‹ Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité desChapitre 58 sur 64 · DE LA DTNÂM08G0PIE · texte numérisé non relu

DE LA DTNÂM08G0PIE

tranchée. Jamais le degré de contraction muscolaire et le degré de force d'un enfant ne sera égal à celui de l'adulte ; jamais celui de l'adulte ne ressemblera à celui du vieillard.

2* A l'état de veille et de sommeil. — Dans la veille et le sonmieil, on trouve deux états physiologiques bien différents et bien nettement caractérisés. Dans le premier état, c'est la vie, c'est le mouvement, c'est l'action; dans le second, c'est l'image de la mort, c'est l'inaction, la résolution complète. La contraction musculaire est éteinte dans le sommeil; mais le bourdonnement existe, et s'il y a des différences d'intensité dans le bourdonnement de l'homme qui veille et du même homme qui dort, il n'y a pas de différence dans le ton ou la note produite ; donc l'amplitude de la vibration joue un grand rôle dans la vie du mouvement.

3® A Vitat de repos ou de fatigue. — Dans le repos et la fatigue, le bourdonnement existe toujours, et s'il y a, dans ces deux états, deux manières d'être bien déterminées au point de vue de la contraction musculaire , il n'en est pas ainsi du bruit qui nous occupe. C'est à peine si le ton du bourdonnement change; son intensité et sa rapidité montrent des différences.

Du bourdonnement à Vitat physiologico- pathologique, comparé aux farces musculaires en repos ou en contraction.

1^ Chez la femme eficeinte. — L'état musculaire ne subit pas de grandes modifications chez la femnie enceinte. Le bourdonnement, surtout a la dernière période de la grossesse, subit de grandes variations : il est assez fréquent de le voir baisser d'un côté ou d'un autre. Il n'y a encore ici aucun rappdH entre la contraction musculaire et la production du bourdonnement.

2® Pendant Vélectrisation. — Les modifications du bourdonnement sont faciles à constater. Je vais électriser le pied d'une personne: aucun rapport musculaire ne relie entre eux

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les muscles de la jambe, de la cuisse, de l'abdomen, du thorax, du bras, de Tavant-bras et de la main. Si Ton place le dynamoscope dans l'un des doigts de la main , et que Ton écoute le bourdonnement avant et pendant l'électrisation , on lui trouvera des différences considérables : de lent, il devient rapide ; de grave, plus aigu ; et de faible, il parait fort et sonore.

Une grande distance sépare les muscles des mains, du coude-pied, ainsi que des corps très-mauvais conducteurs. C'est donc à peine si l'on devrait trouver une différence entre le bourdonnement qui se produit et celui qui est normal ; mais la différence est considérable dans toutes ses manifestations.

3* Pendant Vanesthésie. — Le magnétisme, le chloroforme, réther, l'amylène, l'hypnotisme, tous les agents anesthésiques, en un mot, modifient tellement le bourdonnement, que l'on peut le voir passer de la note la plus aiguë à la plus grave, de la continuité à l'intermittence, de la Rapidité à la lenteur, et de l'intermittence au silence absolu. Pendant toutes ces variations, nul rapport n'unit la contraction musculaire au bourdonnement. On obser\'e le silence du bourdonnement au moment où le malade est dans la période d'excitation, au moment où il se remue, s'agite, délire, et où il faut être plusieurs pour le retenir sur son lit.

4.® Pendant la douleur des opérations sanglantes. — Si le malade n'est pas éthérisé, le bourdonnement se charge d'abord de pétillements ; puis ses caractères deviennent difficiles à préciser, à moins qu'on n'ait une très-grande habitude de l'entendre. Dès que l'impression aiguë de la douleur est perçue par le patient, les variations du bourdonnement sont considérables ; elles restent moindres si l'opéré supporte son opération sans trop de souffrances. L'irritabilité et la contraction musculaire obéissent toujours à la volonté et semblent s'effacer devant l'attitude que prend le malade, tandis que le bourdonnement varie selon l'impression plus ou moins forte que la vitalité en reçoit.

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Du bourdonnement à Vitat pa^ologique, comparé à Vitat des forces musculaires en contraction ou au repos.

