Mort à midi
donné , dans cete observation , les résultats suivants : Mabcto enteéile l&g»il)fit. lÀtïscUlté le i% tàmîséonûmmt'c&à&iu^ égaU ixés^idi^ daîr, raj^ide; Le SO, bourdonnemoB^ itès»^^ pidë, rud«v pcltit, «Ékifomt, MDlci^ obir ; ilellUeiti^lii fré^dËiit. Le iU „ towNltniiedàem petit, faibley tutifonmoi: teamlitotillit, contiw; pAtSkinent Aut La 22» boiirdonEH»»Qiit^l|ibldi ws^ forme, tremMotdlil, clair« contioa». rapide^^diifd^TpâlaDij il
ft'ftnôiiMielilIeaa^M.Irès^équentt simple, . dou^ daîi^' 1^6^33, bourdonnement roulant^ treniUotant^ soi raii^tift <^. ne s'ai^ fèfte jtosi souird^ nipîdet inégal, se supprioie loitgte^qpi et fe* paràlti LbSV bourdoiuiexiiônt pro&MMl, dak, eontiao^Toiduc^ sourd, unifûtnie, raira^ teemUoM^nt; ; petilleoieiit' tisè^vé^ ^eilU L0;95^bQiffdoiiti^oEittit roulant^ ,fa{nde,.90iilîim« égal; ^ pelilii^QiMl fréqiie&i«inre< La %if te^^dpco^m^aifietitst ÙM ble, roulant, inégal, continu, tremblotant. Le ST^beuid^MMiN
]>fi lA DTffAMOSeOPUS. 139
mefil rûnlÂnt, rapide, baisse et s'eitète ; pétillement rare et très-fort» Mort le as.
Orts. Yi —tVîthur (An!oîtae),M an*, ftiéiHer au 88* d« ligne, prit le scorbut à Kimburn, un mois et deiiii arant stl rentrée «HiJFranoâ. Il fiit évacué sur Thôpital ^e^VArna^ se Rétablit à Gotistahtindpie, et fut renvoyé en lïançéJ II est arrivé à Marseille le & février, et on l^envoya k mm, déflôt à ifentpelHer^ où iin'tt pas tardé à se sentir indisposé. It e-estfaiit ^rterau rap*« port quatre jours apràs .sûm arviiëe. Du iH février au 19, ^m de son entrée à Thôpital Saint-Ëloi, le malade fut misa la^diète^
État aetuel.: Le malade racpnte . que .depuis |^ûfc jQursil a tous les soirs uu redoubliement dq fi^yre qui dure d^uis bui| heures jusqu'à minuit ; îe^ traits de la face^ sont affai^s^ avec} une légère suffusion jaunâtre ; les yeux, sans . être ternes, sont mornes. Si on cesse de lui parler un instant, et qu'ensuite on lui adresse la parole, il lève les yeux comme sMl ne savait plus que nous fussions là pour voir comnaentil se trouve. Il répond bien aux questions qu^on lui adresse; mais ildit^ sans que Â6ûs le lui déîmhdîons, quMl se trouve un peu sôiird, et qu'il fi'y Voit paà aussi bien qu'autrefois, ta soîf est très-vive ; il n*â pas d'appétit. La langue est large, légèrement recôùVdhe d'un en* diiît blanc Jaunâtre; ôllô est décolorée. Lé ventre est mou^ ôompiétémeàt affaissé. Lé malade est coiicbd siir le côté droit ; la respiration est un peu fréquente ; ît est allé quatre fois a la sellé det)ttis hîet : ce n'est pas trop, maïs ïl veut dire qu*il n'a pas de diarrhée. Le pouù est petit, fréquent, triégai; 105. Lé malade a été vacciné. La fièvre n'est pas veniiô ïiier s6ir comme les autres jours ; iï n'a pas de céphalalgie comme précédemment} il n'a pas sué. (Preseription : un quart de vîri; tisane d'ôrge; itfl iaveifient.)
Atiseuliation. ^— Main droite (3 minutes) : Bourdonnement fort, continu, égal, non mugissant; pétillement incomplet, qvfêl^uefob petil etiMfdey i(«e^ueft^is il «embto 1Md^4tre
00 DE LA 0TNAMOSQOPIE«
Uain gauche (2 minutes) : Indicateur : Bourdonnement moins fort que de l'autre câté, plus mugissant, plus sourd; moins d'éclat; pétillement incertain, incomplet, quelquefois voulant être multiple , mais il semble empêché : il s'en est produit cinq.
Le soir, la figure semble moins hébétée ; Tœil conserve son expression. Il y a eu une selle ; pas de douleur locale; le malade' crache de temps en temps; les crachats sont mêlés de mucosités ; il parle et répond bien. En allant aux lieux, il dit que sa démarche est hésitante. Pouls 90; il est flasque, légère-* ment irrégulier.
AuseuUation, — Main droite (2 minutes) : Indicateur : Bourdonnement fort, timbre clair, quelquefois tendant au mugissement, mais moins prononcé que lorsqu'il est forl ; petillemenf fréquent, simple, fort, doux, clair.
Main gauche (2 minutes) : Bourdonnement mugissant, con« tinu et conservant sa force à un même degré ; pétillement in* complet, clair, faible, double, inégal, petit.
21 février. Le malade a dormi dans la nuit; il a encore la tête embarrassée ; l'expression de la figure n'a pas notablement changé ; la langue est couverte d*un enduit peu marqué : c'est plutôt une décoloration des papilles. Il est allé du ventre une fois dans le jour et une fois dans la nuit. En aihuit aux lieux, sa démarche est hésitante, il est sur le point de tomber. Il sent le besoin d'uriner souvent, toutes les dix minutes; il fait peu de chose. Pas de blennorrhagie ; pas de douleur de ventre : il est mou, mais pas autant que la veille. Bouche amère; pouls petit, inégal ; 20 inspirations dans une minuté^; peu de bruit anormal dans la poitrine; crachats muqueux. (Infusion de fleurs de mauve édulcorée au sirop de limonade, 90 grammes ; bains de pieds sinapisés ; un lavement, demi-potage, demie de vin.) »
AmeuUatian. — Main gauche (2 minutes) : Indicateur: Bourdonnement clair d'abord, puis mugissant; il fiiiblit, devient
DB U DWAVOBCOVnS. Oi
obscur, moins mugissant, plus clair; pétillement simpio, clair, fort, quelquefois double, multiple, incertain.
Main gauche (2 minutes) : Lo bourdonnement semble augmenter par moments ; il est continu, clair, non mugissant; pétillement incomplet, rare, simple, quelquefois clair.
La marche delà maladie est incertaine : doit elle augmenter ou diminuer?
Le soir, le malade sue par tout le corps ; il a chaud ; il est rouge ; il se produit une sorte de détente générale ; la figure est rouge; elle est meilleure. Le regard n'est pas encore parfaitement clair ; les pupilles sont dilatées; teinte verte, sombre, des sclérotiques. Il dit qu'il est allé une fois aux lieux et qu'il n'avait pas la démarche très-solide. Le ventre est souple, non douloureux; la langue molle, un peu humide ; tinorexie. Le malade n'urine pas autant que le matin ; il ne Ta pas fait de-r puis quatre heures. Pouls fort/annonçant la réaction^ 100 pulsations.
Auscultation. — Main gauche (2 minutes) : Indicateur : Bourdonnement clair, normal, mais faible ; pétillement fréquent, clair, fort, doux, faible, multiple.
Main gauche (2 minutes) : Bourdonnement clair» un peu faible, continu; pétillement assez fréquent, simple, clair et fort.
22. Peau moite. Le malade a dormi presque toute la nuit ; les yeux sont brillants, il a eu deux selles non liquides; la langue a le même caractère. II tousse; les crachats sont muqueux; pas de douleur locale ; amélioration. Pouls 70.
Auscultation, — Main droite (2 minutes) : Indicateur : Bourdonnement clair, continu; pétillement éclatant, doux, simple. L'éclat n'est pas prononcé comme de l'autre côté.
Main gauche (1 minute) : Bourdonnement clair, se rapprochant du fort; pétillement éclatant, doux, simple.
Le soir, nulle douleur; une selle; langue un peu plus dépouillée ; figure meilleure. Pouls légèrement irrégulier, assest fréquent, 90.
fort(voiture),conliiw; pétillement simple, fréquent, dmret foïU
" Main droite : BonrdiHinement fort (voiture), continu; pétillement simple, ckir et fort.
