‹ Traité de documentationChapitre 494 sur 725 · LA LE · texte numérisé non relu

LA LE

'utiliser livres et

dfilée, corn nie le ° S'instruire et assimiler un ouiïn pour en Faite i de discussions rnement mutuel;

rca retonnufl par ertain» éléments, des informations Btilîiei dans ses i livres en In tai une première e des livres, on classiques fondamémoire visuelle illection entière; sa graduées, valice et pouvant ême sur la vie

sont bien difféu qu'elles intert appropriées à eurs ou les buts

Tait lire, — L'édu connaissances et doit ambitionner :s bénéfices muli nous vivons.

I de rendre l'in- : accroît Le ses- Nature et de la e l'Univers, elle et le sentiment la lecture d'un

ihi.inl.

tore systématique

Celui-ci s'établit

renseignement, ordre, «oit h la i source» k coujîdes pour auto-

par loin.

eux à l'enseigne- : russes tout des valent su Iran Cf dont l'rxten-

ta le Hullflin de

1911 ; viii Aussi

ans la collection

sîon est très grande dans les pays anglo-saxons, s'appuient en grande partie sur des lectures systématiques à ffiiro.

Lu lecture est forcément parcellaire. Elle peut d 0 devenir encyclopédique. Mais elle ne saurait produire

■ même la synthèse dans fenpril suivant les et les besoins de chacun, H faut encore que des lc-> I il otdre général interviennent pour aider à cette syntl nui) des génémii.iiin .iiuvquellea sans grund travail et temps ne peut accéder l'esprit livré h lui-même. I temps renseignement a manqué d'organisation et .1. synthèse. On doit envisager maintenant la nécessité d"c>igaiiiscr la lecture en «'inspirant de la manière dont OU ii organisé l'enseignement, en évitant une simple juxtanositton dana des compartimenta éhutichéfi et souvent Mi'-ltiodea archaïques,

« | La Lecture instrucfiue on scienti/rquc. — Elle a , but de meubler l'esprit des connaissances général, spéciales et d'aider à la formation des opinions. — Les lectures scientifiques doivent fortifier l'esprit, rectifier le jugement, augmenter la mémoire en étendant les facukéa assimilantes. Le cerveau est le filtre des idées, c'est à lui de passer au crible tout ce que nous lisons, tout te que nous entendons. L'essentiel est de se former le jugement qui décide en dernier re»sorl ce qu'il y a lieu de retenir ou de rejeter et ainsi, chacun, sur les matières qu'il étudie et en présence des contradictions des auteurs, est amené à sélectionner ce qu'il tient pour vrai et à constituer en quelque sorte son propre système. C'est une synthèse qui s'opère en chaque esprit, mais une synthèse qui a oe caractère d'être toujours perfectible, accrue et modifiable. Il n'y faut aucun entêtement et, s'il faut tenir k ses idée», lorsqu'on les croit justes et vraies, il faut pas hésiter à les modifier, lorsque d'autre» reconnue» plus justes. Penser librement est bien, p- «fli.ii la vérité est mieux. — < L'art de lire des livres

de sentiment consiste à se laisser aller au vu' ni

Mais l'art de lire des livres d'idées consiste en uni comparaison et un rapprochement continuels. Maté rieSernenl on lit un livre d'idées autant en loin les feuillets de gauche à droite, qu'en les tournant de droite i gauche, c'est-à-dire autant en revenant a ce qu'on a lu qu'en continuant à lire. Le livre a idées, autant et plus encore qu'un autre livre, ne peut pas tout dire à la foi»; aa signification se complé' s'éclaire en avançant et on ne le possède que quand un a tout lu. Il faut donc, à mesure qu'il se complète et qu'il s'éclaire, tenir compte sans cesse, pour COffl premlie ce qu'un en lit aujourd'hui, de ce qu'on an I tu hier et, pour mieux comprendre ce qu'on en a lu l,i. i. de ce qu'on en lit aujourd'hui, i (Emile Fa^net) Il s'agit de prendre possession de* faits, des idée», du

style de l'auteur, peu importe comment s'opère cette prise de possession,

d) Lectures répétées, — Il Inut une lecture sans cessai répétée. Un grand penseur, un grand poète, représerttent une hante synthèse de la nature psychique. On ne saurait les comprendre de prime abord. On comprend différemment suivant les âges, les circonstances publiques ou pri vées, les autres lectures faites, I expérience personnelle acquise. Après la guerre mondiale soufferte par nous. que n'nvona-nous mieux compris dana les un leurs lus autrefois ?

L'esprit est un, et son fonctionnement précède toute expression complètement formulée. Entre une idée et les autre» idées, entre une idée et les manières variées de l'exprimer il y a lutte dont le résultat est précisément I œnvre produite. On choisira donc, parmi le» grands écrivains, celui pour lequel ou se sent la plus forte et lu plus étroite sympathie, puis parmi les ouvrages de cet écrivain, celui que l'on sent et admire le mieux. Alors, ayant pris ce livre, on le lira sons cesse, son» repos, sans trêve, comme un Luthérien lit sa Bible ou comme un bon Anglais lettré lit «on Shakespeare Cette fréquentation obstinée d'un riiiiilie. dit Thè.idnic de Banville, vaudra mieux que d'étudier plusieurs modèle*, 11 fera comprendre et le* procédés par lesquels l'expression vient accoucher de l'idée. Il fera percevoir la lutte de l'eaprît avec lui même, avec la langue, de l'esprit toujours plus large et plus profond, que la formule dons laquelle lui-même s'efforce de s'onserier.

