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DIVISION ET MODES D'EXPRESSION

121 Parties des sciences bibliologique»

I La Documentation doit se constituer en coip* systématique de i <<itit.ii*Hances comme science el doctrine d'un.- | ,, ...unique, d'autre part; en corps ey»-

témntique d'organisation de troisième part.

Al Comme Science : l'étude de tou* les aspects

sous lesquels sou objet peut être examine, c'est à dire eu

■Us-meme, en ses parties, dans ses espèces, dan* ses forte -

dan» ses relations, envisagé dans l'espace et dans

le temps. Comme toute science In Biblioïogie a donc pour

a) la description des faits dans le temps, on toïre. el des faits dans l'espace, ou élude comparée (Graphie, «oit Bib/ioflropfiiV) ; b) |a compréhension et l'explication théorique des faits jusqu'aux relation* nécetsajres les plus générale* (Nomle, soit BiMionomieL

B) Comme Technique : les règles d'application des faits aux besoins de la vie pratique et de la production. Ces règles embrassent tout le cycle des opérations auxquelles donne lieu la production des documents, leur circulation,

ibutton, conservation et utilisation (lechnte, soit fliblio-iechniej,

C) Comme Organisation : l'aménagcini-ni rationnel des force» individuelles et du travail et) collectivité en vue d'obtenu îles résultats maximum par corrélation. Tout ce qui pu entante et par coopération peut y amenci d'ampleur et d'unité, par suite faciliter le Travail intel lectuel et le développement de la Pensée (Economie ou Organisation, soit Bibfio économie^,

2. La science est spéculative ou pratique. A eût. la science il y a l'art.

Lu science spéculative s'arrête n In connaissance de son objet: la science pratique fait Mivîl Ja connai»sance de •on objet à une action ou à une œuvre ultérieure. L'ail ■ ensemble de règles pratiques, directives de l'action La tendante moderne est de donner a tout ensemble de cou naissances le* trois caractères spéculatif, pratique, normatif. La Bibliologie tendra donc à être a la fois science spéculative, pratique et art. Les connaissances relatives à ia Langue ont déjà ce» mêmes caractères. De même la Logique flfû ert l'élude réfléchie de l'ordre à mettra dans les pennées dmiH le but, non seulement de connaître leur coordination, mua pont la dneclion ultéiieiire de la pensée.

La Bibliologie comprend deux sciences distinctes: U Bibliologie générale, globale et synthétique, qui contient l'observation du livre en son ensemble, avec les compani et le? indic.nl ions qui en découlent, el les sciences bibliologiques partielle* el analytique» contenant l'observnticm suecc-aive rt séparée de chacun des aspects divers du livre: bibliologie économique, technologique, sociologique, esthétique, etc. (I),

î. Le phénomène du livre relève de la Logique et de

U Psychologie, de la Sociologie et de la Technologie.

l'Intelligence qui crée le livre et qui s'en assimile le

contenu. C'est hi I n (inique qui le confectionne. C'est sur

lu Société qu'il réagit puisqu'il sert à mettre en relation

iioiTis dt-un. individualités ci à les modih

La Bibliologie doit donc comprendre quatre grandes branches qui la relient à l'ensemble des sciences : a) La Bibliologie toxique, ou les rapport* du Livre avec l'exposé de la scienre ; b) La Bibliologie psychologique, ou lu Livre avec l'auteur; c) La Bibliologie technologique ou les rapports du livre avec les moyens nels de k produire et de le multiplier; d> La Bihliologte sociologique ou les rapports du Livre avec la So ciélé qui le fait nnitre dans son ambiance et l'y accueille,

122 Terminologie. Nomenclature.

I. Comme toutes les sciences, la Bibliologie doit ivnr el possède effectivement une nomenclature, c'est-à-dire une collection de terme» techniques, Malheureusement, comme pmjr l'Economie politique et la Sociologie en général, la plupart des termes de la Bibliologie sont empruntés au langage usuel. Il manque drs termes spécialises ou des définition» fixant le sens conventionnel des termes usuels. Ce n'est pas défini i

( I ) D'après 7ivny, la Bibliologie qui traite du livre le sens le plu» général est divisée en théorique et pratique. Ces divisions comprennent; I" la Bibliologie physique qui traita ni la matière, écriture ou typographia, reliure et formes du livre comme unité (technologie des nris graphiques. Bibliographie graphique et descriptive) ; h) la livre comme un agrégat (catalogue binphique). 2<- La Bibliothéconomie. production et distribution du livre.

un mot que d'expliquer <i valeur philosophique ou métaphysique en lui laissant toutes les signification» vagues du langage habituel, Définir un mot au point de vue d'une ici : délimiter exactement et avec

précision la sens au point de vue de la science i sagee.

