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INFLUENCE. PROPAGANDE. VALEUR ET VÉNALITÉ DE LA PHESSE

a) A I âge dm de la presse, on disait : La Pretse est l'organe informateur et directeur de l'opinion. Elle s'honore d être 1 celui ci L'animatrice de L'opinion publique. La Presse qui instruit et moralise les nations, (orme l'opinion publique, elle régit le monde entier.

Certes, la Presse est et demeure le principal moyen de formation et d'expression de l'opinion publique, et la guerre a montré que l'opinion était désormais le mystérieux et lormidulile levier du gouvernement des nations modernes; il convient donc d'avoir une Presse qui soit (onction des relations que le» pays respectifs se (imposent d'étnblit entre eux. La lormatiou d'un courant d'opinion a deux sources principales: I11 l'infiltration lente des idées et des faits — et par des faits il faut entendre aussi bien 1 énoncé ou l'appréciation d'un intétët — amenés .-ut une même pente f>ar de» canaux dont le plus important est t dodique ; 2° un événement

qui soulève soudainement le vieux fonds d'idées de la masse, qui déplace en quelque sorte la ligne de partage des eaux, qui charge Le cour» des opinions et crée en peu de temps un étal d'esprit différent, c'est-à-dire en somme des possibilité» économique» et politiques nouvelles.

(Henry Morcsscl. ) h) La Presse fui longtemps un organisme de propagation de nouvelle», de diffusion et de défense de» opinions.

DOCUMENTS BIBI .!< )GR,\P, IIQUES

iO| développée en proportion de l'instinction publique, elle est devenue une affaire commerciale très coûteuse. doni les icvenus les plus assurés proviennent de la publicité, I .1 liaiisfutuiuliun de la presse d'opinion, à tirage restreint, en grande presse d'information et de publicité est un des chapitres les plus impartants de I histoire sociale contemporaine.

Les grands journaux font la conspiraliun du silence contre tout ce qui ressemble à une idée (Je mol en d André [ai dieu lui. mime) et souvent ils sont en dernière analyse aux mains de quelque» personnalités. En France et aillent», la glande Prei.se s'abstient soigneusement de citer les journaux qui œuvrent en marge d'elle-r:

Le» peuples se méprennent réciproquement sut une Foula do manifestation* do l'opinion. En matière de politique extérieure, les journaux, même en temps de paix, sont lou> tendancieux; des discours officiels, ils ne reproduisenl que ce qui répond à le m Lui. politiques piupies. Ceci rji soigneusement éliminé de sorte que les bonnes parole» lent tombées clans le vide; cela au contraire, peu important en soi, lait l'objet de commentaires passionnels, sensationnels. Les opinions isolées de quelques groupes sons importance réelle ou de quelques individualités sans mandai surit présentées comme l'expression de l'opinion publique ou la politique même suivie pat tes gouvetne- | .H aile». D'ailleurs même la Presse dans «on ensemble ne présente pas toujoun adéquatement L'opinion publique.

e) La Presse d'information est souvent Presse de déformation. La Presse pèche par ignutance ou parti-pris.

« Rien, dit Charles Riclitl (/.es Coupable*), n'est plus servilc qu'un jouniul. Il n'ose pas, pour ne pas déplaire à ses abonnés, résister au testimeal populaire et cependant e est le journal qui détermine le sentiment populaire. Cercle vicieux redoutable ; car l'opinion publique est la bile ini médiate du journal. Le journal crée l'opinion et I opinion dirige le journal II tt'a pas le courage d'être P'tt» qu'un reflet. Un refiel! Mais les vacillantes lueurs

l|u ll roplail ■ refléter a»! celles qu'il a lui-même !«

prêtai*] projetées dans l'espace. »

d) L analyse politique et sociale de In presse s'impose,' donc. Mat» qui la fera cette analyse ? II faut connaître le volume d'une opinion. Quand les organes attitrés du pangermanisme lancèrent dans le public des articles menaçants, en rassurant le» populations en proclamant que ces SKille» étaient sans influence et presque sans lecteurs.

événement a prouvé le contraire.

e) Presse, Opinions de presse,

* Il nous plail de von comment un même événement

survenu cheï nous nu au dehors, réagit dans nos divers i î^rroir», quelle résonance il trouve dans le» divers

milieux de notre opinion, Et quand, npir» ce» lectures » variées, on s'efforce de parvenir à In synthèse qu'elles • commandent, on ,e ,ent pjuâ [erme e, p|us rassuré sur

• le sens des grand» événements que nous voyons a'ac-

• coroplit «ou» dos yeux et mieux armé» aussi pour les •> suivre et le» diriger dans leurs évolutions successive». ■

(Albert Lebrun, Président de la République Française,) fj Apre» I athoda, les organe* nationalistes de Paris, I Inirentifeant, La Presse, La ('«trie, etc., adressaient à l'Angleterre et aux Anglais les pires invectives et lus plu* teati .atcasmes. Quelques année» après, ils exaltaient à l'unisson, l'Entente cord.ale. Us faisaient de l opinion des jouettes, car dans les deux cas il* ne parlaient pas seulement circonstance* mais principe».

Au cour» des événements qui oui porté Hitler au pouvon,

on a vu le gouvernement prussien imposer aux journaux

la publication d'un monifeste contraire eu référendum

organisé par ae« adversaires et répiouvé par les journaux.

I e président Hindenburg est intervenu au dernier moment

lire modifier la législation.

v.'i On devra se demander aussi si la Presse ne devra

pas être systématiquement complétée pat des mesures

de publicité politique. Ce qui fut lait en Angleterre pour

t., conscription volontaire, plus tard pour le grand emprunt,

mérite d'être étudié avec la plu» grande attention. Des

masse* énormes d'hommes ont été convaincus en tris

d< innps à un devoir palriolique à remplir: s'enrôler

cl apjïortcr leur souscription à la patrie. (I)

lii i le journal contemporain, dit H. de Ursndcis, es) latulement obligé d'obéir à la loi de l'intérêt qui est vitale pour lur, qui |c transforme en un jouel. instrument cherchant à salisiaire le goût, quel qu'il soit, de son elii il. ou luc:ii il rst l'instrument de campagne politique ire, Chaque personne qui ouvre une feuille quotidienne est en droit de se demander si ce qu'elle y trouvera a été rais là pour iL.tier sa manie ou pour influencer «a pensée au profit d'un tiers. L'utile, la seule chose importe de vulgariser n'y trouve un abri qu'exceptnitincllemcnt et comme à regret, Le journal est trop souvent In propagation des immoralités, s

i) II est important d'avoir des journaux répandus dan» tout un pays et combattant les idées particulariste». C'est BOven de former une opinion commune. Ainsi les l'.uiiiaux uni pu contribuer à former l'âme de la Chine. C'est une indication de ce que pourrait être de grand* journaux réellement mondiaux pour la préparation de la - République mondiale des esprits et des activités u.

il Oa a Uni à la Presse trois pfrecbaa: \<> elle

est méchante ; 1 vénale ; 3» elle est de contenu

iniétteur. Beaucoup d'organes de la presse, pour vivic. '•ni ou les subventions du gouvernement ou celle» de grosses affaires qui sont intéresjée» à voir influencer de certaine manière l'opinion publique et les parlementaire». Dans une pliasc ultétieure on a vu la propriété des jour-

II) Voir dans les journaux illustrés de l'époque, notamment Le Miroir du 4 mars 1917.

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