. 23. La peau est souple, molle, douce. Le pouls ferme, relevé, amplifié, égalisé, 65. Une selle. La démarche est moins chanceisoite. Le malado voit mieux ; il n'urine pas si souvent et pisse ciairi II deniande à manger. Pas de douleur locale.
S4: Tout se passe pour le mieux.
â5. Une selle. Le malade n'hésite pas autant quand il va aux latrines. L'appétit est bon. II voit clair; il se sent plus fort. Le pouls est bas.
26. L'amélioration continue; le malade urine bien; il voit clair. Amélioration générale.
27, 28. Même état.
2d. Le malade se plaint de tournoiement de tète; du re$te, fout se passe bien; la figure est claire. Il mange et digère bien, il ne va à la selle qu'une fois»
Au9Culialion. ^ Main droite (4* doigts^ 3 minutes) : Bourdonnement éloigné» profond ; quelquefois le pétillement masque le bourdonnement; pétillement fort, clair.
Main gaudfê (8 doigts) : Bourdonnement entendu claire^ ment, mais il a un timbre sourd, grondant^ continu ; pétillement fort, clair, simple.
2 mars. L'état est excellent* Le malade a un torticolis.
• Ammliaiion. — Main droite (3 doigts, 2 minutes) : Bourdonnement bon ; il a le même timbre qu'à l'état normal ; pe-* tillementordînaîre, petit, avorté, rare.
- Main gauche î Bourdonnement plus fort que du côté opposé j légèrement mugissant ; petïllemeiit nui.
8. Le malade continue d'a.ller très- bien; il se plaint d'ua fcourdonnemen! et d'un tournolénietit de tête qui l'empêche da
so tenir longtemps debout. Il mange la demi-portion et va très -bien.
AuscuUalian. — Umi dcoite (^ dpigts). : Bourdonnement profond, timbre grave; pétillements nombreux, caractère fort doux.
Main gaudie : Bourdonnement et petiRement pareils & ceux 4a edté opposé.
Du côté gauche, la tète semble présenter un bourdonnement plus distinct.
Résultats de la dynamoscopik. — En résumé, la dynamoscopie a donné, dans cette observation, les résultats suivants Malade entré le 19 février. Ausculté le même jour : bourdonnement fort, continu, égal, mugissant, sourd; pétillement incomplet, petit, simple, comme enrayé. Le soir, bourdonnement fort, clair, mugissant, continu; pétillement simple, fort, tloux, clair, incomplet, faible, double , inégal , petit. Le 21, bourdonnement clair , mugissant , faible , obscur , moins ipu-^ •gîssant, plus clair, seipble augmenter, continu, claie, non mugissant; pétillement simple, clair, fort, double, multiple, incertain, incomplet, rare. Le soir, bourdonnement clair, normal, faible, continu; pétillement fréquent,. claîi% fort, doux, faible, multiple. Le 22, bourdonnement clair, continu'; pétillement éclatant, doux, simple. Le soîr, bourdonnement fort (voiture), continu; pétillement simple, fréquent, clair, îort. Le 29, bourdonnement éloigné, profond, clair, sourd^ îçrondant, continu ; pétillement fort, clair, simple. Le â mars, bourdonnement bon, à l'état normal, plus fort à la main gau^ che, légèrement mugissant, pétillement ordinaire, petite avorté, rare, nul à la main gauche.
' Le 8 mars, guérîson : Bourdonnement profond, grave ; petiK lements nombreux, fort^ doux*
M I» 1^4 HYIf Aiio«Gone.
lièvre typhélde sérlease.
Obs.L—M.H..., employé au ministèrede la guerre, est d'un tempéramment nerveux et bilieux. Le h juin 1861, se seniant atteint d'une grande lassitude, d*envie de vomir et d'un mal de tête très-violent, il me fait demander, et je constate, d'après les symptômes, une fièvre bilieuse. Je donne 10 centigrannnes de tartre stibié.
5 juin. Les vomissements ont été nombreux et verdàtres; mais la céphalalgie n'a pas cessé; le malaise du creux de l'estomac persiste; il y a un peu de toux, bien que l'auscultation
• ne laisse rien entendre d'anormal. Le pouls est à lOJ^ pulsations, et l'artère est facilement dépressible. (Limonade Rogé ; boissons délayantes).
Auscultation. -^iisin droite : Bourdonnement sonore , lent, inégal, pétillements nombreux.
Main gauche : Bourdonnement sourd, lent, égal ; pétillements plus nombreux depuis hier.
6 juin. La fièvre persiste, et le malade n'éprouve aucun soulagement. Il y a eu depuis hier de nombreuses garde-robes et trois ou quatre lipothymies; 116 pulsations; pouls petit, mou; la percussion de différentes parties du ventre montre la rate engorgée, très-peu le foie, et la fosse iliaque pleine de matières^ Urinei très-rouges,
AuêcuUalion» — Main droite '.Bourdonnement sourd, rapide, inégal; pétillements plus nombreux.
Main gauche : Bourdonnement moins sourd , lent , ég^l ; pétillements nombreux.
Potion avec.sulfate de quinine.
7 juin. Le ventre s'est gonflé; la pression est devenue impossible au niveau des fausses côtes droites. La percussion dénote une sonorité légère; la douleur, de ce point, se propage ver«
Ofi LÀ, DY^AMOSCÛi^llS. 65
la fosse iliaque droite; pouls très-pauvre et fébrile; ISM) pulsations ; respiration difficile ; plus d'envies de vomir, peu de garde-robes; la tête est libre.
Auscultation. — Muin droite : Bourdonnement plus bas que celui de gauche ; lent, inégal , pétillements nombreux.
Main gauche : Bourdonnement sonore, lent.
8 juin. Surdité très-prononcée ; le ventre est plus souple ; il n'y a pas eu de garde-robes ; le pouls est très-petit et dépressible; toux souvent répétée, sans que l'auscultation fournisse aucun résultat important; les urines sont rouges; pas de taches à la peau.
Auscultation. — Main droite : Bourdonnement sourd, rude, inégal, plus grave qu'à gauche ; pétillement fort.
Main gauche : Bourdonnement sonore, presque normal, moins inégal, continu ; pas de pétillement.
9 juin. S'il n'y avait pas moyen jusqu'à ce jour do distinguer de caractère à la maladie autre que celui d'être bilieuse, il est aujourd'hui facile de lui trouver le cachet typhoïde. La langue est sèche et chargée, les gencives légèrement enduites; le pouls à 130 pulsations; la surdité assez intense, rabattement profond et une certaine terreur de la mort. Le malade est si faible qu'il ne peut supporter le bassin sous lui pour aller à la garde-robe. Taches de sudamina et pétéchies sur le dos.
Auscultation. — Main droite : Bourdonnement sonore, égal, toujours net, ni lent ni rapide; pétillements nombreux.
Main gauche : Bourdonnement sonore, inégal , quelquefois confus, lent; pétillements nombreux.
10 juin. Le ventre est plus tendu que la veille ; la percussion montre une matité assez forte à droite, une augmentation de volume de la rate, et le cœur un peu plus petit que dans son volume normal; surdité moins forte ; 116 pulsations;, pouls petit, irrégulier, pas de garde-robes; pas de toux; altération; urines très-rouges; toujours même prostration .
|6 ^É I>A vmàMoêéQjf^.
Â^^iMmim. ^ Méin dhrftë : bôUrdonnettiëiit IsbUird , # Httbtè-» qlièl<{iiëfois coti^us ; petiltëiieiits hdMbireux.
Main gauche : Bourdonnement sonore, ùniferinaé, ânSnti; pétillement moins nombreux. (Purgatioa, bouilloDi vin de Ëbrdeaux)*
11 juin. Même situation que la veille. Il y a des lipothymies; la purgation à Tait rendre de nombreuses selles d^ine oàeur téâde, liquides ; le venbe s'est un peu détendu.
Auscultation.'-' Main droite: Bourdonnement sourd^ inégal, {[rave ; beaucoup de pétillement.
Main gauche : Bourdonnement sonore , plus régulier, normal, beaucoup de pétillements. (Lavements, bouillon, limonade.)
