DE LA DY.^'AMOSCOPIE
(le souffrance ; il est plus sourd qu'il n'était ; il n'a fait qu'uri^ ner dans son lit. Pouls 110, assez égal, petit.
AusculUition. — Main gauche: Bourdonnement ti'emblO" tant avec tremblement des doigts ; bientôt il y a cessation brusque du tremblement et du bourdonnement. 11 y a des efforts de bourdonnement qui n'aboutissent pas. Le médius et Tannulaire donnent lieu à des observations pai*eilles.
Main droite : Bourdonnement tremblotant accompagné d'un tremblement des doigts. Il y a à distinguer le bourdonnement du cri aigu, qui n'est autre chose que le frottement de la main contre le fond de l'oreille. Le bruit sourd est celui auquel il faut faire attention. Le bourdonnement devient de plus en plus lent en conservant son caractère, et finit par se supprimer. Le médius et l'annulaire offrent les mêmes résultats.
15 mars au matin. — La respiration est peut-être un peu plus embarrassée ; mais le malade comprend très-bien tout ce qui se passe autour de lui ; il entend mieux que la veille. La respiration n'est pas bronchophonique; l'auscultation révèle seulement quelques râles sibilants. Le malade ne tousse que rarement ; il crache peu ; il ne souffre pas. La langue n'est pas brune; elle est rouge sur les bords, un peu sèche. S'il dort, les yeux sont convulsés en haut. Le pouls est à 105 pulsations» égal, irrégulier. En somme, on le dirait mieux que la veille ; il a grande soif.
Auscultation. — Main gauche, 3' : Indicateur: Le bourdonnement disparaît quatre fois; les intervalles, qui sont silencieux et qui séparent le bourdonnement, sont plus longs que son temps de durée. On peut les appeler fusées de bourdonnement tremblotant. Mêmes résultats pour le médius* et l'annulaire.
Le 15 au soir, diarrhée excessive; pouls 120 pulsations, fréquent, inégal, régulier. Le malade entend tout ce qu*on lui dit; on dirait qu'il va mieux ; il fait le signe de la croix. L'auscultation est imparfaite, à cause de la disposition d'esprit du malade. Un moment seulement, le bourdonnement est tremblo-
tant, et H M die (elle lone qufil doDDO la sensation qull 8e terminera bientôt.
Le t6 au nuitin, ^ridance ansonimeil continu. Le malade dit qu'il ne souffre nulle part ; quand il va à la selle, il dit lui- Jttème que c'est rouge ; t! est trës-affais&é ; la langue est rouge ; il a une granide soif et il peut lui-mélne prendre son veire et le porter à sa bouche. Il est dans le même état que la veille.
ÀfiseuUaiUm, — Main gauche : Médius, indicateur, annuitaire : Bourdonnement moins tremblotant que le jour précé* dent, égal, petit, mais il se supprime et reprend; pétillement
fréquent, souple, petit, éclatant.
Main droite : Bourdonnement petit» tremblotant ; il est plus long que la veille, il se supprime pourtant; pétillement fréquent*
Le 16 au soir, il y a dû la eai^pologie; les ailes du nez blanchissent et se rapprochent de la cloison médiane. Il semble que la ;figure prend de plus en plus le caractère hippocratique. La langue est peu humectée. Le malade tousse beaucoup; pouls 101, quelquefois irrégulier, régulier, petit, vite.
AuseuUaiion. — Main gauche : Bourdonnement mugissant et uniforme; ^n instant il devient tremblotajQt, se supprime brusquement, reprend le tremblotement, revient, etc.
Il y a quelquefois tremblement général de la main, de Tavant* bras^ puis bouillonnement tremblotant sans tremblement nerveux.
17 au matin. Le malade dort les yeux convulsés en haut; la tigure $*l:^ippopratise de plus en plus. Il est très-tranquille ; il jouit de sa çqn9ais$ance ; quand on le seoouev pourtant, il parle de voyage, ce qui indique qu'il a un délire léger, doux. Même état du pouls que la veillf.
AMscuUttHon. -*- Maîn gauche : Le bourdonnement est entendu un instant à Tindicateur, puis on ne Tentend plus ni âu médius, ni à Tannulaire.
