La mesure des livres
1 . Unités de mesure biblioloçique. — Etant donné que tout livre contient une portion de la matière bibliologique générale, on pourrait établir conventionnullement de* unités de mesure de cette quantité et les comparer directement sui unités de mesures psychologique» et sociologiques en général, et, à l'aide de ces dernières les comparer aux unités physiques. La Physique a établi un système d'unités mesurant ses
a* élémentaires e! nt comparables le»
unes avec le* autres. Elle a établi que ce» forces sont d'ailleurs convertible» et transformables les unes en les autres, selon un rapport constant (loi de la conservation des force»). Les unités hîblîologiques. elles, au- .1 à évaluer la quantité de matière ou d'énergie bibliologique emmagasinée dans chaque organisme bibliologique (ou livre) Cette évaluation serait faite en décomposant le livre en ses éléments composant ultimes, lesquels, d'autre part, auraient été mesurés par les mêmes unités,
2. La Stylistique. — La stylistique ou stylométrie a été créée récemment pour l'étude de la manière de s'exprimer des auteurs. On a introduit ta statistique dans l'analyse de» phraw», flans celles des expressions employées pour traduire le» émotion» dan* le langage (Zx B. Bourdon).
J La ilîchométrie, — Les anciens ont imaginé des moyens pour mesurer l'étendue des livres. On convint de prendre pour unité de mesure l'hexamètre grec renfermant en moyenne de 15 è 16 syllabes et 35 à 36 lettre». Cette unité «'appela «tique ou épo» (vers épique, en latin versu»). On obtenait le nombre de stiquei d'un ouvrage *oit en écrivant un exemplaire
type en ligne» normales, soit par une évaluarioi approximative, Les Muée» d'Hérodote avaient de. 2 001 h 3.000 sliques.
I* Bianar* qu'observère»! plus tard le» pro sateurs. hiitnrirn», philosophes, géographes, auteuT de traité rBdaotiqUsi Quelques auteur* ne donaen
'"" M.-iin-nl ., Lu,» livres que 1,500 Ol
même 1.200 «tiques, d'autre! atteignent nu dépassen
1 nombre tout ■ luit anormal de 4.000 nu mêm 5.000 sliques, mai» In très grande majorité oscill entre 1.800 et ? Dllil stique*. La slichométrie ains entendue affirme un triple avantage : renvoyer ai stique comme on renvoie maintenant au chapitre e au verset-, fermer !n porte aux suppressions et au: interpolation» plus ou mein» considérables: déteimine une foi» pour toute» le prix de l'ouvrage et la rétrîbu lion due au copiste, fi )
4. On a entrepria des recherches statistiques, d'aprè lea dictionnaires biographiques, sur la ratio plus oi moin» élevée dès savants né» dans tel pays ou parti de pays. Recherche» de la supériorité de tel écriva;; sur tel écrivain (par exemple Sophocle sur Euripide d'après la longueur de» article» qui leur sent conaa créa, d'aprè* le nombre d'adjectifs éïogieux ou nor fpro et contra) qui leur sont attribués dans ces arti
travaux basés sur la longueur des exposée et 1 degré d'éloge dans le» expressions. (2)
5. Mesures de» tncunafch - procédés d'iden tirication des incunables ont donné lieu a des menai] rotions d'une extrême précision,
6. .Bases de bibliométrie. — • Combien 1.000 mol représentent-ils : a) de lettres dans les diverses langue
(françaii*, anglais, allemand) : b) d'espnceB en ciifff rent» textes réduits en centimètres carrés sur pan (exemple perceptible : combien dans une pièce d théâtre, un roman, un journal, une séance): c) d ii-mp.1 dV lecture r» haute voix ou de lecture atlencieus»
Didnr n fixé 1- point h la sixième partie de la lign de pied de roi. Le mèi- -luivaut à 443 lîgns
et 296 millièmes. En aegrftgeanl rinfïnitéaîmale fractto d'un tiers de point, nous avons 2.660 point» dan» u mil ■
Le centimètre vaut donc 26 points 6 et le millimètr
2 points 66.
Par suite, si l'on veul connaître le nombre de point contenus dans une mesure métrique, il suffit, suivat qu'il s'agit de centimètre» ou de millimètres, de mul liplier par l'un de ce» nombre». Une feuille de papie format 4°, mesure 0.45 X 0.56. Elle aura donc
(1) Voir Vigoureux, Dictionnaire de la Bible V n" 2.
(2) Frédéric Adam» Woods. - Historiometry as t exact icienre. Rrprinted from Science; N, S. Vc XXXfll. b" H5i|, p. 56B 574. April 14. 1911.
BIBLIOMETRIE
bi
0 m. 45X26,6 — 1 . 1 *» 7 pointe) sur 0 m. 56X26,6 — 1.490 point». Mai» le point a un multiple qui sert à Ce multiple, certains l'appellent le cicéro. nîf des Offices do Cicéron, qui furent imprimas dans un caractère dont le corps y correspondait à peu près. Il «» préférable de dire un douze, des ■s, c'est à la fois plu» précis, plus commode et ■ Pr8te pes à confusion.
Quand on n une justification ô prendre, on parle en douze» et quand on connaît le nombre de pointu. nc jaM t «temple i i d-siiu», il faut diviser par douze. Il est donc plu» simple de chercher immédiatement le nombre de douze*, et cela est assez facile si l'on veut se donner la peine de retenir que, dans un ou 2.660 points, il y a 222 douze* moins 4 points 1221 d. B : faut souligner « moins 4 pointa »;
c'est ce qui permet une approximation aussi exacte que possible. Quand la mesure métrique approche du quart de mètre, on aura à déduire un point et on fera imc pour chaque quart de mètre. Dès lors, en douze*, le centimètre équivaut à 2.22. le millimètre à 0,222. En multipliant par ces nouveaux nombres, on a une approximation suffisante.