12 juin. La fièvre continue, la faiblesse va jusque la prostration; le malade ne souffre nulle part; pulsations 106, pouls petit, faible, pas de toux; un peu moins de surdité ; les autres symptômes persistent. îQuelque^ garde-robes liquides ; \\ est impossible de remuer lé malade, parce qu'il se trouverait
Auscultation. «— Main droite : Bourdonnement sourd, iné- ^al, iiréguUer, et quelquefcMs presque nul; pétillements nom-» breux.
Main gauche : Bourdonnementsourd^ moins inégal, toujours distinct et net ; pétillements nombreux. ( Sinapisme ; extrait Wi^ aè quîttr^^îha tt^îis àù café mit, dîxToîs; "bôùfflèft, po* tages.)
lài Côftsùltôlion àvecM. le professeur TÊHorry. ïl pense que les plaques de Peyer sonTt ulcérées, que ïa rate est grande, pïiis 'de Mx ihMinètf ôà à'u-àegsus de là liônhale ; lé cœur au-4es^ous du Volume nortnal ; des taches nottA)*réus'es sur le dos et la rè- '^0% M'èicéè, M il h- a pas de dôule à admettre le septénaïpe^ î^plhoïde ; é6 ^^ûtsaïïàln^.
Au^sàûltation. — Main droite : Bourdonnenient sourd , bas, inégal, côntitiu; pétillements multiples.
DE LA ]>TOÀMOSCQP]£. #7
Maifl gavicbe : Bourdonnement soujrd, un Umfiifi^imiitficijf^ inégal, eûatinu ; moifts de pétillement' (Lavement pij^rgalif, potion au sulfate de quinine.) •
14 juin. Le sulfate de ijuinine a été tràs^irritant paur Teistomac; il y a eu une fièvre violente^ dès faiblesses con^inv^eUes ; dopleur ijoterne au creux de Testomac ; beaucoup 4'irréguiarités dans le pouls et beaueoi^) moins de fréquence»
AMueukatkm. — Maio droite : Bourdonneme»! fioofd, irrépdiety ioégai^ leol; petàlkmmU novÊixenx.
Maifi gauche : Bourdonnement soniore, régxdier, égai, presque rai^de. (Purgation à i'buile de rida, iiaveoieiito et extrait mou de quinquina)*
15 juin. M. H... se sent plus fort, U p^ iike 4ti^s mornementsdans son lit san« avoir de syncope; 94 piidlsatie»$ ; le ventre est plus souple, les garde-robes nois^brieuaes^ et il a pu se n^ttre sur le bassin. Le bouillon e0t bie^ digéjoé, douleur nulle fiart; fi^ de toux, m d'^ippression; ies wines «ont m^s
Auscultation. — Main droite : Bourdonn^nent sourd, bas, ifiégal, lent ; pétillements nombreux.
Mmn gauche : Bourdonnement sourd, bas, presque égfil, non lent ; pétillements moins nombreux. (Continuation du café et quinquina; friction sèche). •
16. ITaméfiorafion continue ; pouls 76 pulsations; plus de force 5 le ventre est tendu, et la percussion de la fosse iliaque droite indique la présence de nombreuses matières.
AmmU^tifm. — Jtfain droite; Bpurdonnemmt iimisiiaw,
irrégulier, faible, lent ; pétillements jQWibPeux*
JSiw gauebe : fiQurdonnemeat isourd., 'normal, inégal, l^nt ; l^etill^ments nombreux*
17 juin. Continuation de Tamélioration, mal^ iliéléi^alipn . 4o$K)iUs4 Qt I«d6atipn&; ie imiiite «esEt à^juj^m» ifoitde« la cate a diminué de voliune^ le^veAtee iQit|ta»6Qi|[de4 ^^W dè^owi"
6fl DE LA DYNAMOSCOPIE.
breuses garde-robes, très-odorantes, liquides; les urines sont moins rouges que la veille ; les taches ne sont pas arrivées en avant, et celles du dos s'effacent.
Auscultation. — Main droite : Bourdonnement soDore, lent, normal, quelques vibrations irrégulières.
Main gauche : Bourdonnement sonore, rapide, normal, uniforme. (Continuation du café ; lait de chèvre.)
18 juin. 68 pulsations ; quelques aigreurs d'estomac vaincues avec un peu de magnésie décarbonatée; plus de lipothymies; le ventre s'i^sspupUt de plus en plus, et la surdité semble avoir disparu ; il y a plus de force, on a pu le changer de lit.
Auscultation, — Main droite : Bourdonnement sonore, lent, normal, inégal; pétillements nombreux.
Main gauche: Bourdonnement sonore, lent, aigu, égal ; pétillements nombreux.
19. 64 pulsations ; ballonnement du ventre, faiblesse moindre, la langue se dépouille ; il n'y a dé garde-robes que celles qui sont provoquées par les lavements. Tout ce qui est pris est bien digéré ; les taches commencent à disparaître.
Au^scultation. — Main droite : Bourdonnement sourd^ lent, inégal, note plus basse d'un ton; pétillements nombreux.
Main gauche : Bourdonnement sourd, rapide, égal; pas de pétillement.
20, 21 juin. L'amélioration continue ; le pouls est à 60, et l'artère est souple avec le rhythme normal ; la chaleur de la peau n'est plus acre ; il y a une bonne transpiration.
Le bourdonnement de la main droite est sonore et doux, moins inégal, il se rapprocha de plus en plus du bourdonnement de la main gauche.
22, 23, 25. L'amélioration continue; le bourdonnement de la main droite est sourd, continu, doux, égal, sans battements ; pas de pétillements.
Le bourdonnement de la main gauche est sourd, fort, même ton, avec battement; pas de pétillements.
PK IJL DTNAMOSGOI'IE. 60
R&scLTATSDELADYNAMOscopiE. — Au début d6 la fiëvre typhoïde, pas de différences tranchées entre le bourdonnement droit et le bourdonnement gauche. Par rapport au bourdonne-» ment normal servant de diapason, le bourdonnement du malade est plus bas, moins égal, ses battements sont altérés; il y a beaucoup de pétillements.
Vers le tiers et le milieu de la maladie, le bourdonnement présente une différence très tranchée à droite et à gauche ; celui de droite est eu général sourd, inégal ; il a des suppressions très-courtes, instantanées» et des réapparitions; sa note est plus bfisse qu'à gauche. Oniie distingue pas ses battements. Les pétillements sont très-nombreux. Celui de gauche se rapproche davantage du bourdonnement normal; il est sonore^ cominu, moins inégal, régulier, et ony distingue les battements naturels; sa note est d'un demi-ton ou de quelques tons plus bas qu*à Tétat normal ; moins de pétillements.
Vers la (in de la maladie, à la convalescence, les bourdonnements de droite et de gauche s'égalisent. Quelquefois il n'y a pour modulation du bruit qu'un murmure ; d'autres fois, c'est un bourdonnement sourd, égal, continu ; la note se rapproche de celle qui doit être à l'état normal ; retour des battements ; les pétillements s'éloignent.
Obs. II. —Mlle L..., d'une constitution excellente et d'un tempéramment sanguin, souffre de la tète depuis quelques jours, a la démarche titubante et ne peut rester debout. Sa parole est tremblante, ses forces nulles, et tous les soirs, vers six heures, un accès de fièvre la prend et dure toute la nuit. La mère s'aperçoit qu'elle n'a pas toujours les idées bien nettes pendant la fièvre. Le pouls est à 120, petit; le ventre est tendu et plein de gargouillements à la fosse iliaque droite. Les gencives sont recouvertes de fuliginosités ; la poitrine est remplie de mucosités, et une toux petite et sèche ne la laisse pas en repos. Elle vient d'être réglée. Malade depuis huit jours, on espérait que la maladie ^e tettninerait par les seuls efforts de la nature^
Ame^iiMiùn. *^Và\n droite : Bourdonikem^ SMid, îûég&I, toali gffii^t, quelques I^fes latemq^o», I^» de bftttealâDùq
Hum gaii^t» ; Bottrdo8Deﻀ«t sourd, pk» égal, yaitider^ voÊÎimvrélffi oMàixm^ baltemeol»; noini d&pètillGiaMila.