Pour faire une appréciation complète et perfectionnée de la proposition que nous établissons, il faudrait étudier chaque observation en particulier, et rechercher dans chacune les rap* ports ou les dissemblances du bourdonnement avec les force» musculaires. Ce travail ne présenterait pas beaucoup d'intérêt, et il est facile à ceux qui voudront en prendre la peine, de l'exécuter. Nous préférons rechercher, parmi les c Aclosions que nous pouvons tirer de chaque classe de maladi , si elles peuvent trouver quelque rapprochement avec lac iitraction musculaire.

Toutes les observations que nous avons recueillies avec soin, et qui sont les plus habituelles de la pratique et les plus importantes de la pathologie : fièvre typhoïde, variole, scarlatine, fièvre intermittente, pneumonie, angine, péritonite, choléra, apoplexie cérébrale, phthisie, etc., nous permettent d'établir, au point de vue de la dynamoscopie, trois sortes de catégories, selon le degré de gravité de la maladie.

Première catégorie, — C'est le premier degré de la maladie: le bourdonnement devient fort, rapide, il peut offrir quelques essais de temblotement, puis il redevient calme , doux, et affecte les caractères du type normal.

Deuxième catégorie, — La maladie sérieuse, ou deuxième degré de la maladie, imprime au bourdonnement de nouveaux caractères : de roulant, fort, rapide; il devient tremblotant, inégal et baisse; il se supprime rarement dans cette période, puis il revient au type normal, quelquefois en restant petit, profond.

Troisième catégorie. — Dans le cas où le mal empire et où il n'est pas possible d'arrêter ses progrès, les suppressions du bourdonnement sont longues, et ses absences plus longues que

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la présence du bruit continu; le bourdonnement affecte aussi très-souvent un autre caractère, celui de baisser d'octave en octave jusqu'à sa disparition ou son affaiblissement tel , qu'on ne peut plus distinguer qu'un murmure très-confus.

A la période ultime, quelques heures avant la mort, le bourdonnement est totalement supprimé au bout des doigts. C'est une exception quand il persiste, et, dans ce cas, il a des caractères particuliers qui rappellent le bourdonnement qui existe, après la mort, au creux de l'estomac.

Il est évident que si le bourdonnement se modifie notablement avec le degré de gravité de la maladie, on peut en conclure qu'il est en rapport avec les différents degrés d'affaiblissement des forces vitales. Mais est-il possible et permis d'en induire qtie le bourdonnement est en rapport avec la contraction musculaire? En principe, les forces musculaires en contraction devraient suivre cet affaiblissement, à cause de leur liaison avec le degré d'énergie vitale; mais il n'en est presque jamais ainsi. Un malade conserve, dans beaucoup de cas : phthisie, pneumonie, dyssenterie, maladies organiques du coeur, de l'estomac, etc., avec toute sa présence d'esprit, un certain degré de force musculaire qui lui permet, jusqu'au dernier moment, de se remuer, de s'agiter et de contracter ses muscles sous l'influence de la volonté. Les muscles obéissent ainsi jusqu'à la fin à la volonté qui les fait contracter. Le bouruonnement n'obéit pas à la volonté, et il est absent, malgré la contraction des muscles. Si le malade est dans le délire et qu'il soit dans une période d'excitation, la contractilité est poussée jusqu'à la roideur, ou bien jusqu'à la convulsion. Or, ces degrés de la contraction musculaire sont les plus violents , et le bourdonnement ne suit en aucun rapport ces mouvements pathologiques : il est absent ou intermittent, ou bien passe d'un octave à un autre plus grave , jusqu'au silence complet, et se trouve ainsi dans les lois qui établissent que le malade court le plus grand danger.

Comme on le voit, l'homme, dans tout^ sa vie, depuis le

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bas-âge jusqu'à la sénilité, soit dans l'état normal, soit l'état pathologique, ne présente, dans les manifestations de son bourdonnement^ aucune liaison, aucun rapport avec la contraction musculaire.

Le siège du bourdonnement est-il dans la circulation

sanguine ?

On n a jamais émis cette opinion sur le siège du bourdonnement. Comme elle peut venir à l'esprit, il est nécessaire de l'examiner.

