‹ Traité de droit international (volume 4)Chapitre 40 sur 102 · Phillimopft, Int. Law, t. III, p · texte numérisé non relu

Phillimopft, Int. Law, t. III, p

2. Ortolan, Régies internationales et diplomatie de la mer, t. I, p. 358.

magement des perles résultant pour lui de ce que la popu» lace athénienne avait pillé sa maison.. Le gouvernement grec refusa de payer cette somme, évidemment exagérée. Le cabinet de Londres intervint alors dans l'affaire et demanda catégoriquement au gouvernement hellénique de faire droit à celle demande ainsi qu'à toutes celles provenant de sujets anglais. La Grèce proposa de faire régler le différend par voie d'arbitrage. Cette proposition fut rejetée.Le gouvernement anglais exigea que satisfaction lui fût donnée dans les vingt-quatre heures. Après l'expiration de ce délai, il ordonna aux bâtiments composant l'escadre anglaise de s'emparer de tous les navires de guerre ou de commerce grecs qu'ils rencontreraient. Une mesure aussi rigoureuse, prise contre un État faible, souleva l'indignation générale, même en Angleterre. Grâce à la médiation de la France, le différend fut aplani et Pacifico reçut une indemnité de 150 livres sterling au lieu de 21,295 livres sterling qu'il réclamait primitivement1.

Les auteurs spéciaux continuent à. distinguer les représailles générales et les représailles particulières, les positives et les négatives.

On appelle représailles générales celles qui nécessitent l'emploi de la force contre un État ennemi ou contre ses citoyens, et qui sont exécutées aussi bien par l'armée que par les habitants civils du pays lésé. Les représailles de cette nature ne se distinguent en rien de l'état de guerre *. On appelle représailles particulières les mesures coerci-

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