19, 20, 21. Mêmes symptômes et mémehùari&gmemmt4 3K l^déitreaaiignMifé^Ii^pcmteest à 126; la prostfafItoQ aagitMftii^ todos 4fll eottviot è» tftdits leiitktilaires; la malada ésl tmirlMMi «DdomifiGt el dan» tta di^mKacmiinri), se demandu rimiiê tMdi a dtaiâa«[é eCi^e est éiieorô>trèi5-^imftlpe ee tràsh péaiblé ; 1$ veaitm ésl tendu, n^Morisé; ellea une diartfaée Ih ijpiite^ trèsi^dora»te di^ matièf es KlîeiSBâsi ; la ttiûindrs preasioa sifr te t^ntr» «si doalourease; leis uiines sôfil eoloréea; il y a dé r&ppÊéêskm.
Auscultation . -^ Ifaîn (troîte : Bourdonneinent sourd, non continu; il e$t bientôt nul et entremêlé de nombreux pétillements.
Main gauche : Bourdonnement sourd, continu» inégal, plus rapide; moins de pétillements.
35, 98^ sain fi^jr a siKune anaéUofalimi.
30. Le délire a cessé depins la veille, fe feutra est ntelfti sensible et moins tendu; la diarrhée moins intense; mais la wm. est pctiHÉffèfik^ et la ^ïfÊtm r^iÉiptie de raies r(MiaaDts et ëib^laiils ffid ebfiirfléni les^ bf oAdies.
Auimttation. — Main, droite r Bourdonnement sourd, 'plus basqu^à gauche^ lent^ inégal et quelque peu confus; pétillements.
Main gauchie : Bourdonnement sonore, plus bas qu'à Tétat nonhal,. moins inégal ; pas de battements.
5 avril* Beerudescence dans les symptômes. La malade se lèfve la nuit y elle ne sait pas où elle est; perte absolue de la mémoire;, elle ne reconnaît pas de famille et se croit à la canir» pagne; te diatrb4e n'existe pas« le ventre est couvert de taches;
PS U PTNÀMOSCOP». 71
I^e poumon gauche respiine menx et ^$t perméable ^ Titirt
ÀuseulMUm. -— Maia droite : Bourdomiemeiit sourd, petlt^^ itaégal ; il disparaît et reident ; pas de battements.
Mafn gauclie : Bourdonnement sourd, plus fort, moins inégal, il est Continu; quelques battements; pas de petUleinents,
lit 10 avril. H semble (^u^elle se reconnaU mieujc, et elle demande à prendre des aliments ; la diarrhée n'existe plus ; I9 toux est toujours pénible, il y a quelques quintes. Les taches s'effacent, la langue et les dents se dépouillent.
Auseultation.-^ Main droite : Bourdonnement murjfnure sourd et faible, pas de battements; pétillements.
Main gauche : Bourdonnement sourd, fort, rapide et sans battement; pas de pétillements.
Le 20 avril, grâce à une nourriture choisie, la malade a pu s'asseoir sur son lit; la toux a presque disparu; le ventre^ qui n*a plus de taches, est souple et non douloureux ; la tou^ est rare, et la ihémoire, qui n*est pas complète^ exi3te cependant
^ AmcuUaf'}on' -^ Main droite : ftourdomieme^t sonoM, 91e** tit« continu, égal, pas de battements; pétillements.
}Sfihi gauche: Bourdonnepient sonore, liortt f^utim» égel^ iguelque^ battements; petiUemeots j»(»obreux;«
Le 88 avril, Mlle L. . . estallée se promener dans la èhambre, ÈSjppujéa sur les bras de sa famille, et se sent auss! bien fptd possible ; maigreur extrême; pouls à 80.
Au9eultation. — Main droite : Bourdonnement sourd^ Jon normal, continu, lent^ quelques battements.
Main gauche : Bourdonnement sourd, ton normal contiiuii rapide, battements; pas de pétillements,
Ri;$v;.TATS jm i«a dynàmoscûpjis. —Le bourdoipen^njt de J^ main droite est plus ou moins régulier pendant presque tout le
72 DE LÀ DYNAHOSCOPIE.
temps du' danger , plus lent que celui de la main gauche et toujours inégal, sinon confus, nul ou absent. Le bourdonnement de la ni^n gauche est plus bas que le ton normal, assez rajnde , très-souvent sans battements, quelquefois inégal et rarement absent. Le bourdonnement droit est plus élevé qu'à gauche.
Plus on se rapproche de la guérison , plus le toft des deux côtés s'harmonise et se rapproche du ton normal ; plus il y a d'égalité et de continuité, moins il y a de lenteur, et plus les battements se rapprochent. (Obs. de 1861.)
Au milieu de toutes ces variétés, Tétude de cette maladie, considérée au point de vue du bourdonnement et du pétillement, se range sous les trois chefs suivants :
1» Fièere typho%de légère. — Le bourdonnement à l'état normal passe à l'état roulant ; il acquiert de la force, de la vitesse, ^t^ à l'apogée delà maladie, il est roulant, fort, rapide; à peine peut-on lui trouver quelques inégalités. Peu à peu le bourdonnement perd de sa force , de sa vitesse, et il reprend sa douceur normale. Il est alors un peu clair et peu nourri ; ce n'est'que lorsqu'il joint à la force, à la douceur, l'élément -qui le i^end bien plein, bien nourri, que le. malade est guéri.
3« Fièvre typhoïde atrieuse, ^^ Dans la période de début, les prodromes et l'augmentation delà maladie, le bourdonnement de la main droite et de la main gauche subit les mômes altérations. 11 devient plus bas qu'à l'état normal, moins égal, plus rapide ou plus lent, et ses battements ou plus forts ou moins fréquents ; les pétillement augmentent beaucoup.
Dans la période d'état, il y a un bourdonnement distinct pour la main droite et la main gauche. Celui de la main droite estpïus altéré; il devient sourd, profond, inégal, irrégulier, lent, avec suppression instantanée; les battements sont presque imperceptibles à noter ; la note est plus basse à droite qu'à gauche. Le bourdonnement de la main gauche se rapproche du type normal ; il est un peu plus grave; Il a des battements { il
DE LA DYNAMOSCOPIE. 73
court avec une certaine rapidité et avec régularité. Les pétillements sont plus fréquents à droite qu*à gauche.
Pans la période de déclin , il y a rapprochement entre le bourdonnement de droite et de gauche ; il peut ressembler à un murmure ; il s'élève de ton peu à peu ; il se rapproche de la continuité de plus en plus, et de la régularité et de la rapidité normales ; enfin, les battements reprennent leur cours; les pétillements diminuent.
3^ Fièvre typhoïde grave. — Dans ce cas, ou bien le malade est frappé à mort dès qu'il est atteint, et peut, à grand' peine, résister un septénaire ou deux ; on bien il résiste pendant quelque temps et finit par être vaincu.
A. Dans le premier cas, on trouve qu*au cinquième jour, ou même dès le quatrième, le bourdonnement, qui a été jusquelà roulant, fort, rapide, devient intermittent, c'est-à-dire qu'il parait et disparait. Ces apparitions et ces disparitions n'ont rien de régulier; les disparitions sont longues et elles arrivent brusquement ou peu à peu; ^lors le bourdonnement passe par différents tons : il est rapproché et s'éloigne. Il se maintient ainsi perverti jusqu'à la fin de Texistence ; quelques heures avant la mort, il disparait totalement ou il prend les caractères du bourdonnement nécroscopique.
B. Dans le second cas, le bourdonnement reste longtemps ti^emblotant, roulant ; il baisse et se maintient très-bas ou s^ supprime. Ces caractères sont moins tranchés que lorsque la terminaison de la maladie est très-prompte. Avec ces caractèr res, le bourdonnement est le plus souyent faible, clair : Toreille reste longtemps impressionnée par un pareil bourdonnement. Enfin, si les suppressions du bourdonnement sont trèslongues ou s'il est nécroscopique apparent, la mort ne tarde pas.
Ëtade d« lMiiir41oiiiMiitettt dlUi» le typIioA.
