La logique de nos principes rappelle
Les nations, aux yeux des chrétiens, ne sont plus ce qu'elles étaient dans le monde antique : un tout complètement fermé et absolument indépendant. Elles sont les 7nemhres solidaires d'un tout. La patrie, ayant cessé • dès lors d'être une idole, devient une mère que ses fils aiment jusqu'à l'effusion du sang. Mais s'ils la servent, ils ne l'adorent point. Leur patriotisme est moins une religion qu'une vertu (2).
Si donc une tentative est faite pour reconnaître positivement et juridiquement cette solidarité internationale, elle mérite évidemment d'être soutenue par le concours de tous les catholiques soucieux de mettre leur action en accord avec leurs principes.
H) Joseph Hours, professeur agrégé d'Histoire, dans Les Lettres, 19^4.
(2) Voir plus haut d€ms noire critique des Doctrines de la Force, le développement de ces pensées, p. 372 seq.
Et en effet, que dit le pacte de la Société des nations ?
Il déclare la supériorité du droit sur la force : or, cette déclaration est nôtre; il demande la réduction réciproque des armements et la suppression du système de la paix armée : or, cette demande est nôtre; il souhaite l'arbitrage obligatoire et entraînant des sanctions économiques : or, ce souhait est nôtre.
En soutenir l'effort est donc logique. Et c'est nécessaire,