‹ Traité de documentationChapitre 107 sur 725 · La lJarJ? I.,, |,„iole est une voix articulée qui · texte numérisé non relu

La lJarJ? I.,, |,„iole est une voix articulée qui

exprime quelque idée proprement dite. Lu voix articuler e» celle t/iu résulte d.; l'émisaion non seulement de voyelles, mais encore de consonnes, et par conséquent de syllabe». La parole selon la pensée de saint Auguso. la premier et comme le roi rie» signet: tVaiba obtinuerunl principatum sigmlicatidln. La parole 'cuir sM pleinement vivante, l'écriture est morte et ne revu que par l*iin.-ijirélation, comror Ploton l'a déjà rcmori|iir

LE LIVRE ET LE DOCUMENT

Lloquctilia. en latin, aiguille l'art de bien dire ce qu on « à dite. Au delà de la littérature, de l'expression et de l'exprimée, il y n l'u ineffable» : parvenir pot la médilalion à de» rôties de pensée* dépassent le niveau Je l'expression verbale où toute pensée rétrécie par 1 expression perd immédîalrmvm su qualité. Alors, le rôle de la suggestion commence.

Elargir de plus en plus In parole — non pa» véritablement en cercles ni ondes concentrique» — car le» ondes a In surface de l'eau s'engendrent par chocs et testent à U surface, tandis que la parole et 1 'élargissement de Il parole doit se Une pur lien et c'est l'image de !a spirale, la spire de la paro'e s elargi»«ent, a'élevant tos jours plus.

2. La parole sucrée. — La parole jusqu'à nos jours n conservé quelque choie de mystérieux ei de supérieur. Dieu a été défini le Veffec : « Et Deu» créât Ver

bum >. (1)

Les qiMtrc lettres héhraïqurs I. H. W. H. correspondent a l'idée de Dieu, (jehooah, traduit Kurios dans la version dea Septante» et Dominos dans h Vulgsle.) De grandes discussions oui été roulevées »iu la manière de prononcer ee mot. En réalité, U véritable prononciation était connue du grand prêtre «eul; elle a fini par »e perdre. On aurait même pri» l'habitude de ne plus prononcer du tout ['«ineffable» tétragrnmme et Je lui substituer directement Aéonài ou comme chez les Samaritains, le mot icriemo littéralement • le nom ■<

Keyserlinj montre, dnns tout ce qui vient de l'esprit, un en comportement qui parait paradoxal a notre âme terrritre. sorcellerie, magie, verbe, symbole lui semblent t'iraposet à notre ir-ondc comme dea pensées inquiétante* venues d'ailleurs,

3. CettMTMlfefl et conférence. — U conversation iode sur n'importe quoi el comporte tous les genres; elle ■e dit de* entretiens journalier,. L'entretien roule sur des chose» importante» el a lieu entre deux ou un petit nombre rV personnes. Le dialogue, c'en l'entretien ou I , conversation qu'un auteur fmt lenir à ses personnages dann se» livres ou même sur la «cène. Dans un sens plu. général, le dialogue c'est l'entretien considéré du point de vue littéraire. Ln conférence faite sur le» sujet» les plus important» développés soit avec fantaisie, «oit didactiquement. Le colloque est un entretien qui porte »ur de» «ujels religieux et auquel prennent part ordinairement ,].-. personnage ayant qualité à cet effet. Les parole» préparée» donnent lieu au discours, à l'oraison, au .erroon. ni panégyrique, à l'homélie, au prone. à la harangue. h I allocution, au plaidoyer.