. Mmn droite t Le bourdonnement est entendu par fusées
m DC Là iyt«(AttOSCOPUC.
^^faiolawlès ; put» il dispapàlti et tes intermktelieeft sMt plus longues.
17 au soir. Le makde semble aller mieux ; il a tm d^lre trèscalme. Le pouls est fréquent et faible.
' L'auscuttaiiôu fak entendre un bourdonnement qui est partftulier : il est HôUrd, profond et a des. renflements prononcés.
18* au matitt. Jl semble que le malade délire vaguement ^uand il dort» s^ yen% sont convulsés en haut: On vai| les ataios se remuer sous les couvertures; tremUemenl continud des tendons; langue bumide. Le malade parte peu et en baK butiant ; ce qu'il dit n'est pas très-conxpréhensiblê. 11 y a toujours le même calme dans les traits. Pouls 150 , irrégidier, inégal.
Auscultation. — Main gauche : Médius : Bourdonnement ç^t, et faible, to^iours tremblotant ; il se supprime souvent; il donne la mémo sensation que quand il s'éteint; il parait un moment fort éloigné.
. Main droite : Tous les doigts : Bourdonnement souvent nul ; il se suppi-ime complètement, et, s'il revient, il est éloi-
gpé» vague çt donne la sensation du tremblotement.
19 au matin. -— Le malade parait aller moins bien; il y a un tremblement souvent général ; il étend ses mains et les remue a chaque instant sans but détermine. On dirait que les traits deviennent de plus en plus mauvais. Il y a 100 pulsations, irrégulier, inégal, petit, profond.
Auscultation. — Main gauche : Bourâonnem(»itsourd, non (|on-' tinUy inégal, irrégulier; il est évident pendant dix secondes^ mais sourd, puis il baisse, et, s*ii se continue, il est peu évident ; il senible qu'une forcç l'empêche de se développer, toUr jours esUl qu'il se supprime de temps en temps et qu'il revient.
Main droite . Bourdonnement comprimé , hon Continu ; il offre absolument les mêmes caractières que de Tautre côté et donne lieu aux mêmes observations. '
it au soir. La ^naïade veui absolum^^nl se- lever^ il remue
DB Ul OTNAIIOâCOFllS* %i
e0ntmneilkmMl aes mains; il va de plut en plut mill. I^oub souvent imperceptible, inégal, irrégulier, 160 pulsatloius.
AuâcuUa^wn. -*- Le bourdonnement s'entend par fusées. Les fusées de bourdonnement sont tremblotailtes. M. Espagne ans* oulte et a la même sensation. A la main droite, fusées de bour^ donnement, intermittent, inégal.
20 au matin. Le malade a tout son bon sens, mais sa physio«» Hofloie exprime de plus en plus le désordre et annonce une catasti^he prochaine; tout faiblit; il maigrit considérablement Il y a tremblement dans les tendons.
Bourdonnanent entendu seulement à rindicateiir. On n'entend rien au médius ^ ni à l'annulaire^ ni au creux épigastipi-que.
21 au matin. La figure est bouleversée ; période ultime « 50 inspirations à la minute ; le malade remue ses yeux avec intelligence et comprend tout ce qu'on lui dit ; la soif le dévore ; en voulant lui«mème prendre k boire, il a versé toute la tisane sur lui. Il sort la langue quand on le lui dit; elle est humide et décolorée. Il boit sans difficulté, et comme c'est là potion qu'il prend, il n'éprouve de difficulté que quand elle se trouve dans l'estonmc; il se plaint de son amertume. Pouls extrêmement îrrégulier. La peau est chaude, sèche. Quoique le pouls soit très-fréqucDt dans certains moments , il est extrêmement lent dans d'autres ; aussi ne trouve-tK>n que 80 pulsations dans une minute. Le malade fait toujours sous lui sans s'en douter. '
Auicultcuioné *^ Bourdonnement d'une faiblesse extrême; il n'est pas continu; irrégulier, il se supprime brusquement et reparaît avec le caractère tremblotant. II finit pas se supprimer tout à fait? Pétillement éclatant.
