ADDITIONS
P. 16. Ajouter à la bibliographie, Le Fur, Races, nationalités. États, 1922. L'auteur paraît confondre nationalité et nation, et ses idées n'apparaissent pas très nettement. Johannet, Le principe des nationalités, 1918; Hauser, Le principe des nationalités; Charles Du puis, Le droit des gens et les rapports des grandes puissances avec les autres États avant le pacte de la Société des nations.
P. 301. Ajouter aux petits caractères : Dans un long et intéressant article publié pendant l'impression de ce volume sous le titre Théorie générale sur les motifs déterminants des actes juridiques en droit public [Revue du droit public, 1922, n« 3, p. 377 et s.), Jèze (note 2 de la p. 379) me reproche d'avoir commis quelques contradictions en analysant [Traité de droit constitutionnel, 2" édit., 1921, 1, p. 284 et s.) le caractère et le rôle du but déterminant dans le contrat. Je ne crois pas mériter ce reproche. Mais peut-être sur quelques points n'ai-je pas été assez précis; peut-être aussi Jèze ne m"a-t-il pas lu avec assez d'attention.
Après avoir cité en entier le passage dans lequel je montre que pour tout contrat il faut distinguer deux actes de volonté : l'acte de volonté, faire le contrat; et l'acte de volonté, y jouer un certain rôle; et où, prenant pour exemple le prêt d'argent, je dis que le but déterminant le vouloir de l'emprunteur de devenir débiteur est la pensée que, s'il assume cette obligation, le prêteur lui fera la remise des deniers, Jèze écrit : u Je reproche à l'analyse qui précède de ne pas distinguer assez nettement le motif déterminant (caractère subjectif) du but déterminant (caractère objectif)... Le motif déterminant, dans l'exemple choisi, est la destination des fonds empruntés, le jeu. (-'est un mi)tif subjectif, personnel à l'emprunteur... Je préfère de beaucoup l'exposé fait par le professeur Duguit dans une autre partie de son livre, et