PRÉFACE. * XI
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en avaîent un presque semblable à celui de la santés c'est-à-dire à peu près continu.
Ces observations me furent facilitées par le nombre effrayant de cas que vint offrir à la médecine la terrible invasion du choléra en 18S4. Cette épidémie me fit aussi faire un pas de plus dans mes travaux : ce fut d'appliquer l'auscultation digitale à la constatation de la mort réelle et de la mort apparente. Voici quelle en fut l'occasion. Une femme venait de mourir du choléra, en vingt-quatre heures, à l'hôpital, et avait été transférée immédiatement dans la salle des morts. Je ne sais par quelle cause il se répandit qu'elle n'était pas morte ; j'en fus averti, et je me rendis à la salle pour examiner le fait. En auscultant la poitrine à l'aide du conducteur décrit plus haut, je fus très-surpris d'entendre un bruit sourd, continu, profond , qui m'aurait fait croire à la non réalité de la mort, si je n'avais pas en même temps VU de mes propres yeux tous les signes cadavériques. En poursuivant mes opérations, je reconnus bientôt que le bruit subsistait véritablement après la mort, et ne s'éteignait qu'au bout de quinze heures au plus.
De ce moment datent mes relations avec un professeur éminemment distingué de la Faculté de médecine de Montpellier, M. le docteur Fuster, dont la bienveillance et la sympathie égalent la science. Il voulut bien écouter avec intérêt l'exposé de mes idées, et bientôt les partager avec chaleur. U en parla à ses élèves ; il me prêta , pour ainsi