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§ 27. — Do même que chez l'homme on dislingue le corps et l'Ame, de même oo aperçoit chez les nalions un c6të mulcrici et un c6tÉ itileMecluel. Si l'homme doit icmlre h. développer toules ses facultés morales pour atteindre le but raisonnable de la vie, chaque nation a pour lâche de développer ses Forces intellectuelles, son indivî- (lualilé morale créée pur la nature et par rbisloire.
Le développement des forces murales et des capacités intellectuelles est le but commun et la deslioée raisonnable des hommes el des nations.
L'histoire et l'expérience de tous les jours nous enseignent qu'il existe un rapport entre le degré de satisfaction
DK L ADMIMSTBATION INTEBXATIONALE
des besoins matériels el l'élenduG dfis forces morales et inleltectuelles. Plus ces besoins sont nombreux, plus il est nécessaire de trouver et de perfectionner les moyens pour les satisfaire. Par conséquent, les membres d'une nation dont les besoins sont considérables atteignent un haut degré de développement intellecluel.
Le devoir de tout État civilisé consiste à procurer aux citoyens pris séparément et h l'ensemble de la nation tous les moyens nécessaires au développement de leur personnalité morale. Aucun Ktat contemporain ne les possède tous dans les limites de son propre territoire.
Les gouvernements sont obligés de chercher à les obtenir par les relations avec les autres peuples en encourageant l'échange réciproque des produits de la vie intellectuelle. Plus un État se rend compte de ses devoirs etde son vrai rôle, plus il reconnaît aussi l'importance des échanges înlernationaux et des relations dans le domaine des intérêts moraux. Ce n'est que sous l'influence d'une tradition mesquine, et de l'ignorance, qu'il peut s'imaginer remplir un devoir national en se tenant à l'écart de la vie intellectuelle des autres nations civilisées. Dans des conditions ordinaires aucun État n'est en mesure de s'acquitter de sa tAche sans le concours des autres pays.
l/administration internationale doit rechercher les moyens de satisfaire les besoins intellectuels des citoyens dans les relations extérieures.
L'action exercée dans ce sens par l'Étal se règle d'après l'ordre international en se conformant au droit international, selon le degré de civilisation du pays et selon la mesure dans laquelle le gouvernement comprend ses devoirs.