Les bruits du cœur, de même que tous ceux qui sont artériels, sont intermittents ; ils ne perdent jamais ce caractère. Le bourdonnement est presque toujours continu, et ce n'est que par exception, et dans les cas graves de maladie, qu'il cesse de l'être. L'analyse des bruits artériels fait distinguer, d'après MM. Bartb et Roger : 1^ un bruit de souffle intermittent : il est doux à l'oreille, coïncide avec la diastole des vaisseaux ; il est perçu sur les carotides, de préférence, quoiqu'il puisse être entendu ailleurs; la carotide droite le fait entendre mieux; 2® un bruit de râpe, sorte de bruit de souffle , plus rude et accompagné d'un frémissement sensible à la main ; 3" un bruissement plus prolongé, plus aigu, ordinairement limité et coïncidant aussi avec un frémissement vibratoire manifeste. Ce bruissement, distingué par les auteurs comme appartenant au sang artériel, n'est autre chose que le bourdonnement, qui n'était pas connu ; bourdonnement qui est, par exception , devenu très-fort dans la région où il est entendu.

L'analyse des bruits vasculaires veineux et mixtes permet de distinguer, d'après les mêmes auteurs : !<" un murmure continu , simple, semblable à celui que l'on entend lorsqu'on approche de son oreille un gros coquillage unîvalve : c'est encore notre bourdonnement, qui n'était pas étudié ou qui avait été méconnu jusque ce jour ; 2° un bruit de souffle à double

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courant, constitué par un murmure intense, continu, renforcé, à chaque diastole du cœur, et donnant la sensation de deux courants qui se feraient en sens inverse ; assez semblable au soufQet de forge, il devient parfois ronflant et sonore, au point d'imiter le bruit que Ton produit en fouettant le jouet d'enfant connu sous le nom de diable; et il constitue alors le bruit de diable; 3® un bruit musical ^ chant des artères, espèce de bruit sibilant et musical, formé d'une succession de sons diversement modulés, et qu'on a comparé à la résonnance du diapason, à la vibration d'une corde métallique. Ce bruit peut bien être encore de l'ordre de ceux que nous avons consignés dans notre Traité.

La dynamoscopie nous apprend à éliminer, dans l'auscultation des artères, un bruit continu, qui n'est autre chose que le bourdonnement. Elle en fait autant pour l'auscultation des veines.

Preuves à l'appui de ropinion que le bourdonnement n'est pas produit par la circulation sanguine.

Les battements du cœur étant intermittents, la circulation artérielle est intermittente, le bourdonnement est continu et ne peut lui correspondre. Il ne pourrait donc dépendre que de la circulation veineuse.

Dans les maladies, le pouls indique toujours, par sa fréquence, une activité plus grande qu'à l'état de santé. A une fréquence plus grande devraient correspondre des sons plus aigus. Le bourdonnement, au contraire, baisse toujours, et ses notes sont, dans les maladies, presque toujours plus graves qu'à l'état de santé.

Le pouls existe toujours jusqu'aux approches de la mort ; le bourdonnement peut disparaître à l'extrémité des doigts, sans être un indice certain de mort.

Le pouls, a bien des caractères nombreux de force, de fai-

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blesse, d'irrégularité; mais il ne se trouve jamais intennittent au point d'avoir des absences qui puissent se prolonger une ou plusieurs minutes. Le bourdonnement présente assez souvent ce caractère.

Le pouls ne donne pas au doigt des signes de pulsations fortes, puis plus faibles, et s'affaiblissant de plus en plus, jusn qu'à leur cessation. Le bourdonnement, d'abord entendu dans une note aigué , peut baisser d'octave en octave, jusqu'au moment où il n'est plus perçu, et rester longtemps silencieux on absent.

Ainsi, le boui*donnement Varie beaucoup dans un temps donné, sans que le pouls change de caractère appréciable dans le même temps.

Le pouls d'un côté, et celui de l'autre côté, ne changent pas de caractère, et s'il y a changement, c'est une anomalie des vaisseaux. Le bourdonnement suit une loi qui ne ressemble en rien à celle-là. Ses caractères sont variables, comme la maladie elle-m^me ; et si la maladie est d'un côté sans être de l'autre, le bourdonnement peut ne changer que du côté où est la maladie.

Nous apprendrons, dans un second volume, à comparer les nombres, au lieu des sons, et la différence sera considérable.

De là la conclusion que l'on ne peut rien connaître sur une maladie, si on n'écoute les deux côtés de l'homme, et si on ne fait le rapport entre les deux bourdonnements, pour avoir une sorte de coefficient vital.

