‹ Traité de documentationChapitre 11 sur 725 · UC · texte numérisé non relu

UC

6. La Biblioïogie a un caractère encyclopédique universel, a raison du (ail que les documents (son objet] M il a I ensemble de toutes Ic3 Choses, La UiMi'iJ"wrr participe de la même généralité qw Logi q niguistique : tout est susceptible, à la lois,

i ration, de documentation. La Logique, ont dit le» ni:., ■- t une science générale en ce sens qu'ell« le contenu de toutes les autres et que toute: doivent ■e crin rituel d'après ses lois. Son objet d'une itmpliclli el d'une- extension illimitée est l'être de raison. Biblioïogie, en tant qu'elle considère les condition» do meilleur livre fait ou à faire, ne règle pas la pensée même. Toutefois son influence est grande sur chaque pensée, car» de plus en plu-, chacun tend a Mimer, a »e communiquer aux autres, à les interroger, a leor répondre sous une forme documentaire. Or telle forme peut ou altérer ou exalter la pensée ellee. Par conséquent on doit tenir U Biblioïogie comme une science générale, auxiliaire de toute* lea autres el qui leur impose ses normes dès qu'elles ont à couler leurs lésultat» en forme de * document ». L'objet de la Bîl

comme celui de la Logique, est d'une simplicité extrême cl d'une extension illimitée G'esl ici I

rame l'objet de la Logique eut l'têlre de raisons,

7. l.r point de vue propre à la Biblioïogie générale est dans son ensemble, de la tota- B»eroe*Çtt6 la Sociologie s'occupe, non qui se passent dans la société, moi» de* phénomènes qui réagissent socialement, de même lu Biblioïogie s'occupe des fait» qui ont une action générale sur le Livre.

A, Le domaine propre de la Biblioïogie doit être déterminé et exploré. Au »cn» large, il comprend l'Histoire de la Littérature et ta Ctitiquc. Mais à côté de l'histoire des Livres et celle des autrui», il y a parallèlement l'Histoire de la pensée.

116 Fondement.

11 y a une réalisé faite du total et qui cal ce qu'elle est. Au sein de cette réalité, nous voyons n l'oeuvre l'Homme. : îommes et leur Société au sein de In Nature. Eu l'homme, constatation air.ou de'M tplicalion, noue

■ .mimes amenés h distinguer deux éléments! I" le moi profond, personnel, vécu, libre mobilité qualitative dans la durée étrangère a lui; mémoire pure plongeant daui le mouvement indivisible de l'élan vital ; 2° le moi intelligent, aux fonctions pratiques, au nieciiiiiame détertni- Les deux éléments coexistent, produisant toutes les œuvres avec leurs deux méthodes, intuition et eoriuai;.lances directes pour l'un ; logique et connaissance discui aive pour l'autre. On retrouve ces deux éléments dans l'individu, dans la vie de la société (peri'ée, sentiment, té) et on les retrouve dans les livre* qui en sont la ieslation ou l'expression.

I intelligence, en le disputant à 1 instinct, en procédant du conscient à l'inconscient, «est faite claire, communi calive, démonstrative, coopérative dans deux grandes création» qui lui sont largement propres, qui sont sociales : la Science systématique ri la Civilisation coordonnée. Le livre est par excellence l'œuvre de l'intelligence, maie non pas exclusivement, car l'Intuition (Instinct, sentiment) y a aussi sa grande part. Une bifurcation a été déterminée parmi les espèces de livres selon deux grandes ligne* divergentes: le livre d>- science et de pratique raisonné* ; le Livre de litléralute qui va de la simple notation spontanée aux fixations écrites et graphiques du mysticisme le plus élevé.

Page 1