‹ Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité desChapitre 50 sur 64 · DE LA, DTNAM08G0PIE · texte numérisé non relu

DE LA, DTNAM08G0PIE

tingué des hôpitaux de Paris. Il ne l'entend pas à Textrémité des doigts ni au creux de la inain, ni au pli du coude. Il est entendu sur les parois du ventre, en pressant fortement; il est très-petit, en écoutant sur la cuisse et sur les jambes , non au cou.

 cinq heures moins un quart, le bourdonnement n*existe plus aux jambes , ni à la cuisse, ni au ventre. On ne Tentend qu'à la région piécordiale. Il y a là un t>oint où il est plus clair que dans d'autres. Il est plus sourd, moins clair que précédemment.

Le lendemain, à six heures et demie du matin, disparition du bourdonnement.

Nècropsie. *- Hypertrophie des parois du cœur et des cavités ; quantité de sérosité dans le péricarde ; beaucoup d'épanchement dans la poitrine et dans Tabdomen. Il y en a aussi dans la cavité crânienne, beaucoup plus qu'à l'état normal.

Résultats de la dynamoscopie. — Malade entré à l'hôpital le 10 avril. Auscultation: Bourdonnement sourd, roulant, tremblotant, à ressauts difficiles. Le soir, essais de bourdonnement , roulant, rare, il baisse et est presque toujours absent. Le 12, essais de bourdonnement, tend à se supprimer. Le 13, mort. Trois heures après, à la région précordiale, bourdonnement distinct, petit, rare, peu nourri , continu , faible. Il est encore entendu dix heures après la mort.

Péritonllc.

La péritonite mortelle se caractérise de suite par l'absence du bourdonnement à l'extrémité des doigts, ou une faiblesse considérable, un pétillement très-fréquent et très-petit. Le ventre , au contraire, qui d'habitude ne laisse pas entendre de bourdonnement, en manifeste tm prononcé.

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Choléra.

Obs. I. — Galin (François) , âgé de 60 ans, venait de Saint- Simon à Toulouse, avec toute sa famille, pour y chercher du travail dans les chantiers du chemin de fer, lorsqu'il se sentit très-malade, très-abattu et obligé de suspendre sa marche. Il était six heures du soir. Il a passé la nuit dans une cabane , et, le 23 septembre ISSi, à onze heures du matin , on Ta porté à THôtel-Dieu.

Sa figure est bouleversée , cyanosée , les orbites profondément excavés et cernés d'une bande noire violacée. Il est comme assoupi , les yeux convulsés en haut. Il a une soif extrême. Le pouls est petit , profond , dépressible , tantôt rare, tantôt fréquent, 86 pulsations. Il a de temps en temps des crampes; il a vomi beaucoup la veille; il ne vomit pas depuis le matin; il a la diarrhée et il n*apas uriné. La peau de la langue est froide ; le thermomètre, sous l'aisselle, marque 26^ ; la température extérieure 27^ ; dans la bouche 29^.

Amcultatian. — Le bourdonnement et le 'pétillement sont entendus à une première expérience; aune seconde, on trouve le bourdonnement plus fort, plus rapide qu'il n'était; le pétillement est très-fort, éclatant, simple et double.

Prescription : Thé au rhum ; infusion de camomille ; potion stimulante ; boules d'eau chaude ; sinapismes.

Le soir, le malade s'est réchauffé; le thermomètre s'élève à 35^. 11 n'a eu ni vomissements, ni'selles, ni crampes ; pas d'urine. Ses traits sont aussi décomposés que le matin. Le pouls est méconnaissable, les bruits du cœur sont tumultueux, profonds. La respiration est un peu fréquente. Le malade n'a pas de contenance; il a une attitude abandonnée; la chaleur extérieure l'incommode , parce qu'il ressent une chaleur intérieure des

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plus violentes ; il souffire beaucoup à Tépigastre. La voix est félée.

Auscultation, — Main droite : Bourdonnement et pétillement totalement supprimés.

