‹ Traité de droit pénal: (427 p.)Chapitre 35 sur 99 · ÉDITION · texte numérisé non relu

ÉDITION

Le poison est versé, on va le présenter à la victime, nous n'hésitons pas à affirmer qu'il y a tentative et qu'elle dure, tant que le coupable est encore en état d'empêcher la consommation du crime, ou qu'un événement quelconque peut la suspendre.

Le poison est avalé, le crime est consommé sMftjectivè. L'empoisonneur a fait l'acte qu'il s'était proposé^ et il ne lui reste plus rien à faire. Mais une circonstance quelconque, un médicament que l'homme empoisonné devait prendre à la même heure, à l'insu de l'empoisonneur, neutralise le poison. Le crio^ est manqué.

Ainsi donc, le crime commencé seulement subjective n'est qu'une résolution criminelle, ou un acte préparatoire. Nous en avons déjà parlé.

C'est le crime commencé même objective qui constitue la véritable tentative^ et la tentative continue tant que l'agent n'a pas achevé les actes qu'il avait dessein d'accomplir, et dont l'ensemble constitue l'exécution complète du crime.

Le crime consommé subjective, mais non objective, est un crime manqué.

Si rien ne manque plus au crime, même objective, c'est un crime consommé.

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