Obs. I. -^ Sauvegrand (Adolphe}, 3à ftnsi soldat, est arrivé de
74 PP M PWAWO^COW,
jouir d'un congé (te çpnval^scjBncQ qu'oa lui ^ ^pjçgr4é à (^]yi§§ 4lf ^çprl?vi|;jjipRt il ^y^it été attei^, S^ gaéri^oii^tait, 4îWl , ^pé$4 }9l*|flU'il » ^té j)j*is de fi^yre quatre jQur§ ^vant 4^. ^é^ ^rqu^Vi l^ i ^ g mars, Q9 peut çrpir^ qjji'il ^it ^a vériLé, .ç^r ij jpUft4;i}i)9 î^^jje çp»rtit\itiop, 4'un teinp^raija^pt ga^guin po» détérioré. Ses pnqmbres sont fçjrts, volumipeiiji^ ; il n>st paç amaigri. Depuis qu'il a été pris de la &èyi^^ <$lle p'a pai9
Aùjour(il]iui. 13 mars au matin, nous lyl trouvons la face îijjectée, Je regar4 mobile çt agité ; îl regard^ autour de Ipî sans trop savoir pourquoi ; il y a de la lenteur dans ses idées et îl est frappé de teiTeur. Il croît qu'il n'arrivera pas cliez lui, parce qu'it est frappé à mort. Il n*a pas de céphalalgie ; il Voit clair, mais s'il se ti^nt debout, il est titubant. Il remue ses mâSns fiouf les couvertures. Ces mouvements sont dus à des soubresauts légers de$ tendons. Il est couché constamment sur le dos^ sa parole est hésitante, sa voix non affaiblie. Il a une soîf ardeiite, il demandé continuellement de ta tisane froide. Sa langue est humide, petite, recouverte de papilles rouges; il ti*a pas ^im ; iln'eët pas allé h la sèîle depuis hier matin, le' ventre est assez dêvisîôppéi c'est son état normal; il n*est pas doiilôiireux. Il urine rarement ; l'urine est rougeâtre, sans dépôt. Là Mfipif atioh n^étst fBÉ acééléi^ée ; il tduase quelquefois. L^^ piéuls ^tipè0<À*éq^eiitV petit, dépressible, 110. Les batteme^fs dû eoôtip ftàfîî pt^dsds, peu distincts. La peau eett sèëfae, puis tfbs^ ehaude. La tel6péfatti?e du corps indiqué ^ W themstmètré ]^fîcé <oii6 l'atéseUe, 36^dtfgpés,
Auscultation des deux mains. — Bourdonnement tJ*emblo^ tant, fort, rouîaijt, continu, baisse, est rapide, irréguïier; pétillement quelquefois éclatant, assez rare.
Prescription. — ^Bouillon; diète de vin; infusion de mauve et de tilkul%Kmr i$oi8iH»i{ Idoeb aamfrti^èitfiit»!^ 7
limars. l^éfQp é|oni|«mçn( dap9 I9 regar^^ ipém^ tmtfsse
pMT l'imi^f* Le mabtâ» eotead bien» il ii*a im de tî»te«ÉeQ( Bide boordcNvoemeRt dV)raUld; U voit eleir» il est aoureni e9«« acrafÀ el se léf^eill^ en sorgeufc ; îia de Ui c^pbektlgie de Uoiqift ett leiops el eourdemeiiL I) y ade légers seMhreeewto dene lee l<»adras« i« faee a tooioms sur lea {M^ taeliû rdoge lie de via, I^e riUoni laticMUMl est Utmûbék Ia teadgae est taaieéolée» imige sur leaborâaybiiiiohàtrj^ausd^ lien et pflsrseeoée de fMiplUeë rongea, l»*^ esÉ Icnôaiiii iaea^ tfnguiUe» le aiialade boirait à efanque îeetaat at tei«ie»rs aireo avidité. Pas de coliques ; le ventre est indolore à la prassioa ; il n*y a pas eu de garde-robe. La respiration çemble difflojle ; elle n'est pas fréquente. Le malade a saigné du pez, quelques gouttes. L'auscultation et la percussion de la poitrine font en* tendre quelques râles sibilants et ronflants. Lo pouls est trèsfréquent, 110, 115 pulsations par minute; il est petit, dépressible. La peau semble avoir une tendance à s'humecter; la chaleur n'en est pas acre ; du i*este, le malade a donni pendant la nuit.
AuseuUaiion des deux maina» ^ Bourdonnement roulant, fort, rai:4de, ordin^ipemefit uniforme, égal, régjiAUar* quelque^ fois inégal avec ressaut continu ; pçtijlemiB^t nimpie, dp^iblei forti éclatant, quelquefois doubla, ni iréjqmen);^ xû rape«
Le malade a causé pendant la journée avec son voisin de lit t le soir, les idées de mauvais augure, les trtstes présigesraem** blent l'avoii' abandonné momentanément; car 11 en rit quand je lui en parle; La golf persisté * il est allé devx ioH à la telle; les tnatières rendues sont mdulées, Stores, et il ieifyouvieéoiriagé; B ne se plaint diaucun point doutoureuH et 41 seenble mùîiie eflàissé.
Auscultation des doigts des mains. •— Bourdonnement rpulant, fort, rapide, continu presque toujours, égal parfois, quelques ressauts, quelques irrégularités; pétillement simple» double, fort, rare.
15. Le malade a dormi dans la nuit } il n*a pas eu de céj^ha-
76 DE LA DYNAMOSGOPIE.
lalgie ; il est couché sur ie dos ; il entend bien et répond clairement aux questions qu'on lui adresse. Les traits de la face sont embarrassés ; le regard est terne ; la langue est un peu sèche et rouge sur les bords; les dents «ont luisantes. Il n'a pas eu do selles et le venUre n'est pas le moins du monde douloureux. La respiration ne présente aucun symptôme, et, excepté la soif continuelle qui le tourmente encore, quelques légères contractions tendineuses, un peu d'embarras dans la parole et le pouls d'une fréquence extrême , nous le croirions hors de tout danger.
Auscultation des doigts des mains. — Bourdonnement sourd, roulant, rapide, égal ; presque toujours il est bruyant, sonore, continu, quelques ressauts , pétillement quelquefois fréquent, simple, éteint, quelquefois rapide, multiple et rare.
16. Le malade a été assoupi toute la nuit; il entend bien et quelquefois il accuse des tintements d'oreille ; pas de céphalalgie; il voit bien ce qui se passe autour de lui Le tremblement des mains n'est pas aussi évident, cependant il existe. Le malade est couché sur le dos et paratt plus affaissé qu'il n'a jamais été. Les traits ne se recomposent pas ; les narines semblent plus dilatées ; la langue est un peu moins sèche, mais il continué d'dtré poursuivi par le besoin incessant de boire. II n'est pas allé à la selle; il ne souffre nullement dans la longueur du tube digestif; le ventre n'est pas météorisé. La respiration est de t^mps en temps fréquente, difficile ; il tousse quelquefois, et la matière des crachats est muqueuse. Le pouls est un peu irréguUer, petit, trèa-fréqueni, 120. La peau est chaude, sèche ; il n'a pas de plaques sur le corps; il n*a que de vieilles tachesde scorbut. Les urines sont rares et sédimenteuses, chargées de sels ammoniacaux.
AuseuUation. — Bourdonnement roulant , uniforme, mêlé de tremblotements; il est clair, il baisse, il est continu, la rapidite diminue ; pétillement nul ou petit.
Le soir. Le malade a dormi un peu dans la journée ; c'est de
PB LA OYNAMûSCOPlfi. 77
Tassoupissement. RéveU souvent brusque ; il entend bien. La face est plus animée qu'elle ne l'était ; la parole est hésitante , le tremblement des mains plus évident que le malin ; il n'a pas eu de selle, pas de coliques ; mais la soif est toujours vive et ia langue a de la tendance à sécher; elle est petite, et le malade, faisant effort pour la tirer hors de la bouche, elle tremble et ne dépasse pas l'arcade denlaire ; il est couché sur le côté. Le pouls est mou, fréquent, 125, flasque, petit. La peau est chaude, sèche.
Auscultation. — Bourdonnement roulant, nî fort, ni faible, un peu rapide, assez égal, continu; pétillement nul.
Le 17 au soir. Le malade a dormi et assure qu'il se trouve bien; plus d'idées tristes; il entend bien et il voit ce qui se passe autour de lui; il n'est pas aussi rouge ; il a pâli. La langue se sèche de plus en plus ; il a toujours la même soif. Il est allé deux fois à la selle abondamment et sans diarrhée. Il tousse un peu, mais la respiration n'est pas embarrassée. Le pouls est toujours très-fréquent, 120, avec les mêmes caractères. Les urines sont rouges «t contiennent peu de sédiment. La peau est chaude, sèche ; température 37**.