Il) , Saint e»l Dieu, te père de toutes choses Tu .-. -aim, M qui » etwattasl ^s être» PW M Parole... Recoi» 1.- pur «mJIÎcw v-rbul de l'âme et eu ço-ur qui monte ver, toi, ô inexprimable, u ineffable, que le silence seul peut nomme, IHermes Trimegiste.)

b) La* causeur», les contour*, ratt» .'i peu près disparue depuis l'imprimerie et surtout grâce à la multitude dea journnux. qui fslltl un lole- important dons le* société» m» ont précédé. Ce sont le» rapsodes dans la Grèce, les bardes dan» la Gaule, le» Scalde» dan» le Nord. Ilsont les gardien» des traditions, ils disent aux guerriers tes nobles faiu de leurs ancêtres, il» montrent aux peuples le» histoire» merveilleuses de leur origine. Quand son rôle héroïque est terminé, quand l'écriluie a fixé le» tradition dont il est le dépositaire, il ne disparaît pas pour cela; il se borne h amuser ceux qu'auparavant il instruisait et alors commencent ce» contes, ces anecdote». qui vritil «ans cesse se répétant et s'augmenlsnt et formant une phase nouvelle qui n'est pas la moin» curieuse dans l'histoire de l'esprit humain. Les couleur» à Rome, dans le» paya «I Orient, ont souvent été chargés de détourner le peuple du souvenir de sa liberté perdue. Des Knlilea ordonnèrent que chaque café eut son conteur. Au Japon le» conteur» ont encore un grand rôle. Au moyen âge, en France, W lurent les jongleur», le» troubadours, le» trouvère*, le» ménestrel» et il» vont de château m château, d'habitation en habitation. Piu» lard ce lurent les li us cauacur» des salons et de» dîner», dan» une qui se réjouissait d'être spirituelle. Madame de Staël ("de l'Allemagne), a écrit ; ,: Le genre de bien-être que fait éprouver une conversation ne consiste pa» précisément dans le sujet de celle convention ; le» idée» ou le* connaissance» qu'on peut y développer n'en sont pa» le principal intérêt. u,i= certaine manière d'agir les un» sur le» autres, de »e faire plaisir réciproquement et avec rapidité, de parler au»»,,.. peut, de jouir à l'instant de soi-même,

d'aire applaudi tans travail, de manifester son esprit dans toute» le» nuance» par l'accent, le geste, le regard, enfin de produire a volonté comme une sorte d'électricité qui fait jailHi des étincelle», soulage le» un» de l'excès même de leur vivacité et réveille les autres d'une apathie pénible. •

Le* Conférenciers ont aussi leur» manager», organisant les tournées. On a afstrt* aux Etats-Unis i la faillite retentissante d'un de ce. manager» (M. James Pond), avec un passif de prè» de 7.000 livres sterling. C'est que la Radio a concurrencé considérablement le» confei d'homme» connu».

4. Discours. — Le mot discour» a deux sens: la parole que l'on énonce, le papier écrit qu'on Ht. L'orateur qui parle affronte la tribune pour les débats le» plus ardu», les mains vide», fort seulement de son intelligence, de «a mémoire et de «es certitudes, est »Ûr de *a voix, de se» geste», de u pensée. Il sait ce qu'il veut faire et (• qu'il doit dire. L'orateur qui lit est celui qui. tout de. cab.net, s'effraie de la lumière de. assemblée». Le* les laits, le raisonnement, l'enchaînement de pensées peuêtre totales et s'imposer la certitude de n'énoncer

vent alors t

que du réfléchi] raaig bJou ni litipfcrvisation, ni intuition, ni illumination; une technique sèche, terne, sans vie. (I)

Eioeution <-Ai-ior ami Llueutionint », disent les Anglais.

