‹ Traité de diction et de lecture à haute voix. Le rhythme--l'intonation--l'expressionChapitre 4 sur 34 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

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idées et la forme mélodique du langage ; la truisme, l'expression, rattache les effets relatifs composés du discours aux mobiles les plus se- 3ts de notre âme. Cette division, toutefois, n'a l'un but de clarté ; car le rythme, l'intonation l'expression découlent d'une môme cause preière et ne se séparent pas dans la formation du Qgage spontané. Mais il était nécessaire de conlire cette étude du simple au composé et de muer un développement méthodique à l'enseilement de la diction.

La recherche d'une méthode générale, tel est i effet le but que j'ai poursuivi de tous mes forts, car c'est par la méthode que cet ouvrage tut être d'une utilité pratique ; et c'est par son .ractère général qu'une règle peut se plier au ntiment et au goût personnels de chaque lecur.

Après l'établissement des règles, rien n'est us important que leur application. Je ne me lis pas dérobé à cette nécessité. Le lecteur trouira, dans chaque partie de ce traité, de nom- 'eux exemples, et' il voudra bien reconnaître le je n'ai pas reculé devant la résolution des

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' problèmes les plus délicats. Je sens bien qu'en cela je me suis bénévolement exposé à la critique ; mais deux raisons contribuent à me consoler de ce léger inconvénient : la première, c'est que le plus ou moins grand nombre de fautes que j'ai pu commettre prouvera l'extrême difficulté de l'art dont j'expose la théorie ; la seconde, c'est que toute critique exercée sur mes exemples servira à l'éclaircissement de la méthode et tournera au profit du lecteur. Mon but sera donc ainsi doublement rempli. D'ailleurs, il s'agit ici d'un art et non d'une science exacte, et dans les arts l'expression de ce que nous voyons, de ce que nous concevons, de ce que nous sentons varie à chaque instant selon les vues particulières et actuelles de notre esprit.

Dans ce môipe ordre d'idées, je ne saurais trop engager les professeurs, à qui incombe la délicate mission de diriger Téducation des jeunes gens qui se destinent à la scène, à respecter la manière de sentir de leurs élèves et à favoriser chez chacun d'eux la lente éclosion et l'épanouissement de la personnalité. Éveiller peu à peu des idées qui sommeillent encore, développer en eux 1'

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prit d'observation, fortifier et mûrir leur jugement par l'application constante d'une méthode générale, les habituer à subordonner l'intuition, primesautière de sa nature, à la raison plus tardive, leur persuader de ne pas trop compter sur les dons heureux, mais passagers, de la jeunesse ou de la beauté, réprimer enfin chez eux toute servilité, vis-à-vis du génie, tel est dans ses lignes pales le devoir d'un professeur éclairé.

, l'intelligence, la valeur morale, la sensibit le tempérament même des élèves peuvent ier chez chacun d'eux le sentiment que lui e la lecture du morceau choisi comme exer- Sans doute, l'expérience et la raison supé- ; du maître doivent souvent les ramener à appréciation plus juste d'une situation dra- [ue ; mais celui-ci doit surtout veiller à ce que e mette et maintienne le rythme, l'intonation spression d'accord avec ce qui compose son nent personnel. Tonte modification du mourut, tout changement dans la hauteur du vocal, toute atténuation ou toute amplificalel'expression doivent être légitimés par une particulière de l'esprit. En un mot, la plus

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haute préoccupation du maître est de maintenir, entre l'intelligence et le langage artistique, Tharmonie que la nature a établie entre Tâme et le langage spontané.

Quelques lecteurs regretteront peut-être que je n'aie pas cherché plus souvent mes exemples dans les poètes et dans les écrivains contemporains. Il est possible quece.soit un défaut. Toutefois, les ouvrages classiques ont cet avantage d'être universellement connus ; ils sont, par devoir, l'objet de nos premières études, et, par goût, celui de nos dernières lectures. Ce sont eux qui fourniront toujours la base la plus solide à l'enseignement de la déclamation; car, en même temps qu'ils fournissent dans tous les genres d'excellents exercices de diction, ils contribuent à la culture et à l'éducation morale de l'esprit.

Avant d'écrire ce traité, j'ai naturellement lu tout ce qui a été publié d'important sur l'art. de la lecture, depuis les ouvrages les plus anciens jusqu'aux plus récents. Si tous n'ont pas la môme valeur, tous renferment des conseils salutaires et témoignent du savoir et du goût des écrivains qui les ont composés. On pourra donc s'étonner

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