Auscultation. — Bourdonnement roulant, rapide, irrégulier; il baisse et diminue de rapidité ; il semble qu'il y ait des mouvements brusques d'arrêts; pétillement fréquent, simple, petit.
18. Le Hfâlade a dormi pendant la nuit : c'est de l'assoupissement. 11 est couché sur le dos; il entend bien et il répond nettement aux questions qu'on lui adresse; mais il est difficile de le comprendre, car sa parole est hésitante et peu accentuée. Les traits sont plus embarrassés que la veille, la figure est recouverte d'une large tache diffuse d'un rouge sombre. Les narines sont dilatées et pulvérulantes ; les lèvres sont sèches ; les dents sont recouvertes de fuliginosités. La langue s'épaissit, se sèche ; elle est recouverte à son milieu d'un enduit brunâtre,
7« DE 14^ J>YXaifOaCOPi£.
sec. Lisoif est incoLtuigiûUe ; il n'a pas de douleur le loog da tube digestif; il est allé-cinq fois à la selle; il a uriné phis abondamment que les jours précédents. U respire jans diffî-. cuUé et ne tousse pas. Le pouls est petiti déf ressiblet moins fréquent que la veille, 10& Le msdade n'a pas un sonuneil troublé de rêves ; les soubresauts des tendb»» seniblent mw^ dres. La peau est sèche; il y a des moments où elle se couvre de aueur. La températuise sous TaisBeUe «st à 36^.
Auscultation, — Bourdonnement roulant, uniforme et roulant, tremblotant ; il baisse et il devient doux, petiii peu nourri ; pétillement rare, jsimple, petit et nuL
19. La couleur rouge de la figure s'efface; les ailes du .nez sont moins dilatées ; le pourtour des lèvres pâlit. Les dents supérieures sont couvertes de fuliginosités, et la langue est sècbe. Pas de selles; le ventre .semble météorisé, mais il n'est pas douloureux à la pression. Les urines sont sédimenteuses. L^nielligence du malade est très-bonne : il nous dit qu'il a été tracassé toute la nuit par des rêves sinistres. Q articule difficl* lement à cause de la sécheresse de la langue et de la bouche. II y a des tremblements tendineux continuels. La réq)iration est bruyante et un peu fréquente, 20; il ne tousse pas. La peau est aèebe ettxMsrvente sur fe'vontre d'im pointiUé qui «eiCcffiftee pas à la «preisioci : ee so^ des pétécfaies. La cbsleur «^ èa« ; le tbeEziiDmète, «ous f^atesdlb, maacpie 36^. Le pouk est tré^ quent, petit, 115 pulsations. Tous ces symptômes sont beau-* coi^p plus alarmants que ceu& que le malade a jama^ ^ré« sentes.
âmc^Mâmi. ^ iemâoanemeil vofi^tnft^ bas ^ fftiesfie MqcnBPB ttnemUcNam, ibob tapide,. ooiftinu, irpëgifier ; peifil-
ÉSuKSltlItll*
Le sm, la so9f tourmente ^ns cesse le malade ; il paràit fnoins affienssé que le matm ; il est allé iine fois II la sélle.
itud^UaKon. ^r* B(m^tiwm9ai mûsasAf Iremblotaioit; il
DE tk DY5AM0SC0P1Ê. Tt)
se supprime un Itistatit et en baissant vpetttlemmit nui ou bas, simple.
20. La face a pâli; le malade a été assoupi dans la nuit; il li'a èôUïferl dé rien ; les deiits supérieures ne sont pas cou- Vertes de fuligiUbsilès. La langue est moins sèche; ell^èst un peu humide ; te malade a toujours 5oif; cependant elle est un peu moindre. Le ventre est un peu plus souple et les taches qui le recouvraient ont disparu. Il est allé plusieurs îois à la selle. La respiration semble plus difficile. Il ne tousse pas. Le pools esi toijuours très-fréquent^ liO« inégal^ nn peaitrégulier. La peau e$t «èche, moins chaude; il n*a pas sué ; il a'« pas eu de c^balalgie; il entend bien et il V6it œ qili se passe autour de lui ; le regard est terile^ Il y a quelques soafapesauis dans tes tendons.
iitisctt^to^îèn.-^Bourdoniï^snent petit, dai^it*^ ccmlina; il baisse ^ semble disparaître. Si le malade se t«»me^ le %omf4(»iiienvent deviefiit grondant et baisse; petittement petit, simple.
âl . Le makde m'^adresse la parole dès qu'ail me voit auprès de son ïit, et il m'annonce qu'il se trouve mieux en me demandait à boire. Il parie avec phis de facilité; il y a plus d'agîTité dans tous ses sens; la figure est plus colorée; les trafts sont moins doutetuc, pins expressifs. La langue et la bouche sont humides. La langue s'est rapetissée et elle 6^ un peu rouge. Le ventre ne lui donne aucune souffrance; il n*est pas allé à la selle. Les urines sont plus abondantes et moins rouges, quoi^ que sédimenteuses. Le pouls est un peu plus développé, moips fréquent, 96; il est régulier, égal, moins dépressible. La resfipatioii <ëst *à(im% un peu fréquente:; fe «etlsâeinre ixmsst pos, 4a pesta «sît sèdie, la chnleùr nooiigB folie f te ttemaoïomi^efîalbé isonsl'Hfêselle indique '35"-.
l«sfcïeî«fKC«m. *-Bourdontïement ^p^h^ «claîr^ continu; il baisse, âi^araîi, et en éctnitant avec îïeaucoup ff attention, on voit qu'il se prolonge très>4;>rofôndéme^t ; petîUnnient petite simple^ doux, fréquent et rare*
80 DE LA DYNAM08CÛPUS.
22. Le malade a rêvé beaucoup dans la nuit; il est couché sur le côté droit. La langue est moins humide que la veille; elle est même un peu sèche au milieu, où Ton trouve quelque, points blancs. Il n'exprime aucune souffrance; il est allé à la selle, et quand il s*est levé, il a été si faible qu'on à été obligé de le soutenir. La respiration est normale. Le pouls est moins fréquent que la veille, 85; il est moins dépressible, régulier, égal. La peau est chaude ; il n'y a plus de soubresauts dans les tendons.
AuscuUalion. —Bourdonnement fort, roulant, rapide, égal; il devient un peu tremblotant, comparable au bruit que produit le chemin de fer; il baisse, et, revenu à lui-même^ il reste petit, clair, profond, égal, peu nourri, régulier.
23. La figure est plus nette; les couleurs y sont plus vives. L'intelligence, que le malade a toujours conservée, est un peu plus active; il se couche sur le côté, et il n'y a plus de tremblement tendineux. Il a dormi toute la nuit. La soif est loin d'être aussi intense; la langue est dépouillée de tout enduit; elle est humide, uniforme. Le malade respire librement. Le pouls est tombé à 75 pulsations ; il est égal, régulier. Les bruits du cœur ne sont plus tumultueux et profonds. La peau n'est pas aussi sèche; elle est moins chaude. Tous les signes indiquent une amélioration générale.
Auscultation. — Le bourdonnement reste un peu profond, mais il a une doucenr qu'il n'avait pas; il est plus fort, égal, régulier.
24. Les symptômes sont les mêmes que la veille; le pouls est à 80. Le malade est allé deux fois à la selle en diarrhée; les matières sont un peu jaunâtres, bilieuses. La soif s'éteint et la sécheresse de la peau n'est plus aussi grande. Le malade a pu parler avec son voisin une grande partie de la journée.
Auscultation. — Bourdonnement doux, égal, régulier, con-
DE LÀ DYNAMOSCOPIE. 81
tinu, un peu clair, ni lent, ni rapide. On dirait de loin en loin quelques ressauts; pétillement petit, fréquent, simple.
25. Le malade est couché sur le côté; il a dormi la nuit. Sa figure a repris Fexpression d'une santé en train de se refaire; il n'a plus soif, ce n'est plus son tounnent ; sa respiration est normale. Il demande à manger. La peau est un peu moite. Tout annonce une guérison prochaine.
^ti«cu{ta<ion.—- Bourdonnement doux, moelleux, uniforme, continu, un peu clair, régulier; pétillement petit, fréquent.