Os»y»-Loutié : . La faci.hé oratoire est un an inférieur i I , . habiles mterit en user pour captiver les aiétiun :re*

qui s i»téretMHI roofai* à l'idée qu'à ]p fabrication, . même absurde, pourvu qu'elle flatte leurs désir» et leur»

> pencliariLs. I. orateur nr produit pas, ne crée pu, il i nulle, rêpètr; il n'e>*t jamais créateur, toujours vul-

> garisstcur. »

La justesse de cette affirmation est très contestable. Beaucoup d'oint nu t

Au moyen tge, ta prédicotkw était douée d'une efficacité intérieure et d'un succès du dehors qui touchaient nu miracle. Quelqur le»; Le franciscain Bcrthold

de Katisbonne (milieu du XIII" siècle) aurait eu des an 01 leurs évalués de (,0.000 à 200.000. Vincent Ferrier. né a Valence en 1346, Dominicain, parcourut presque i n <-nlier l'Espagne, la France, l'Italie, l'Angleterre, I Eco se et l'Irlande, Dans tous ces voyages il ne cessait de prêcher. « Des foules immenses de populaiions le >uiviiir-in ei 1rs grands volaient à sa rencontre. Il emmenait avec lui des prêtre» pour entendre les confession» et célébrer tes office', des chantres et des orgues, des notaire» pour rédiger les actes nécessités par des reconciJinUim , entra ennemis, des hommes éprouvés pour "■' 'M vivre» et le* logements. Ce n'était pas un homme, mais un ange qu'on croyait entendre. » (2)

Le Vendredi Saint les franciscains en Alsace prêchaient

Six à nept heures. Il se faisait un grand commerce de

es à l'usage de prédicateurs ruraux, s Dormi secure t

(Dormez tranquillement, prédicateurs, 36 éditions) r-i

i J lui i.iiuiaire des Pauvres .,

La Parole entrave clans le téléphone, l'amplificateur, le phono, Je radio, rVs instruments extraordinaires.

La compétition ainsi se poursuit antre la parole basée sur I ouïe et Teinture basée sur la vue. C'est à qui aura l'usage plus facile, plu, précis, ira plus vile, plu» sûrement. pHu agréablement directement et économiquement. 5. Débats. — Les débat» ont um- importance considérable dans les paya de libre discussion. Toute une procédure de» déhnii- a été instaurée au cours de l'Histoire parlementaire Deux faits entr'autres In caractériae: d'une part la procédure écrite y est étroitement unie à la procédure orale et à chaque phase des débats correspondent des ■les documents : proposition, rapport, résolution: les débats donnent Beu à des compte* rendu», in extenso, sténographiés ou dactylographiés. D'autre part la procédure inieiparlemeuiaire t'en à ce point internationalisée ju* (onclnmeti laie ment elle est à peu près la même par

ELEMENTS LINGUISTIQUES

tout, ill, a pu servir de type lorsque de» hommes aa

' WBConJSnei dans les grands congres internationaux.

!" lis ont même organisé une Union interpailementaire et fondé la Société de» Nation».

Dans la recherche de la vérité ou dans la défense des intérêts par voie d'arguments, toute affirmation est susceptible d'être discutée et de donner lieu ainsi à débat. Au COUTS du débat (contestatkm, altercation, controverse, litige) sont présentées le» objections, les réfutations, le' réponses. La contestation M le refus d'accéder à une ■«n ou aui prétention» de quelqu'un. Des efforts ont été faits de) tout temps pour améliorer le» d.scussions orales. Les temps ancien» ont connu des formes très bien ordonnées pour la discussion de» thèses théologique» et philosophiques, pour les débats religieux (les colloques). Et là aussi l'alliance du document et de la parole a trouvé d'heureuses réalisations. De nos jour», *oin rie débat* approfondi» et bien ordonnés se fait grandement sentir. (I)

6. Ecrire et parler. -— Ainsi, le langage prend la forme . écriture. L'écriture à son tour tronsforme la langue. I .» documentation a des desiderata relatifs à la langue.

