Notions
I. Rapport entre Réalité, Langage, Science, — Un lien génétique existe entre le langage, la réalité et la teience. • En thèse générale, dit Condillac. l'art de raisonner se réduit à une langue bien f«ite. En effet, l'art de raisonner se réduit à l'analyse et les langues «ont les seules méthodes analytiques vraiment parfaites. Les hommes commencent à parler le langage d'action aussitôt qu'il» sentent et ils te parlent alors sans avoir le projet de se communiquer leurs pensée». Ils ne forment le projet de parler pour te faire entendre que lorsqu'ils ont remarqué qu'on le» a entendus, ruai» dans le commencement il» ne projettent rien encore, parce qu'ils n'ont rien observé. Tout alors est donc confus pour eux dan» leur langage et il» n'y démêleront rien tant qu'il» n'auront pas appris à faire 1 analyse de leurs pensées. » — En d'autre» termes : a) chacun a une expérience propre: b) chacun rapporte son expérience en des termes généraux qui constituent ta langue; c) les termes généraux dr chacun se confrontent et, par 1 intermédiaire du langage, les expérience» te mettent en commun: d) l'annotation de l'expérience et de» documents, par l'intermédiaire du langage commun, généralfaa et coordonne l'expérience et la tangue particulière en général.
LE LIVRE ET LE DOCUMENT
l"our le» Pythagorien*. demi étaient Platon et dans une • i large mesure, le» premier» Pères de I" Egli*e, le moindre rire n'cM que la réalisation de In pensée divine. (In prirtcipio crtavii Deut coe/um et Terrain. In principio erat Vtrbam.) Il* appelèrent logo* I» pensée divine et ennsi. dércrenl la nature comme un discouT» interminable de paroles divine*, comme le grand souffle en vertu duquel le» idée» *e transforment dans la inuaique de» paroles Comme corollaire la pensée humaine eal 1 la parole, comme la pen»ée divine est à la création. Ne pourra prolonger cette comparaison juaqu a la Documentation >
2. La langue et /'être Jrumorn. — La langue lienl su fond de l'être Ce ti'e»l pat qu'une forme fortuite que l'on pourrait modifier sans modifier le contenu même de ce qu'elle «ai»il ou exprime. Toute expérience qui se produit dan» la vie psychique de l' homme a (on caractère déterminé pat le caractère de la langue. La langue n exprime p«» seulement coordination» logiques, telle une forme algébrique d'une valeur uniforme et universelle, mai» encore de* contenus émotionnel» qui sont au plus haut degré personnels. El cela, non seulement au point de vue de l'homme pri» individuellement, mais encore dan» le sens de ce qu'on pourrait appeler les personnalités collectives. Car la communauté de» langue» ne relie pas seulement les choses individuelles, elle relie également la collectivité de celle communauté humaine avec tout le passé dans lequel cette collectivité «e»t formée. Le soin de» mots, leurs affinité» émotive» caractéristique*, le* tournure» et le* «iiueturc» idiomatique», la liitéraiure dnns laquelle tout cela s'eat fixé fortement le sédiment ipii d'un long passé culturel commun. Nulle part ce qu'on a appelé le subconscient collectif ou encore la « mémoire collective . de l'espèce n'existe de façon plus vivace et plus expressive que dans la lan^ut. et I expression « langue maternelle i montre bien qu'il s'nijil ici d'une eolkbonstloo Intime c!r l'hérédité biologique et sociale. (1)
Le Langage est humain en ce sens qu'il n'exiit. par les homme* et entre le* homme». Il intervient ■ moments; a) langage intérieur (on pense largement avec „.r,t« et des signe») ; b) langage parlé a l'aide de «on»; c) langage écrit reproduisant les son* du langage parlé OU les «igné».
3, Le l'ocabofdre. Tome une édification ml.-lli i
tuelle »e pour«uil n la ba.e des mots. D'après les phrases le, mot» prennent un sens spécial. Mlle Désœuvrés -. donné la liste- de 2*>t.3 mots appartenant au vocabulaire d'un enfant de sept ans (le développement de l'enfant de 2 à 7 an»). D'après L. et E, Aufroy, le vocabulaito „,i une progression ascendante de 4900 à 19B00 mots de 7 a 14 ans. (ButUtin de la Société Pu" ' I
I unpnsgtbtlité de transférer la pensée est absohir et Insurmontable Celai qui écoute petit settlemeni pat una
inférenee de sa propre pensée conclure que celui qui parle a penré à la même chose que lui. Ce qui passe dans la parole entre les deux personnes est simplement un son, dégagé de tous tes «ens. Les paroles participent donc de cette double nature : avoir un sens, être un son.