Le pouls est certainement, pour le médecin, un excellent indicateur dans bien des circonstances; mais, que de fois il n'accuse aucune différence entre la santé et les maladies, même les plus graves. Dans l'apoplexie, j^ai vu des malades rester longtemps avec un nombre de pulsations égal à celui de la santé, smxante par minute, et le malade être mortellement frappé. Dans les affections dites nerveuses, le pouls ne change pas. (Voir Àpopleode cérébrale, obs. XII, p. 239.)

Le. bourdonnement est d'une sensibilité telle, que l'on ne

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peut avoir le moindre malaise sans qu'il n'accuse une difféi<enoe trèsHsette et très*marquée avec l'état dosante.

Le pouls est un moyen si incomplet d'apprécielr les forces vitales, que les chirurgiens, accompagnés des médecins les plus habiles, dans l'administration du chloroforme, n'ont pu pré*voir et éviter la mort de leur opéré.

Il n*existe aucun rapport entre le bourdonnement et la circulation. Doue les bruits dynamoscopiques n'ont pas pour si^e les vaisseaux artériels ou veineux, ni pour cause la circulation sanguine.

Le bourdonnement ne peut avoir pour siège le tissu ^

adipeux.

Personne ne peut songer à rattacher le bourdonnement à ces produits de l'organisme.

La graisse, au point de vue anatomique, est constituée par une sorte de vésicule inerte ; envisagée au point de vue des phénomènes de la nutrition et de la chaleur animale, c'est un dépôt transitoire plutôt qu'un véritable tissu.

Le tissu adipeux ne parait pas nécessairement soumis à un travail de formation et de déformation continuelles. Pendant toute la période d'engraissement, l'animal augmente en poids, et la graisse nouvelle s'ajoute à la graisse ancienne.

Les variations infinies du bourdonnement ne peuvent se prêter à lui assigner pour siège ce tissu, dont la stabilité est un des caractères principaux.

Le bourdonnement ne peut avoir pour siège le tissu

osseux.

La dureté et la rigidité des pièces qui entrent dans la constitution du squefette lui permettent de servir de support, de fournir protection à tous les autres tissus. C'est la charpente et la base de l'organisation physique et anatomique de l'homme;

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•c'est la colonne de soutien pour l'édifice; aussi, c'est la partie la moins vitale, c'est celle qui se rapproche le plus des corps inertes, et, dans sa composition chimique, trouve-t-on les produits qui font la base de certains corps bruts et inertes qui appartiennent au règne minéral.

Le bourdonnement, dont les variétés sont si grandes, dont les changements peuvent être tels, que son existence, ses manifestations, sa modulation, sa force, son intensité, toutes ses propriétés peuvent passer d'une minute à l'autre par les phases les plus variables et les plus extrêmes, le bourdonnement s'accommoderait-il d'un tissu qui jouit de la propriété du minéral, propriété qui le rendrait stable au point de ne subir pas même les lois de la putréfaction?

La réponse est facile à déduire.

Ëvidemment le bourdonnement n'a pas pour siège le tissu osseux, pas plus que le tissu adipeux, les veines ou les artères et le tissu musculaire.

Que nous reste-t-il donc dans la structure physique de l'homme, pour assigner une place aux bruits dynamoscopiques? Évidemment c'est le tissu nerveux, les nerfs.

Le bourdonnement a pour siège les nerfs.

On nomme nerfs, des organes ayant la forme de cordons, qui servent de siège au sentiment et au mouvement.

Les nerfs sont composés de filaments particuliers, qui , aus-^ sitôt après leur sortie des organes centraux, se réunissent en certain nombre pour produire des faisceaux qu'on nomme racines des nerfs.

Ces racines, en se joignant, forment des troncs qui, vers la périphérie, se divisent en branches, lesquelles deviennent de plus en plus grêles, et finissent par se perdre, du moins en apparence, dans ta substance des organes.

