Mon Recueil de traités, t. l»p
64 de l'administhation internationale
le prince, devra être pendant longtemps encore l'objet de notre sollicitude1. »
Tel est le motif pour lequel le traité d'extradition conclu en 4808, entre la Russie et l'Autriche, ne s'occupe que des déserteurs. En 1815, ces puissances signèrent une nouvelle convention sur le même sujet3.
Le premier traité d'extradition entre la Russie et la Prusse date de 1804. Les négociations eh vue de ce traité avaient commencé dès 1797 et avaient été confiées au prince Repnine. Les instructions qu'il avait reçues portaient que la convention devait avoir pour objet de fermer réciproquement la frontière aux fugitifs des deux États et de renvoyer dans leur pays ceux qui l'auraient franchie.
La convention devait s'appliquer non seulement aux soldats déserteurs mais encore aux individus de toute espèce. Les négociations traînèrent en longueur parce que les ministres prussiens n'étaient pas disposés en général à conclure un traité de ce genre, et, en particulier, à y insérer une clause relative à l'extradition des personnes n'appartenant pas à l'armée. Enfin le gouvernement prussien se déclara prêt à signer le projet de convention si le gouvernement russe consentait à ce qu'on y ajoutât un article spécial sur « l'extradition » des chevaux, c'est-àdire autorisant des achats de chevaux en Russie pour compte de l'armée prussienne8. Mais l'empereur Alexan-