Parole et écriture sont cependant chose* différentes. La pensée perlée a se* lois, la pensée écrite a les siennes. C'est une erreur de vouloir modeler l'une sur l'autre. La concision, possible dans l'écrit bien réfléchi est difficile dans tes expressions parlées. La brièveté du temps de parole est opposée aux développements possibles en parlant. Par contre un rôle y est dévolu aux gestes et aux démonstrations. Mais l'écrit avec son illustration a pool lui la précision,

Cormrnin l'a bien dit ; « Lei discours écrits ne font point d'effet à la tribune, le» discours improvisés ne font pa» d'effet à la lecture, j Longtemps en Angleterre, il était interdit de lire un discours, il fallait l'improviser. Le rythme de la phrase parlée est différent de celui de La phrase écrite. Le style aussi differt. Tantôt il faut être plus bref, plus direct, tantôt au contraire plu* explicite.

« La nécessité d'un ordre rigoureux ne s'impose pas au professeur qui parfe elle devient évidente pour celui qui écrit. Le lecteur s «ou» le» yeux le commencement el la fin, il suit le raisonnement: pas moyen de tricher. Vous pouvez enseigner un cour» écril . quand vous le rédigez, un cours oral ne tient généralemriii plus debout. »

(Bouasse)

(lj Parmi le» parlementaires vivant*, M. Pnincnré, nn- ' '• H Président de la République, écrit ce qu'il va dire. M. Ceitlaux n'a rten devant lui

<2> Mceller: Histoire de l'Eglise. III, p. 39 et 53.

(I) Voir le» débats des Tribunes libres, tel que le Rouge et le Noir en Belgique. Les débats organisés au Pillais Mondial av-c rodre du débat fixé d'avance, annonce a l'assemblée (un cbjet, une méthode, des conclusions) avec apport sous les yeux d'une documentation largement visualisée empruntée au Musée mondial el à l'Atlas univrr-ali» ou préparée pour y élie réversée ensuite,

Modem Dehate Practice by Waldo O. Willhoft. t.ondon f'îttman.

LE LIVRE F.T LE DOCUMENT

Dana la causerie, la pensée, sans s asUemdrc à un ordre logique rigoureux, peut se dérouler en agréable* méandres. Dans la phrase parlée, surtout dans la phrase oratoire, il y a une lacilitë de compréhension provenant du ion. Rien que la hauteui du débit annonce déjà I importance relative des diverses parties de la phrase. Ceci n'existe pas pour la phrase écrite où tout paraît «reclotonon. D'autre pari, le ton de voix est analogue à US accord: Là telle note appelle forcément les autres (do, mi. sol... do). Ici le ton suspensif annonce forcément une suite qui viendra,

Le domaine écrit se circonscrit encore d'une autre maniera. On l'a précisé récemment en lciu.un rota délimitation entre l'ethnograpK'e et le folklore,

« En général, a-t-on dit, l'ethnographie couvre toute» « les activité* sociales des primitifs, et chez les civilisés » elle ne s'étend qu'à ce qui correspond aux stades des . règle» et des institutions. C'est-à-dire a ce qui conserve « par des écrits. Au contraire, le folklore couvre cher « le civilisé le domaine des usage*, coutume» et tradition» « qui *e conservent par de» moyen» oraux. Chei le» pri- - milita, toute» le» acquisitions et organisation» sociale» » sont conservées et transmise» par la tradition orulc. « Par leur élude, ethnographie et folklore »e confondent.

■ Chez les civilisés on distingue: le» acquisition» et orga-

ilions sociales sont conservée» et tran«mi»ea par de»

» moyen» écrits ou imprimés et enseignés (domaine de

l -ilinographie). ou elfe» sont conservée» et transmises

■ par la tradition orale (dumaine du folklore), l (l|

7. Les erreurs. — Les annonce» et réclames qu'il importait de faire au public ont longtemps été lue» & haute voix par un crieur de profession nu milieu de groupes rassemblé» ou peuple rassemblé h «on de trompe, (Uns certain» cas convoqué par le bruit dune pelle à feu frappée avec une clef de fer. A partir de 1830 en France, le» avis émanant de la municipalité (échenillagr, corvée», tirage à la conscription) ont été annoncé» au roulement de tambour. Ailleurs la «onnelte est intervenue.

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