21 au soir. L'aspect de la figure fait supposer qu'il ne passera pas la nuit. Dès qu'il me voit, il me dit qu'il a bien donfii; U se réveillé dès qu'on le toudie à peine. Il a toute soii fntélligenee^ mais la respiration n'est autre que le râle de la mort ;' la fiigure est violacée et prend l'aspect cadavérique; U n la lai^tn» InnnidB et boit ^vee ^isti; mais aussilêt après «voir
bS m LÀ DTXAUOSCÔPIB.
bu, il est fort agité. Lé pouls est souvent imperceptible , d'une irrégularité extrême; la peau est chaude, sèche.
AitseuUation. — Main gauche : Trois doigts * Le bourdonnement se supprime et ne reparait pas. Il est entendu une seconde dès qu'on a sorti la main de dessous les draps. II est alors clair, mais c'est comme une fusée qui n*a plus qu'un éclair de vie. *
Main droite : Le bourdonnement est un peu plus long (2 secondes) ; il y a surexcitation générale ; le malade vient de boire; le bourdonnement est clair; il se supprime et ne reparait pas; fusée. Au creux épigastrique, on n'entend que le gargouillement de la poitrine. Les bruits du cœur ne sont pas même entendus.
Le malade meurt à sept heures du soir.
Autopsie le 22, à dix heures.
Certeau sain; un léger épanchement dans les cavités; une assez grande quantité de liquide céphalo-rachidien mêlé à du sang.
, Cavité buccale. Langue couverte d'un enduit noir qui s'enlève avec l'eau; légère fausse membrane au fond de la bouche; amygdale saine; moitié droite do Tépiglotte colorée de noir et fétide.
Poumon droit. Engouement.
Poumon gauche. Lobe supérieur sain ; lobe inférieur complètement hépatisé en gris.
Cœur sain ; un peu de caillot dans le ventricule déjà organisé , couleur raisiné.
Pas de plaques dans les intestins, qui sont sains; seulement la tunique est amincie. *
Foie sain; rate grosse, un tiers du volume normal; reins sains.
Résultats de la bynamosgopie. — En somme, la dynamoscopie a donné, dans cette observation^ les résultats suivants : Malade entré à l'hôpital le 1«' mars; ausculté lé 12 : Bourdonnement se supprimant et revenant, profond. Le 13 mars,
PE L4 DTNAMOSCOPIB. 8^
idifi| , îrrégulier, incomplet ; le soir, il est sonore, souple, lent, tremblotanlH se supprime ; pétillement très^fort. Le ii, bour« donnement continu, vague, lent, très-fàible, tremblotant; pétillement sec, petit, simple , fort. Le IS, le bourdonnement parait et disparaît, alternativement. Le 16, bourdonnement moins tremblotant, égal, petit, disparaissant et revenant ; pétillement fréquent, simple, petit, éclatant. Le soir, bourdonnement mugissant et uniforme, tremblotant, se supprime et revient. Le 17, fusées tremblotantes de bourdonnement. Le scHr, bourdonnement profond, sourd. Le 18, bourdonnement fort et faible, tremblotant, nul, se supprime et revient vague, éloigné. Le 19, bourdonnement sourd, non continu, inégal, irrégulier, se supprime et revient. Le soir, fusées de bourdonnement, tremblotant, intermittent, inégal. Le 20, bourdonnement entendu seulement à l'indicateur. Le 21 , bourdonnement très^ faible, irrégulier, se supprimant brusquement et reparaissant tremblotant, suppression complète; pétillement éclatant. Mort le soir.
Osa. m. •** Le 2& janvier au soir, Delbandry. ( DQminique ), marin en congé, âgé de 35 ans, d'un tempérament sanguin, entre à THôtel-Dieu Saint Jacques, pour une fièvre typhoïde compliquée de pneumonie. Il venait d'arriver à Toulouse par le bateau-poste. Il raconte qu'il s'est exposé , sur le pont du bateau, au froid, et cpi'il a pris mal. Nous le trouvons l'état suivant au moment de sa réception : il est abattu, sa démarche est titubante ; il répond aux questions qu'on lui adresse d'une manière saccadée , comme s'il ne pouvait pas répondre DU comme si les questions l'ennuyaient. Le pouls est fréquent, fort ; la peau chaude. Le malade ne tousse pas, sa bouche est humide ; sa figure est fortement colorée, et il a bruni sous le soleil. Le ventre n'est pas douloureux ; le malade ne demande que du repos.