Main gauche : Bourdonneqaent supprimé; petUleme^tsuopbreux, secs, éclatants.

Le ^, méfae état d^ la fi»pe # de$ traits. Il n'a pas de froid ffx toucher ; jil sy§ , et çettç sueur est d*unie odeur désagréable. Pas d*\u'inqs ; ni YiPTOsscpoaçnts, ni diarrhée, ni crampes. Même j^gi^ion; h^ç jépigastriqBp; ini^igeuce saine; cifculation profondément altérée. La voix est cassée; le malade Jiepeut parler un içslant sai)s fatjl^e; il j^ V&ffi^f^ soï^vent, j^ a pne soif inex.tinguible.

Auscultation. — Mmn droite : Le bourdonnement existe, il est continu ; pe^em^t fréquent.

Main gauche : Suppression hrusque du bourdonnement, puis il reprend ; pétillement éclatant.

Prescription : Bouillon; infusion de thé avec ,du rhum ; pp-

tion cordiale; potion stimulante; sinapismes; boules d'eau chaude. ^ ' ' ' "" ' ^'■■'

Le 25, le malade est couché sur le dos; il a eu àen^ sedles liauides; les matières rendues sont blanchâtres. ^q$ Uiç^lf se sont un peu refaits , il h*a plus une .couleur ^u$s; çyaftosée ; ;l est rouge-écarlate, son^bre , les yeux sont cernés et les cornées tournées en haut. Il est continuellement assoupi , il faut le secouer ppur le réveiller ; alors il répond dair^nent. Il n'a pas eu de vomissements ; il est dans l'agitation quand il se réveille ; il se plaint. La peau n'est ni froide, ni chaude, il semble qu'elle ait de la tendance à se refroidh*.

Auscultation. — Main droite : Pas de bruit de bourdonne-* ment; pétillement éclatant, très-fort.

Main gauche : Bourdonnement et pétillement çjitendus.

jPrççgîriipjyioft : ^jfljpjsjp.^ ayx ^jt^èmté^ ^j^jmm ; Ivfef

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ments; potion tonique et stimulante; eau d'orge avec fleur d'oranger.

Le M , même ^t de somnolence que la veiHe ; le malade ^ P^ssé Isi, nuit dans cette espèce de torpeur, se réveillant dans le jparoxisme de Ja doji^leur pour se plaindre , changer de position, et demander à boire. Il n'a pas de céphalalgie; il ne pt;ut dlire où il souffre; c'est upe anxiété générale. La langue esjtbu^ mide, rouge, puis devaient sèche. I^e malade s'endort à chaque instant et ro.i^flç. Ji^ leijate py^nosée persiste; il niaigrit. Le pouls est trës-irrégulier, petit, dépressible. Le malade a eu |iin vomissement bilieux; il éprouve une grande chaleur intérieure ; la peau est chaude et marque 85^.

Ausmltation. .— rMain ficoite : Bourdonnement sourd, continu; pétillement si fréquent qu'il se fait entendre sans relâche.

Alam gfiuc^ : J^rdpwctin^nt trè@-for<t ; p^lilleiafient fréquent.

Prescription ; Bouillon toutes les deux heures; eau.de riz pour boisson et deux potions éthérées.

Le 27, même état comateux. Le pouls est assez fort, régulier, sans trop de fréquence. Deux selles liquides et un vomissement. Môme agitation. Intelligence très-saine. La coulei^r cyanosée s'est changée en une couleur rouge qui avait déjà paru le 25. Le malade n'a pas uriné depuis le début de la maladie ; il a mangé et il a toujours les traits bouleversés.

Auscultation, — tf ain droite : Bourdonnement continu, distinct; pétillement roulant.

Le 28, le malade se plaint d'une douleur à l'hypogastre. On le sonde, et il s'écoule de la vessie deux litres d'urine sédimenteuse.

L'affaiblissement va croissant; le coma ne diminue pas; la respiration est pénible, ta soif vive, les selles et la diarrhée msdfles.

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