26, 27. L'amélioration continue; c*est ainsi que le malade va une fois seulement à la selle dans la journée ; la langue est humide, petite, sans enduit; il n'est plus tracassé par la soif; il dort bien ; il jouit de l'intégrité de ses sens et il sent que ses forces reviennent. Ses urines sont devenues limpides, claires. Le pouls est à 68 pulsations; il est égal, non dépressible, régulier. La peau est fraîche.
AuseuUation. — Le bourdonnement est assez développé, doux, égal, continu, .régulier, ni rapide, ni lent. *
28, 29. Le malade a pu se lever une demi-heure dans la journée, et il n'en a éprouvé aucun inconvénient. Au contraire, il se sent plus fort, et, ne constatant rien qui trouble les organes et les fonctions, qui reprennent leur jeu normal, nous pratiquons Y auscultation: elle nous indique qu'elle a repris les caractères du bourdonnement de l'état de santé chez l'homme. hd bourdonnement parait seulement moins fort, et il lui manque d'être bien nourri et un peu rude.
Le 5 avril, nous trouvons Sauvegrand se promenant dans la salle et parfaitement rétabli. Il n'attend plus, pour quitter l'hôpital, que la visite du général, qui doit lui accorder la confirmation de son congé de convalescence.
Auscultation. -^ Bourdonnement fort, doux, égal, continu, régulier et bien nourri, un peu rapide; pétillement rare, assez fort et âimple.
$2 £)£ LA I>YKÀMOSCOPIE.
Bé&ultath b£ la pynamoscofie. — Le malade est entré à rhôpital le 13 mars. Ausculté h mémie jour : Bourdonnement tremblotant, fort, roulant, continu, baisse, est rapide, irrégulier ; pétillement quelquefois éclatant, assez rare. Le 14, bourdonnement fort, rapide, uniforme, égal, régulier, inégal avec ressauts, continu; pétillement simple, double, fort, éclatant, ni fréquent, ni rare. Le soir, bourdonnement roulant, fort, rapide, continu, égal, ressauts, irrégulier; pétillement simple, double, fort, rare. Le 15, bourdonnement sourd, roulant, rapide, égal, bruyant, sonore, continu, ressauts ; pétillement fréquent, simple^ éteiatf rapide, multiple et rare. Le 16, bourdonnement roulant^ uniforme, mêlé de tremblotements, clair, il baisse, continu, moins rapide; pétillement nul ou petit. Le soir, bourdonnement roulant, ni fort, ni faible, un peu rapide, assez continu^ pétillement nul. Le 17, bourdonnement roulant, rapide, irrégulier, il baisse et diminue de rapidité; pétillement fréquent, simple, petit. Le 18, bourdonnement roulant, uniforme, tremblotant, il baisse, devient doux, petit, peu nourri ; pétillement rare, simple, petit et nul. Le 19, bourdonnement roulant, bas, tremblotant, non rapide, continu, irrégulier; pétillement nul. Le soir, bourdonnement roulant, tremblotant, se supprincte un instant et en bsnssant ; pétillement nul ou bas, simple. Le âO, bourdonnement petit, clair, continu, il baisse et semble disparaître, devient grondant et baisse quand le malade se remue; pétillement petit, simple. Le 21, bourdonnemesit petit, clair, continu, il baisse, disparait ; pétillement petit, simple, doux, fréquent et rare. Le 22, bourdonnement fort, roulant, rapide, égal, un peu trenciblotant, baisse, petit, clab, profond, égal,^peu nourri, régulier. Le 23, bourdonnement un peu profond, mai^ doux, plus fort, égal, régulier. Le H, bourdonnement doux, égal, régulier, continu, un peu clair, ni lent, ni rapide; pétillement petit, fréquent, simple. Le 25, bourdonnement doux, moelleux, uniforme, continu, un peu clair, régulier ; petîUenient petit, fréquent. Les 26 et 27, bourdonnement assez développé, doux, égal, régulier, continu, ni
DE LA BTNAMOSGOPIE* 83
rapide^ ni lent. Les 28 et 29, bourdonnement paraissant coÉuoe à rétat de santé , seulement moins nourri et moins rude. Le 5 avril, après guérison, bourdonnement fort, doux> égal, continu, régulier, bien nourri , im peu rapide ; pétillement rare, assez fort et simple.
Obs. il — Geoffres (Jean), 24 ans, arrive de Constantînople le 12 mars au soir. Il a eu la fièvre et le scorbut aux jambes. La fièvre Ta repris le 8 mars sur le bâtiment ; pourtant il n'est pas amaigri; il est fort; tempérament sanguin. Entré à Thôpital le 12 mars au soir, il peut difficilement répondre aux questions qu'on lui adresse, car il dit qu'il est fatigué, et s'il marmotte entre les dents, c'est qu'on l'ennuie à force d'interrogation ; il a le ventre étroit ; il en souffre très-peu ; il e^ allé à la selle trois fois en diarrhée ; la face est congestionnée et il n'a pas de somnoeil ; il est couché sur le dos et est très-calme ; il sue un peu, n'a pas de céphalalgie ; il a les yeux injectés.
Auscultation. — Doigt indicateur gauche : Bourdonnement petit,' lent; il devient im peu roide à mesure qu'on reste davantage, mais ne disparaît pas ; pétillement simple, obscur. Au médius, le bourdonnement est, plus clair, plus évident qu'au doigt précédent. A l'annuaire , le bourdonnement se suspend, s'arrête après avoir suivi une gradation insensible et ne repar rait pas.
14. Même disposition que la veiUe quant à son esprit. Il répond difficilement. La langue est sèche, non brune. On le croirait assoupi, tant il y a de calme dans ses traits; couleur jaune sombre de la face ; elle est couverte de sueur* Le malade n'a pas de bourdonnement dans les oreilles; il ne souffre pas du ventre ni de la diarrhée. Il a perdu l'appétit, mais il a une soif des plus intenses. La sueur qui le: couvre tout entier est halitueuse, douce. Le pouls c^st égal, régulier, fi'équent, 103. (Rôti, quart de vin, looch, orge.)
Auseultatmi, — DcHgt indicateur droit [une minute) : Bottr-
$4 DE LA DYNAMOSCOPI£.
donnement clair (avec trouble musculaire) ; il dure ainsi pendant dix secondes; il baisse et conserve le même caractère ; il est continu, égal; il est par intervalle tremblotant, et, en diminuant de ton, il diminue d'intensité. II ne se supprime pas.
it au soir. Le malade est allé une fois à la selle ; il a dormi un peu ; il est couché sur le dos et semble ccnnplétement affaissé ; il ne bouge pas de l'endroit où il est. La langue est sèche, dépouillée. Pouls 120, dépressible, inégal , régulier. La peau est chaude et non humectée.
Auscultation du côté droit (bras croisés sur la poitrine pour ne point prendre mal). — Bourdonnement d'abord fort et tremblotant ; puis il baisse ; il y a du retard dans les tremblotements ; enfin il s'éteint. Au médius et à l'annuaire, il reste éteint.
Du côté gauche. — Indicateur (la main et le bras sont étendus) ; pas de bruit entendu ; de même au médius; à l'annulaire, le bruit, d'abord continu, actif, finit par disparaître pour nô pas revenir.
15. Le malade est couvert de sueur ; on vient pourtant de le changer de chemise ; une selle en diarrhée ; il a un peu de céphalalgie et une soif excessive. Même immobilité que la veille. La face e^ couverte de sueur et exprime une couleur jaune sombre, brune.
Auscultation de la main gauche, sur l'épaule. — Indicateur (une minute) : Bourdonnement profond , sourd, tremblotant, fort, éloigné ; il est entendu pendant tout le temps. Médius : Bourdonnement profond, tremblotant; il s'arrête parfois, mais il reprend de suite et avec le même caractère. Annulaire: Bour-donnement petit, profond, continu; le pétillement passe inaperçu.
Main droite : Bourdonnement petit, tremblotant, disparaît. Médius et annulaire, idem. Pétillement fort.
16. Le malade n'a pas sué ; la chaleur est naturelle ; il a dormi toute la nuit ; il se sent faible; il est couché stir le dos; la langue
DB LA DYiNAMOSCOPIE. 85
est lancéolée, un peu humide, rouge ; nulle souffrance ; il a peur de ne plus revoir sa famille.
