L. 1, § 6, si quid in fraud. (XXXVIII, 5), sur la Faviana
(M) L. 1, § 7, 8, si quid in fraud. (XXXVIII, 5), sur la Faviana.
espèce de chose plus nécessaire que toute autre aux besoins ordinaires de la vie. Ainsi , chaque homme a besoin d'une habitation , et à moins qu'il ne dépende d'un chef de famille il doit , pour satisfaire ce besoin , se rendre propriétaire ou locataire d'un immeuble. Réciproquement, le propriétaire d'une maison l'habite lui-même ou la loue ; le cas où il la laisse inoccupée est une rare exception. L'usage d'une habitation peut donc mieux que toute autre chose s'évaluer en argent , et , d'après l'importance des immeubles , le prix des loyers est en général régulièrement établi. De là il résulte que le commodat d'une habitation (^a) peut être considéré comme donation véritable, donation de la somme que le commodataire eût mise à son loyer s'il n'y avait pas eu de commodat (b). Ordinairement le propriétaire sacrifie une somme égale à celle que le commodataire économise; s'il y a inégalité, la donation ne vaut que pour la moindre somme, car jusque-là seulement existe entre la chose don-
(«) Cela est un véritable commodat, comme le disent formellement les L. 1, § 1, comm. (XIII, 6); L. 17, pr. de prœscr. verbis t XIX, 5).
(6) L. 9, pr. de don. (XXXIX, 5) : « In aedibus alienis habitare gratis , donatio videtur : id enim ipsum capere videtur qui habitat , quod mercedem pro habitatione non solvit. » — C'est ainsi que la L. 6 de alimentis ( XXXIV , 1 ) range Xhabîtatio avec les cibaria et vestUus parmi les besoins impérieux de la vie, « quia sine his ali corpus non potest. »