‹ Traité de droit naturel théorique et appliquéChapitre 72 sur 127 · DE LA TRANSMISSION DE LA SOUVERAINETÉ POUTIQCE LÉGITIMB · texte numérisé non relu

DE LA TRANSMISSION DE LA SOUVERAINETÉ POUTIQCE LÉGITIMB

plus ancien des grands oncles agnats ou son fils aîné. Ces solutions sont pareilles à celles que nous avons données relativement au frère le plus ancien et à ses fils.

11 est bien de savoir dans quel ordre les parents mâles et agnats sont aptes à réaliser, par le fait de leur autorité, ridée du système héréditaire. Néanmoins ce classement serait insuffisant, si nous ne réglions les autres compétitions qui peuvent se produire. Examinons-les.

281. Les conflits que nous avons mis au second rang sont les rivalités entre agnats et agnates. Ici nous n'avons point à examiner séparément plusieurs hypothèses. Il faut dire, en effet, sans distinction d'espèces, que les agnates, même plus proches, réaliseraient moins bien que les agnats l'idée du système héréditaire. Elles promettent, en effet, moins que des agnats, fidélité aux traditions de famille, parce qu'elles tombent plus facilement que des hommes sous une influence étrangère. On peut dire également, que si, à défaut de fils, une femme s'établissait souveraine quand il y a des parents mâles et agnats, Tidée de la priorité de l'aîné des fils sur une fille plus âgée serait combattue. On objectera peut-être que Tagnat qui, d'après nos explications, vient au premier rang, ne peut pas réaliser, par son avènement, l'idée du système successoral, lorsqu'il y a une agnate qui est parente plus proche du monarque défunt. Cet agnat, dira-t-on, n'est point, comme le fils aîné, parmi les plus proches. Nous répondons que le fait allégué est sans conséquence, puisque cet agnat est, comme le fils aîné, le plus ancien parmi les parents mâles agnats les plus proches, à moins qu'il ne soit le fils aîné ou plus ancien d'un agnat plus proche. Son avènement réalise donc l'idée du système héréditaire. C'est un précédent tout en faveur d'un fils aîné.

282. Nous venons de voir que les agnats l'emportent sur les aguates même plus proches. L'emportent-ils également sur

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des cognais f Nous arrivoiis ainsi à la troisième sorte de compétitions. La priorité reste aux parents mâles agnats. Ils réalisent mieux Tidée du système dans lequel c'est le fils aîné qui succède au père. Dans Tordre normal, en effet, les agnats d*un monarque ont plus que des cognats, même plus proches, des traditions communes avec ce roi. Si ce sont de ses descendante, ils se rattachent à lui par des hommes, si ce sont des collatéraux, eux et lui se rattachent à un auteur commun par des hommes ; or, les hommes transmettent mieux les traditions, parce que leur influence est prépondérante dans Féducation. L*ayénement d'un agnai qui se met à exercer le pouToir de préférence à un cognât est donc lavénement d'un parent qui, comparé à un cognât, est, dans Tordre normal, le meilleur gardien des traditions du monarque défunt. Dès lors, mieux que l'autorité d'un cognât, ce fait garantit qu'à partir du nouveau souverain le fils aîné succédera au père.

283. Mais si les parents mâles agnats réalisent mieux que les parents mâles cognats Tidée du système héréditaire, à leur tour ceux-ci Temportent, sans distinction de proximité, sur des parentes, soit agnates, soit cognâtes. Telle est la règle qu'il faut appliquer à la quatrième sorte de compétitions entre parents. Les motifs qui nous déterminent sont ceux que nous avons invoqués dans le conflit entre parents mâles agnats et agnates. Ou objectera peut-être que cette solution conduit à évincer une fille du précédent monarque au profit du fils de cette femme, et d'une manière générale, une mère au profit de ses enfants mâles. Mais nous acceptons cette conséquence. Qu'est-ce, en effet, qui peut la faire paraître inadmissible? L'assimilation de la souveraineté légitime monarchique à un droit ordinaire de propriété qu'une génération n'acquiert qu'à la mort de la génération précédente, sauf le cas de cession. Cette assimilation peut être exacte. La souveraineté légitime peut

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