‹ Traité de droit international (volume 4)Chapitre 62 sur 102 · Wheaton, Histoire, t. II, p · texte numérisé non relu

Wheaton, Histoire, t. II, p

Paris dans les termes suivants : « Les blocus, pour être obligatoires, doivent être effectifs, c'est-à-dire maintenus par une force suffisante pour interdire l'accès du littoral ennemi. »

Les dispositions de la déclaration de Paris, relatives au blocus, furent en général observées par les puissances maritimes. Le Danemark seul s'en serait, paraît- il, écarté en proclamant le blocus de tous les ports prussiens situés sur la mer Baltique et en se bornant à l'envoi de quelques croiseurs à l'époque où il se trouvait en guerre avec la Prusse. D'autre part on affirme que cette accusation contre le Danemark n'est pas tout à fait fondée 1. Mais il est hors de doute que la Porte n'a pas respecté la déclaration de Paris, lorsque, le 3 mai 1877, elle a proclamé en état de blocus toute la côte russe située sur la mer Noire, et qu'elle n'a pas envoyé dans ces parages un seul croiseur.

Au mois de novembre de la même année, deux navires italiens, par conséquent neutres, venant de la mer Noire, furent séquestrés à Constantinople pour avoir enfreint ce blocus. L'envoyé d'Italie protesta énergiquement contre cet acte. Il prouva au gouvernement turc qu'avant l'arrivée de ces navires, plus de 45 autres bâtiments avaient violé de la même manière le blocus établi par la Turquie et qu'il n'existait aucune flotte turque dans la mer Noire. Il ajouta que, s'il en avait existé une, les navires italiens auraient été arrêtés, non pas à Constantinople, mais sur les lieux mêmes où le délit avait été commis. Les navires arrêtés furent remis en liberté, mais la Porte soutint jus-

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