2. La définition des mots doit reposer sur la dé! tion des choses, des faits et de» notions elles-mêmes qu'ils doivent servir à exprimer. Une définition doit être un exposé précis de* qualités nécessaires et m •Alités pour créer une classe afin d'indiquer les cho»e» qui appartiennent et n'appartiennent pas à cette classe (Stanley Jevons, Traité de Logique).

3, Afin d'éviter des doubles emplois, il est préférable d exposer la Bibliologie dans toutes «e* parties et d'en présenter les termes et les définitions au moment où sont analysées et exposée» les choses, les faits et les notions Les définitions conduisent aux lois. Celles-ci ■ ont 1 expression de rapports entre les choses. Il n'y aura d'expression doit*- que si le» choses mises en rapport oui e.lé elk-i-uiêmea clairement bien définies. Réciproquement, toute Jéiinition implique déjà

) lois, rapports constants), ne fut ce que les lois des éléments constitutif* de* choses définies.

4. En attendant que l'accord soit (ait sur l'unité de la terminologie, nous cmployeron» indifféremment le» termes formés des quatre radicaux suivant», deux grecs, deux latins, en leur donnant par convention une signification équivalente : lv biblion, 2M grapbo (grain mata gramme), 3" liber, •)' document uni.

5, Ce demeure un problème de disposer d'un vocabulaire de termes généraux et d'adjectifs suffisamment étendus réguliers et adéquat» pour exprimer ici le* idées générales, les ensembles et le» propriétés communes. On y tend, Le grec a donné le mot biblion, le latin le mol fiber. Ou .i fait, de l'un Bibliographie. Bibliologie, Bibliophilie, Bibliothèque; de l'autre Livre, Livresque, Librairie.

< Schriftum > disent le» Allemand» et, d'autre part, partant du radical s Buch >, ils forment c Buctvweien * et « Bûcherai ». Les Allemands aussi se servent du radical I mais ils onV introduit à côté de*

mots <t Bibliothek >. Bibliographie > de» expressions nouvelles « InKaltverxeichnis, 2!citschriftenschau • (Bibliographie du contenu des périodiques), € Référâtes (l oiiiptc rendu analytique et critique), * Lireraturubeioif Lrrn m Kuikriform • (fichier}, » I il' ■■■ ratur-Ausîtunftdinnst. Beratungstelle », etc. 6. L'historique des termes est intéressant : a) Le mot e Bibliographie .- est né dans les temps grecs post classiques, U signifiait alor* l'écriture ou la copie, c'est-à-dire la production de* livre*. Au XV11I* siècle encore, on entendait par Bibliographie l'étude de» ancien» livre* manuscrit*. La technique et

BIBLIOMETRIE

l'histoire de la production du livre sont encore une le de 1» science de» livre*. Pour le spécialiste de quelque partie de Ja science, la Bibliographie désigne toutes sortes de listes de livres; pour le bibliothécaire elle comprend le ooUectionnemeist, le min pi l'admi iiittration des livres dans les bibliothèques (Hoosen),

b) Le rndicnl Rramma a donné lieu autrefois à ( )

ligne; c'est un terme de géométrie. Grammcr, arum f. pi. (nu lieu de grammato), lettre, caractères. Gramofrea I )

( Jgranilnaire, la science grammati-

■ tim la yiainirunTc compTAru] l'interpréta - < ' trammaLïcu&, Homme rie lettres, lir savant, érudit, critique, philologue; Grammaloplioni». Messager (porteur d'un écrit) ; Grammatophylaciuiti. (trpfihice, art du dessin, Grnphion, dessin, plan, esquisse et l'art de lever des phnis, grapfiium style, ,nn (pour écrire sur la cire), Dsns les. temps modernes, le radical Gramme a formé télégramme, diagramme, çinègramme, barogramme et pourrait format photogrn.ni me. Des documents exposent le sujet selon l'ordre des choses, du lieu ou du temps, pourraient se dire r ontogramme >, < topogramme >, « chronogramme >.

7. 11 y a lieu de construire ta terminologie à partir du mot Document, plus général que Livre ou Biblîon ; ce changement de radical est justifié: I" par les motifs ->nt fait admettre le mot Document, Documentation. 2° par le relard des pratiques du monde du livre i|ui n'ayant pas évolué assez rapidement, a laissé se t tout» une nomenclature à part pour des objets • i notions dont il s'est désintéressé au début,

■ branches nouvelle* que le mot livre n'a pas ites sont ; a) les documents même* : estampes, pièce-, d archives, documents d'administration, disque», photographie*, filma. clinhés à projection; b) les coluées de documents ; earlothèque, héroéintl.eque, périodicothèque, discothèque, filmothèque; c) le matériel spécial : dches, rayons, casiers, classeurs, dossiers, fichier», répertoire*.