Les branches nerveuses sont de deux sortes :

1*^ Les unes fermes, d'un blanc brillant, se répandent prin-

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cipalement dans les muscles du tronc et la peau : ce sont les nerfs blancs ou cérébro-racbidiens, ou de la vie animale;

2" Les autres molles, d'un gris-rougeàtre, plates et unies ensemble par de nombreuses anastomoses, appartiennent surtout aux viscères et accompagnent les vaisseaux sanguins : ce sont les nerfs gris, mous, sympathiques, végétatifs ou de la vie organique. Ceux-ci présentent des ganglions en divers points; les autres n'en présentent qu'à leur origine, ou bien aux endroits où les deux systèmes nerveux se réunissent.

Le microscope distingue dans les nerfs :

1^ Le névrilème, espèce de tissu cellulaire résistant;

2<> Le périnerve, espèce d*enveloppe des faisceaux primitifs;

3^ Les faisceaux primitifs ou filets ;

ft.® Les tubes nerveux.

Ceux-ci, appelés aussi éléments nerveux, sont de deux sortes :

1^ Les tubes larges, blancs, à double contour, ou tubes de la vie animale;

2^ Les tubes minces, à simple contour, ou tubes.de la vie organique.

Les tubes larges, d'un diamètre de 0°'"',010, d'un contenu visqueux, sont divisés en tubes sensitifs et en tubes moteurs. Les tubes sensitifs sont à cellules ganglionnaires, et les tubes moteurs sont sans cellules ganglionnaires.

Les tubes minces sont d'un diamètre moitié moindre, et divisés aussi en tubes sensitifs et en tubes moteurs.

De même que les nerfs, les centres nerveux ont aussi des tubes nerveux.

Ces tubes nerveux composent les parties blanches et les parties grises; outre les tubes neiveux, ils contiennent les corpuscules nerveuses ou cellules nerveuses remplies d'un contenu fortement granulé et d'un noyau.

Après cet aperçu des éléments qui composent les nerfs, il est nécessaire de savoir qu'il est acquis à la science que les phé-

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nomènes de motilité et de sensibilité ont pour siège lesnerb. La distinction des fibves sensitives et des fibres moMees est un iiit d'iule importance ioeontestaUe, dont la découverte fut faite, en 1811, par les expériences et les travaux de Charles Bell. Les physiologistes, depuis ce moment, sont tous unajiimes à proclamer que les racines postérieures des nerfs rachidiens, celles qui sont pourvues d'un ganglion, président au sentiment seul; que les racines antérieures sont destinées au mouvement.

Rapports entre la sensibiliti et la motilité d'un côté, et le bourdonnement de Vautre.

Il n'importe pas à la dynamoscopie de distinguer, dans un nerf, les fibres nerveuses motrices, fibres sensitives; mais elle recherche si, dans les différents états de santé ou de maladie, la sensibffîté et la motilité, ensemble ou séparément, sont en rapport direct avec les différents caractères du bourdonnement.

1° A Vétat physiologique. — Il est difficile de juger si un homme est plus fort qu'un autre; noais il est généralement admis qu'une femme a moins de force que l'homme. Or le bourdonnement de la femme est plus doux; dans le sommeil,' l'homme a moins d'activité que dans la veille : le bourdonnement est ici moins fort, moins bruyant ; dans le repos, le pouvoir moteur est moins développé que dans la fatigue ; or, dans ces deux situations, le bourdonnement varie proportionnellement à leurs différences. Dans le premier cas, il est très-fort, très-sonore, vibrant; dans le second cas, il est petit, doux, uniforme. Donc, dans l'état physiologique, on peut établir un rapport proportionnel entre le degré de motilité et le degré du bourdonnement.

Premier rapport du bourdonimnent et des fonctions nerveuses à Vétat physiologique. -^ Le degré de motilité, chez l'honuae.

DE LA DTNAMOSCOPIE. 33$

i Vét^i physiologique, est en raison directe du bourdonnement, et réciproquement.

.2° Pendant Vanesthésie, la sensibilité doit être anéantie: c'est le but du chirurgien qui opère. Le bourdonnement suit ici les dififérents degrés de Timpression produite, et Ton peut, suivant le degré de l'insensibilité, trouver un bourdonnement plus ou moins petit, plus ou moins profond, plus ou moins tremblotant, plus ou moins silencieux.

Deuxième rapport du bourdonnement et des fonctions nerveuses pendant Vanesthisie, — Le degré d'insensibilité, chez l'homme, pendant l'action des anesthésiques, esrt en raison directe du degré de plus en plus grave du bourdonnement , et réciproquement.

