très grandi^ du pouls, il n'y a qiielijuefois [>as de lièvre et lacha- Lmu de l'aisselle reste à l «tat normal, l' une autre j)art, avec une augmrnl.iliuu lie la ItMiipcralui'e [MofiHuir r«*>!aiit a 3',^ ou l«) et il degrés, le pouls prescMle i Ihv K- même individu vîrs \viriations .jui \w suivent pas celles de la chaleur et ijui >ont vie '.»<Ki 1-'* }m!>al.(Uis. .\in>i Aufriin (3) rappoi'te de^ cas de lu^xre txphoule lobs. I.^ o:i l'on voit avec une température de 40 de- • ie> le jHuiU \arier de S'» a l'^\ l"*"^ el même à ll»i le dix-neuvième jour.
1' une autre [\u(. ehe.' un hvuume jui \irnl de e«-'urir, le pouls peut être à 1-0 et la temperalurr à :îT d'giis.
lu ral»>enee d'iui raj^p.^rt ev>;;>:a:it entre \\ levalion du pouls et celle do la leinpnalure axiilairr. il î'au'. v^v^iv' n avcorder (juune eonliance médiocre à la IrtNjueu^e du pouls '.vî>»|ui1 sa^ii d'appreeu-r la lièvre et s'en tenir uniquement a la lhermo:r.v nie i.i;.;<{i:»^ qui ne sauiait tromper.
^l lM»o\»s, H , V 'v'-. v x:. ' ; ■ • ' V . < • X. i <e. IS'Vt.
$ •. — ^ Tesipératare ûmmm le« sialadlefl ckrsBiqaes.
Dans les maladies chroniques^ telles que la tuberculose, le cancer, les épanchenients purulents de la plèvre, etc., la température augmente peu et cela se comprend, car elles ne sont pas accompagnées de fièvre. Toutefois, quand la fièvre hectique les accompagne la température s'élève, et c est surtout à la fin de la vie que se produit le phénomène. Aux approches de la mort la température de la phthisie pulmonaire s'élève à 41 et 42 degrés. Dès que la chaleur augmente, c'est qu*il y a une complication inflammatoire, mais en général cet accroissement est peu considérable et oiïre toujours une exacerbation du soir. 11 est d'ailleurs modifié par l'alimentation et la médication employées.
Dans la tuberculose miliaire, le docteur Brunniche, de Copenhague, croit avoir observé une modification des variations de la température qui serait un bon moyen de diagnostic.
Il pense que souvent alors la température est plus élevée le matin que le soir et que ce caractère peut aider au diagnostic de la tuberculose.
Dans la phthisie non tuberculeuse le type de la température sei ait renversé, il serait plus élevé le soir que le matin, tandis que dans la tuberculose miliaire il serait au contraire plus élevé le matin que le soir. Ce fait serait spécial aux phthisiques qui deviendraient tuberculeux. C'est ce qu'il appelle le type inverse de la température.
Toutefois chez des phthisiques non tuberculeux le type renversé de la température s'observe dans la proportion de 25 pour ICIO. Chez les phthisiques tuberculeux la proportion serait de 85 pour 100.
Voici ses relevés statistiques :