1 "-'"<■ "'■' I ..licid : Document «erait donc ;

Document (substantif) L'nbjet (signe + support). — f-Wumen tetfon (aub-iinnlil) Action de documenter et e documents — Documentaliste (substantif) ou ''•icumentfur (substantif, mérne désinence que docteur) : l.i personne, I, ■ technieienj de la Documentation, — Dttottmenta I 'action de Paire usage du document, — DucumeriMirc («diertif) qui est relatif à la documentation - Docnrni ntatoéra , qui remplît la qualité d'être une suffiwriic documentation. — Docnrnenloriiir.i ou Documente- "■■■'Que. Instttat de Documentation. — Documenlo-lecn- I '■■ Iniique de la documentation.

B. Le problême de la Terminologie de la Documentation a été discuté a ta XI* Conférence Interna-

tionalc de l'|. 1. B. (I, 1. D.), s Francfort. Rapport» Gérard, Dupuy. Ledoux, Ottet (Voir les Actes),

En ce qui concerne la Terminologie Technique, les dix dernières années ont vu des avancements révolu tionnaire». Ce qui exigeait autrefois de longues périphrase» (trois ou quatre mata), a fini par pouvoir ■'exprimât en un tout Le Pitman's Technicnl Dictionary », traite maintenant de 60.000 a 70.000 choses distincte*.

124 Le Livre et la Mesure. Biblîométrie. 124,1 Notion*.

1 . En tout ordre de connaissance, la mesure est une forma supérieur!- que prend la connaiasanee. 11 y a lieu de constituer en un ensemble coordonné les mesures relatives au livre et au document, la Ribliométn'e.

2. Le* mesures sont celles relatives aux objets, aux phénomènes ou faits, aux relations ou lois. Elle concerne le particulier (rnétrie proprement dite) ou les ensembles (statistique) ; elle concerne ce qui esl ou ce qui devrait être (unité et standardisation).

Le* mesures de* rapports principaux considérées par une *cience prennent la forme d'indices. (Par exemple les géographes considérant les rapports de l'eau pluviale et de» territoires ont créé l'indice d'aridi

3 Les données acquises de la mélrie en général, de la Socîométrîe en particulier sont à prendre en considération pour réaliser la Bibliométrie.

L'adage t omnïa în mensura », tout dans ta mesure, est d'avenu l'idée directive de toute* les sciences qui tendent à passer du alade qualitatif au stade quantitatif. Le passage est désormais accompli pour les scie-rtce* .î.ttmnnmiques et physiologiques.

Le* sciences biologiques ou bîo-psychologiques s'el forcent de joindre à la description minutieuse 9a mesure aussi exacte que possible. La fréquence de la répétition d'un type permet une mesure indirecte de la vitalité de l'espèce végétale ou animale; la longueur, la portée des organes, leur diamètre, leur poids, la variabilité des caractères essentiels permettent de nouvelle* précisions. L'anthropologie bénéficie de l'établissement de corrélations et de coefficients; l'anthropométrie a aidé la criminologie. La psychologie est entrée è son tour dans la voie des mesures multiples. indirecte*, grâce aux corrélations psychologiques laborieu»- tuent établies, La sociologie tend aussi à devenir <\ ttnntitative. Elle opère sur des groupes et les groupes sont susceptibles de dénombrements, dont la statistique établit les méthodes et enregistre les résultats Les choses du livre ne sont guère mesurées, ni dans leur réalité objective et matérielle, ni dans leur

B1BLIOLOGIE

réalité subjective et intellectuelle. Des effort» den:. ce «en* sont donc désirables.

Le* sciences du livre, elle» aussi doivent tendre maintenant « introduire la mesure dan* leur» investigalion*. En tant que le livre est objet de psychologie, de sociologie et de technologie, ses phénomène* sont susceptibles d'être mesurés.

La l'ililin.iir'trie » sera la partie définie de la Biblio logil qui n'occupe An la mesure ou quantité appliquée oux livre*. ( Arithmétique nu mathématique biblioln gique).

Tous les éléments envisagés par la Bibliologie sont en principe susceptibles de mesure et il Faut tendre de plus en plu» à revêtir leurs données de la forme précise du nombre, à passer de l'état qualitatif ou descriptif ,'i l'état quantitatif.

4. La mesure du livre consiste à rapporter toutes les Mtirlïes et élément» d'un livre quelconque à ceui d'un litire type, standard, unité. Ce type devrait êtte le meillleur des livre*.

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