Chaque homme adulte est le dépôt vivant d'une ton naissance profonde du langage. Non seulement il pos-èdr un vaste etxuaagaafnrnimil de mots, mais il est en quelque aorte un artiste dans la. manière de les employer. (I)
4. Maîtrise de la langue. — Un Japonai» a dit: La langue n'est pas seulement vivace, elle e»l une créature douée de la plus délicate sensibilité, Elle dirige l'homme bien plus qu'elle n'est dirigée- L homme peut être libre de prononcer le premier mot, mais il est moins libre quant au mots suivants le prestige de la langue commence è agir et à entraîner la pensée,
5. La Linguistique et la Philologie, — La Linguistique est l'étude de la phonétique et de la structure (morphologie, syntaxe) des langues (dialectes, idiomes) en vue de la classification systématique et de la déduction des loi» générale* qui i'en dégagent. L'élément dominant chex le linguiste eal l'esprit de comparaison et de synthèse. La Philologie s'attache à étudier d'une façon approfondie une langue ou une famille de langues; elle en critique les documents, s'efforce de les situer dans le temps el dan» l'espace, el d'en expliquer le sens profond, d en déterminer l'auteur et d'en vérifier l'authenticité (critiq-ie ,-i herméneutique 1. Elle étudie la grammaire de la langue ou des langue* dont elle s'occupe, aux différentes périodes de leur évolution, elle retrace l'évolution phonétique, morphologique el syntaxique (grammaire historique), l'évotut on lexicologiquc dan» ses travaux sut l'êtymologie (dictionnaire étymologique}. Enfin, elle étudie la genèse, lo transformation, l'évolution des genres littéraires et de Sa littérature en Bénéral. aussi bien d'une langue en particulier que d'un groupe de langues (histoire liltémirr). Elle compare aussi les différentes littératures du ,,,,„,,!, dan* les études générales (histoire littéraire comparée), Pout atteindre ces différents buts, la Philologie n recours à différente» science* auxiliaires. L'élément dominant chez le philologue est le «ens historique et le culte du beau. La philosophie du langage est l'exposé de* concluions de la linguistique el de la philologie en tenant compte des résultat» acqui» dan» le domaine des différente» sciences qui s'y rapportent, (2)
(Il Henri De Mon. - Nationalisme et Socialisme, Eatin'ture, mal W2, p, 26.
(1) Gardlner. AUn H. - 1932. The Theory of Speecl. and 1 atlguage. Oxlurrf. Clarendon Press.
(2) i l,iM-i!h-,nioii décimale, division 4, Observation L. p 282. On a donné de la Philologie Ici définitions .niviiiites : BoecV, la connaissance de ce qui est reconnu, c'est-H-cIire de ce qui est apprécié, de ce à quoi on attribue de In valeur, Naville : c'est la science des œuvres durables dans lesquelles l'homme a incorporé avec arl I , ie de son esprit (oeuvre littéraire et oeuvre d att) — (donc durée et valeur). C'est une science historique, mais .mi- || une science économique. Snlomon Reinach : la
ELEMENTS LINGUISTIQUES
La linguistique est la science du langage en tant phenoment naturel. Elle est alliée à l'étude scientifique des diverses langues existante» ou ayant existé: Philologie comparer étymo'agir «ciendfiqur, phunulogie. glossolofr>, itrammsirc-i comparées, idiomograpltir, philologie attisa graphique. (Sur les rapports de la Linguistique avec la Btbliologre, voir n" 132.)
6. Psychologie. — Pour Mcillet (caractères généraux des langues germaniques), la philologie comparée est fondée sur ce principe psychologique : pour rendre compte des transformations, il fait appel à des tendances eu . principes actifs de changement «. La réalité de ses tendances se me'oram à la réalité de leur manifesta lion
pfilrim .lu, ■ Arnnuld et désigne suuvenl »uu» h ttotU
de Méthode de fVt-Roya/. Au XIX- siècle. S, de Sacy
produisit «a Grammaire Générale On possède de nos
de» «rarnriv.il t.-, .1,- toute! Ir* langues, y compris
••u" -• primitifs dont les llnruista am étudié
1 1 parler.