Auscultation de la main droite. — Indicateur, médius et annulaire : Bourdonnement tremblotant, lent, inégal ; il dispa^ ^tt, reparaît et disparaît en baissant; il se supprime.
Main gauche : idem, idem. Bourdonnement moins tremblo^ tant; il n'arrive que par intervalles, et ses intermittences sont plus longues.
Le soir, le malade a toujours bien soif; il est allé deux fois à la selle; il ne sue pas; il y a de la moiteur. Pouls fréquent, mou, régulier.
Auscultation. — > Bourdonnement tremblotant ; il baisse, devient uniforme et extrêmement petit ; il baisse tellement qu'il se supprime.
17. Le malade a dormi d'un sommeil assez tranquille ; il lui semble qu'il est un peu plus fort qu'il n'était. Il n*a pas autant de soif. Amélioration; sueur.
Auscultation, — Main droite : Bourdonnement tremblotant, qui s'arrête et reprend.
Le soir, le malade ne se trouve pas plus mal. Pouls 90, in-* égal, comprimé.
Auscultation, — Main gauche : Bourdonnement caractérisé par des fusées, tremblotant. Au médius, aucun bruit. Annulaire : Bourdonnement éloigné.
18. Le malade n'est pas comme les jours précédents. Complètement couché sur le dos, il est un peu penché sur'le côté gauche ; il ne transpire pas, mais il a eu un peu de sueur. Il a dormi cette nuit et ne souffre nulle part. La langue est un peu humide. Il y a de l'amélioration. Le malade ne se sent pas plus fort; il est allé à la selle deux fois cette nuit. Il ne tousse pas beaucoup. Pouls 85, inégal, irrégulier, petit; peau sèche.
Auscultation i •^ Main gauche : Bourdonnement n'arrivant
86 DE LA DTNAMOâCOPIE.
que paf fesées, qaetqaefois tremUotant et aux ipoie doigts; il finit par se supprimer.
Le mr^ le;nab<}6 ^îl qu'il n» »e sept pa^ plps niaL L'expression 4e la figure est la même ; grande tranquillité ; il est allé deux fois à la &e}le, Langue hu9)ide ; i} a toujours spif ; il n'$t pas sué ; il ne souiFre pas du yentre, La respiration est normale ; il a saigné un peu du ne^. Pouls à 80, faible, inégal, régulier. Le malade a voulu se lever et la tête lui a fait m^l ; jl n'y voyait plus.
AusmllatUmf — Main droite ; Âueun })ruit à Tannukire. Bourdonnement tremblotant au médius et n'apparaissant que par moments.
20. Le malade se trouve bien joiieux; il n'a pas« en effet, autant de fièvre que les autres jours. La langue est humide, d'un rouge vineux; il a toujours soif; il est allé une fois à la selle; il n'a pas sué; il avait froid ce matin. Pouls régulier, égal, €5 pulsations, lent. La peau est chaude, moite.
Auscultation, — Main gauche (3 doigts) : Le bourdonnement semble reprendre le timbre normal ; il est égal, continu^ régulier; sa force est à remarquer ; il baisse pourtant et se maintient ainsi ; il est égal, régulier et dur.
Main droite : Le bourdonnement présente les mêmes caraetères,
3i. Le malade est assoupi; il dit qu'il dort toujours^, il est plus décomposé que la veille. Il semble que les ailes du nez se rapprpçbent de h cloison médiwe, U montre h i^gue qu«pd on le l|ii dit : elle est sècb« ; il laisse }a fooucbe ouverte et s'eodort. La respiration est normale. Pouls S9, inégal, régulier, lent et faible. Un peu de nioiteur à la peau.
Auscultation. — Main gauche : Bourdonnement nul; il y a quelques pétillements simples, forts. On voit qu'à cet état correspond une plus mauvaise disposition que la veille. (Prescription : eau gommée, lOO gramnouBs ; vin, 50 grampies; extrait
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éb quinquina , 6 grammes; sirop de capillaire, 30 grammes). - 82. Le malade se trouve dans le même état.
Auscultation. — Le bourdonnement, constaté par M. Espagne, est inégal, irrégulier; il baisse et change de caractère; il est pourtant toujours entendu.
24* au soir^ Le malade s'eHt levé deux fois depuis hier ; la figure est bonne ; la peau est sèche; la langue humide, rouge. Il n'y a pas de fièvre; chaleur normale. U n'a pas sué; il ne souffre nulle part , il est. faible. Le pouls est régulier, résistant, 79 pulsations, égal, régulier. Il y a de la soif.
i uMultation. -*- Main droite (3 doigts) : Bourdonnement trè&-régulier, sourd, un peu mugissant quand il y a un certain temps qu'on l'entead. Il se supprime brusquement, il baisse et devient lointain ; pétillement très-fréquent.
25 au soir. U semble qu'il y a amélioration légère. Le malade mange le quart.
Auscultation. — Bourdonnement sourd, uniforme (chemin de fer) ; il baisse quelquefois et no se supprime pas.
28 au soir. L'amélioration est notable; le malade est resté levé pendant deux heures, et il a dû se recoucher après avoir eu froid aux pieds. La peau est fraîche ; pas de sueur ; une selle ; respiration normale.
AusoukaMon. — Bourdonnement petit, continu, égal, régugùlicr, modéré ,
Le sujet de cette observation avait le scorbut avant d'avoir les fièvres.
5 avril. Le malade s*est levé ; il n'en a pas éprouvé de mal ; il mange la demie sans inconvénient 11 dit qu'il se porte bien. En effet, la respiration est bonne ; le malade n'accuse aucune douleur. Le pouls ^est normal. Bonne convalescence.
Ausculiatiùn. — Bourdonnement petit, continu, doux, égal, régulier.
Le malade sort guéri le 8 avril.
88 DE LÀ DYNAMOSCOPIE»
Résultats de la dynamoscopie. — Malade entré le 12 maw au soir. Ausculté le même jour : Bourdonnement petit, lent, peu évident, ne disparait pas, clair, se suspend, s'arrête et ne reparait pas ; pétillement simple, obscur. Le 1^, bourdonnement clair, baisse, continu, égal, tremblotant, inégal. Le soir, bourdonnement fort, tremblotant, baisse et s'éteint. Le 13, bourdonnem^t profond, sourd, tremblotant, éloigné; le pétillement passe inaperçu. Le 16, bourdonnement tremblotant, lent, inégal, disparaît, reparaît et se supprime. Le soir, bour-donnement tremblotant, uniforme, très-petit, baisse et se supprime. Le 17, bourdonnement tremblotant, s'arrête et reprend. Le soir, fusées de bourdonnement, tremblotant, éloigné. Le 18, id., tremblotant. Le 10, bourdonnement tremblotant et n'apparaissant que par moments. Le 20, bourdonnement normal, égal, continu, régulier, dur, baisse. Le 21, bourdonne-» ment nul ; pétillement simple , fort. Le 22, bourdonnement inégal, irrégulier, baisse. Le 2i, bourdonnement irrégulier, sourd, mugissant, se supprime, baisse et devient lointain ; pétillement très-fréquent. Le 2S, bourdonnement sourd, uniforme (chemin de fer), baisse. Le 28, bourdonnement petit, continu, égal, 'régulier, modéré. Le 5 avril, bourdonnement petit, continu, doux, égal, régulier. Guérison le 8 avril.
Obs. IIL — Martin (Pierre), 22 ans, tempérament lymphatique, entre à l'hôpital le 27 mars. Il est malade depuis le 23 mars, jour où il est débarqué; la fièvre a commencé, la tête lui a tourné, et il présente tous les caractères marqués du typhus
peau chaude, pouls très-fréquent, diarrhée. Si on demande
au malade où il souffre, il répond qu'il ne souffre nulle part.
Auscultation. — Bourdonnement inégal, conunu, mais non toujours tremblotant.
20. Le malade se trouve mieux ; la respiration est bonne ; il n'a qu'une garde-robe; il tousse encore un peu. Le ventre n'est pas douloureux. Pouls à 80. La guérison n'est pas encore accomplie.
DE LA DYNAMOSCOME. 89
AîueulUUion, ~ Bourdonnement roulant, mêlé de tremblotements.
5 avril. Il y a de la fréquence dans le pouls ; mais le malade a bon appétit.