25 janvier. Il y a du désordre dans la manière dont il est oouehé, et c'est ce qui attire l'attention sur son état, car on ne
14 M lA !>IlUIIO0<IOra.
FavdtitciituefpoiiruB Jouir, pôav se repoiefi Dès lôrg^ liii •xamto tttartif fil reèonAaltare un état pouvait def^eitir «buN BMiit. Sft #g«re a uAe 6<dorRtton jaunâtre fortement injeetée« Il s'agite^ ne pètat tenil^ ses hhA souë tes coiivertures. Le podb dmme MlHdsatioâÉ; il est fort, ptein^ dar^ Les réponses da mtaladeBontbmiEiueB; parfokl il ie plaint un peu de la télé} puis dit quâ rieto ne Ail fait mai. Gonnneil tousse, je Tauëerite^ el on n'entend que qneltitoee liles sibil«it8, aoit en avanti seU en arHife de la poit#inë» Les créelmls sont gluè^ts, d'une leirtie difiteilev #Eii^ Aiv^ueàx.
ÀéêhilMim. M Maingaacbe: Soiirdonnemetit très-fort ^ knt; petilleiiniit nnh
S8. La âttpedr ësl pins grande que la^^Uo; il y a du sang danâ fc» emeUtsi Lé mittlâde dit qu'il a fnrfd^ mats il se découvre à ebaque instant» U est de mauvaise bumear ; tes réponses sont brèves, eëobeH) tet i\ semble ennuyé de tout ^ qu'on lut de^ mahdei< il ée piaini d'Un point de o6té qui l'empéishe de re»< pirer. Le pouls est petit , dépressible , fréquent. Cet embarras de la respiration attire l'attention; aussi la percussion révèle un pen)^ matOëà fci partie, postérieure et iAfénéufe dé la|ibitrîbe, L'aUseidtation fait eiitendre du fàle sons^^réfntant des deux çétés^ L'i&spenct de la figure bidique un état profond de taipev»\ d'abattements Les caraetèât^es que fieras vénoi» d^émn mérer indiquent une pneunènûe plut6t opi'un état typhii^»
Prescriptinn : Beuillonî potion avec c oxyde blane d'anti-^ moine^ 1 gr^A^nto; une cuillerée é'beure en beure.
jltiseuUati0n du doigt in^aleur ||wrebe« *^ B(M»^donneni^4 fort;p0tiUenpéntBUli
. ST. Le makfdeest dabs nue agitation pareille à edle de la Veille. Ses ntpof^es sont brèves , ciotirtes et âicomplètes ; lai^e&t. {niuii^m «^ encore diifieile; lés c»«obats rappellent ceux q<»é IVm a n&tÊÈÈoèê eouleut* jus de pnineaux. Le miriade tousse. A la partie antérieurci on ne distingue pas autre chose^ qu'up MesiUlilnt:
». IlespîMiMi dHIKcile, eMrte^ saus cris; narines dMfcéeei
tirintoJaunMfPt «nombre; «ueiir froide à la in^ii^MKHib* p^tit^ filifurmef fi^u6nt» IM p^dBations; langue moiaif «Mbie. Las ye^ gOQt larpes ^ les narioas ae rétréciss^pt^ lea Graahata sont n^es* (Deux ainapismeai deux vésioatoires eampbrés ; loodi aveo oxyde blanc d'antimoine» un gran^m^itiaane^^ çayu^r Ucot.) irAMM^U^tiMé-^'làcmàmstem^^ intenniUeot; p^tiUaipfnt
. Ofi peut vestaff longteof p8 tans rien antendire» aurkwt lois* que .la malade doiri
29. Rel8pi£RtiqaÉrèSfdiiBciIa« adéirottqae,,jattM2 ppubiSOi (Potion kermétisée; petit4âit; iltfusiûa de mauve.)
AnètmfUaHont. -^.Boufdon&eBBient interjbiUent : o'éfil4a^boid''T donnement tremblotant (en chemin de fer)» coûtikiâf lémiItttDi} patiUement.rarlft, simple» deuk ibis ,ea, feruit, tripie> kad^