I.) Certain» giamrnairier» (James Harri*) ont ramené 1rs dix espèces de mou auxquels l'analyse ramène tout le discour» a deux grandes classes; I" les mot» significatifs jiar eux mêmes ou principaux: comme il n'existe que des substance» et des attribut» (adverbe, adjectif, participeadverbe), les mois ne peuvent être que substantifs (noms, prénoms) ou (.Jlribut» (adverbe, adjectif, parti-
Phonologie
■ ologie.
SYLLABUSCOPIE
. Il du-)
Gamme des phénomènes,
quantité, genèse. CTOMMIIOC,
dccroi»ance.
Diitérentiation dam langues rrKmasylliibiqueî.
Id
Idéologie.
Uilfércnri • us des
rnots, .m moyen de-, diffi sexu.
I >irh'renti.ilion &c la parue du discours auquel un mot appartient, d'après l'ordre dci nionosyll.d'-
dans les lait», il n y a pas d'inconvénients k postuler leur ematence avant même qu'elle» se traduisent dan» les données, ainsi que leur persistance après même leur nière manifestation selon l'ordre chronologique.
7. Oiuiaion du langagr-.. — Raoul de La Grasserie a donné «a divisions naturelle* suivantes de chaque langage normal .
8 La Grammaire. — a) lui grammaire se définit l'art qui enseigne à parler et à écrire correctement. Elle est née longtemps après la poésie et l'éloquence. Le» preiii< traces qu on en trouve en Occident sont éparse» dans 1 laton et Aristote; elle ne commençait à former une science à pan t|ue lorsque les philosophes d'Alexandrie et de Pergame s'en occupèrent en analysant la langue grecque. La plus ancienne grammaire est due à Denys 1* I hrace, élève d'Aristatque. Vers la fin du XVIII' siècle seulement parut la première grammaire pliiloso-
philologie rmbrayse l'étude de toutes les manifestation^ de l'esprit humain dans l'espace et dans le temps. Elle se distingue aussi de la psychologie proprement dite qui étudie I esprit au moyen de la con'eience. indépendamment de l'espace et du temps, dan» son essence et non i^ans ses œuvres.
l'KIMIASl <
(Le mot)
Ha
larmonie s'oiMliquc, accent tonique, apophonic, périphonîe.
■; "c. i. ii-ini-, te. lu plication, l( m ipusîiii m, dérivation, variation vi italique, forme du genre, du n bre, de
l;i slétermination. du cet
i" Concept et emploi ou genre, du nombre, de la dé-
teniiiii.Uitin. du temps.
i" Concept ci empli a di .
slitléreiires partie» du discours,
j" Concept de» idées et leur .ippliL ui.iii .no. mots mi
setuitrques.
PRATERSCOHE
H 'lui impl,- :,,.i .4iinpoȎCJ
Accent des proclitu,]ues et
enclitiques, liaisons.
< ri ,1111111,;: . lin.li-
son et conjugaison, soit syn-
iliélkjuc par t
lie». n ni interne ou externe, ou v.iii.iiii.ii rocaiique, soit analytique par pi
i" svnuu- d'emploi,
plui de la drSclmaÛrOn et de WTJUgwaort, des prépnsï- , I, :" Syntaxe d'accord,
)" Syntaxe d espressimi des relations par l'ordre obli^ali'lie des mots.
.ijn- .uk-i-il,.-) j > |e5 „1r,ts gignificatifs par relation ou
accession. Ils servent à mieux désigner ou déterminer le»
(définitif»), suit î( unir rnir'eux les être» ou les faits
(connretifs: article*, pinnoma démon stratill, pos<e»aifn,
in,), .huis, lu conjonction et la préposition que certaines
langnei rempiaceni au msyen de In déclinaison), les idées de durée, de temps, d'espace dan» leur
acceptation mélj,[ ,1 ,v,.i. ,,„■ don des formes au langage.
Iji pensée analysée dégage les mode» de propositions qui I0n1 ou peteepth es- (Indicatif de» verbe») ou volilivrs (sutrrs temps).