PRÉFACE XI
dernières années ont été de puissants esprits, et qu'ils ont procédé à des analyses, ouvert des aperçus, édifié des théories qu'il n'est pas permis d'ignorer. Gierke, Ihering, Jellinek, pour ne citer que ceux-là, sont des jurisconsultes éminents, et quelles que soient les arrièrepensées qui les ont dirigés, il n'est pas possible de négliger leurs écrits. Je les ai mis à contribution, pour les approuver quelquefois, le plus souvent pour les critiquer; quiconque écrit sur le droit public doit en faire état.
J'espère que le public voudra bien réserver à ce livre le même bienveillant accueil qu'à ses aînés. Peut-être les idées qui y sont exposées ne sont-elles pas plus vraies que celles qui y sont combattues. Peut-être me suis je trompé et la vérité est-elle ailleurs; j'ai la conscience de n'avoir eu d'autre but que de la servir.
Bordeaux, 31 octobre 1920.