e) Lecture documentaire et fn/ormatfon . — La documentation consiste à prendre connaissance de ce qui a été dit cl'unuiiiul ou d'important, sur une question, IViut travailler avec méthode 11 faut d'abord s'enquérit du point

.voir si k- sujet qu'on examine a été étudié déjà et à quels résultai- d'autres sont parvenus. Il faut essaye!

te, au moyeu de nouvelles découvertes ou de l'étude plu» approfondie des sources déjà connues aineriruirmr.nl, de faire avancer lu science fif de modifier les résiillntis précédemment obtenu*. C'est It Bibliographie qui renseigne util les sources qui constituent la documentation. > est I Encyclopédie qui aide à résumer ce que contient ce» sources.

fl *-«i Lecture annotée. — Annoter un livre, c'est accompagner la lecture dVcnluir I annotation se fait: a) au ■impie »ig(N loulignagc, croin ou trait d.iti-< la marge; L) par des nuits nu phrases écrites en marge; c) par de' lation» MU papier séparé, hches, feuilles, carnet ou cahier. L'annotation se réfère: à une meilleure compréhension par so'-même du l-nlr, k de» réflexion» personnelles sui l'écrit, a des iniiiiii- utile» pom de» travaux que l'on fait, à un résumé pour mieux n'assimiler le sujet traité. L'annotation du texte sur l'écrit tend souvent à le complétai et tneltie en forme, ainsi qu'aurait dû ou pu le faire l'auteur : divisions et parties notées pat chiffres

XTURE

ou lettres, mol* importants soulignés et mis éventuellement m couleur ; phrases exprimant les thèses ou propositions principales: références aux pages antérieures ou postérieures, références A d'autres auteurs,

L'annotation tut le livre l'abîme; elle lui enlève ton aspect original, eil troublante pour les lecteur» aubsé-

ItS, Mais le livre destiné à l'étude, le document ri. à l'action gagnent h être annotés: livres scolaires, cours d'université, ouvrages utilisés pour acquérir une science,

> et rapports. Pour soi-même, ce qu'on a BJKI gagne en valeur pour revoir, repasser une matière, irflé chir à un exposé, sabir du premier coup d'oeil, pour autrui aussi. Il y a les ouvrages publiés avec an no talions (notes, versions, scolie»). — Le livre, les collections, des bibliothèques non publiques ou formées pour les besoins propres à un établissement, sont avantageusement annotés, Ce sont des instruments de travail. Les offices et services de documentation, notamment, ont avantage à faire les annotation* sur les livres pour aider au travail de catalograpkie, de résumé, d'analyse et dissection de copie, etc.

g) Lecture rcVéafiUe. — Elle délasse, distrait, console, retrempe. Re créative = re-faire le moi. * Les Livra, remèdes de l'âme s.

257 5 Mécanisme intellectuel de la lecture.

La bonne lecture n'est pas le résultat d'un acte Hpon- Eûile doit être organisée ; l'esprit doit être formé, il faut une méthode. Sans système, la lecture ne saurait conduire à la culture et a l'usage pratique des connaissances contenues dans les livres, 11 fniit constamment produire des types plus élevés de lecteurs,

La plus noble tache du bibliothécaire, comme du maître. ri de l'aîné pour le jeune frère, c'est d'apprendre a lire et à «'instruire. Lire, ce n'est pas épeter, ce n'est pas ser à la vue le» mots et les phrases, c'est comprendre, s'assimiler, réagir intellectuellement. A son stade le plus élevé, lire c'est le prélude de la pensée origimilc et rl<l,i production intellectuelle,

I r livre bien fait est un véritable édifice intelleriuel une synthèse d'idée» et non uniquement une collection classée de renseignements. Il expose défi arguments pour démontrer, il enchaîne des Faits potlt mettre en évidence des aupecta. d^s points de vue. Lea mots, les pkraaes, les chapitres, se surcède rit comme moyens d'exprimer, d'expliquer, de faire comprendre et sentir une pensée unique, mai» complexe, divisée, ramifiée. Tant que la pensée •vte n'est pas perçue, comprise, assimilée, le livre n'est pas bien lu. Souvent les yeux aenls suivent un texte et l'intellect ne participe pas à la lecture: on ne comprend rien jusqu'à ce que l'attention étant plus concentrée, la terminologie mieux interprétée, tout a coup la lumière se fait pour la page, pour le chapitre, pour le livre 1 a

3 IS j L

phénomène mental eut analogue à celui ■der les syllabes d'une phrase bl peut tu loisir le sens. Les yrux de l'eap lenip» que les yens du corps et pas la même chose. Longtemps, la Pi botnei h dei analyses. Aujourd'hui cepr approchons du mystère de In pennée qu Lo pensée qui jaillit d'un iet, la langt 10 a|i)>araii plus eti se» calégofirs gramm in.'ii on se» t-Kpreasioii totale., toutes ces que des moyens, le but étant l'ewerilîel Les études psychologique» ont tond type» mentaux cheï l'enfant et chez l'a transportée* dan** le liormiirn* du livre impnttanee capitale Elle* sont fonder entre les auteurs, les livres, les loctBU les réactions particulière* des uns sur branche spéciale « Lîi Biblinlogie psyc occupe.

Page 1