H® Dans les maladies que nous ne suivrons pas, pour ne pas nous exposer à des répétitions continuelles, nous rappellerons que la sensibilité et la motilité sont encore ici en rapport avec le degré de vitalité du malade. Il est évident que plus on eat malade, moins on a de forces actives. Cette règle ne peut pas toujours s'appliquer à la sensibilité ; mais, sur les deux propriétés du système nerveux siégeant dans les ner£s, nous n'avons besoin que d'une de ces propriétés pour établir et fonder logiquement notre proposition. Il est, en effet, évident que si, dans les maladies , la force ou la faiblesse du bourdonnement est, dans ses diverses modifications, en rapport avec le degré de force ou de faiblesse de la personne malade, nous pourrons établir que le siège du bourdonnement et le siège de la sensibilité et de la motilité doivent être le même. Le nombre d'observations que nous avons recueillies pour démontrer que le bourdonnement pouvait nous indiquer le degré de gravité des maladies, nous a démontré qu'il y avait toujours un rapport proportionnel et constant entre le degré de force du malade et les différents degrés du bourdonnement. A. un bourdonnement fort, continu, régulier, correspond la santé. A un bourdonnement faible, intermittent, irrégulier, correspond la mala-

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die. A mesure que le bourdonnement cesse et disparaît de la surface du corps, la moUIité et la sensibilité diminuent et disparaissent également.

Troisième rapport entre le bourdonnement et les fonctions nerveuses. — Les différents degrés de sensibilité et d'excitation motrice dans les maladies sont en raison directe des différents degrés du bourdonnement entendu.

Comme il est prouvé que l'excitation motrice représentée par la force ou la faiblesse du malade siège dans les nerfs ; que la sensibilité plus ou moins grande du malade a .pour siège le tissu nerveux ; et que le bourdonnement, comme nous venons de le voir, est toujours en corrélation intime avec ces deux propriétés du système nerveux, les expressions sensibilité, motilité, bourdonnement, se confondent, et le siège de leur manifestation doit être le même : le tissu nerveux.

Ce n'est pas que le ton du bourdonnement, le plus ou moins de vibrations, déterminent d une manière authentique le degré du mouvement ou de la sensibilité. Cette loi peut être vraie dans son principe, mais non d'une manière absolue. On pourra établir que le côté qui n'aura pas de bourdonnnement sera au dernier degré de faiblesse et de sensibilité, si cette absence est continue pendant plusieurs jours, plusieurs semaines. Mais on ne pourra pas soutenir cette proposition, si cette absence n'est que momentanée, comme c^la arrive si souvent dans les maladies.

Distinction entre Vexcitation motrice et la contraction

musculaire.

Il est important qu'on ne confonde pas l'excitation motrice nerveuse avec la contraction musculaire.

L'excitation motrice est une des manifestations de la force primitive inhérente à la vie, et qui se transmet au moyen du

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système nerveux. Une fois la mort établie, Texcitatiou motrice est perdue; elle est partout dans le corps.

La contraction musculaire est une propriété du muscle qui peut se faire par Texcitation galvanique, même après la mort.

Une grande série d'observations sur Tapoplexie cérébrale embrasse et montre la sensibilité et l'excitation motrice en rapport direct avec le bourdonnement.

Si Thémorrhagie forme un caillot dans un des lobes cérébraux, prenons pour exemple celui du côté droit, il y a para* lysie du mouvement ou du sentiment du côté gauche, et il y a absence du bourdonnement du côté gauche.

Si, dans ce cas, la paralysie est complète, ce qui est très-rare, le silence des bruits dynamoscopiques est complet.

Si la paralysie est incomplète, ce qui est le plus fréquemment observé, les manifestations du bourdonnement révèlent quelques traces de leur présence, toujours du cdté paralysé, et l'autre côté conserve toute sa force..

Si rhémorrhagie forme un caillot assez volumineux pour envahir les deux lobes, la paralysie est des deux côtés; elle est générale. Les perturbations du bourdonnement ou l'absence de bourdonnement des deux côtés sont en rapport avec le degré de la paralysie. Dans cette catégorie de faits, il nous parait impossible de ne pas admettre l'évidence qui montre l'union du système nerveux, du bourdonnement, de la sensibilité et de la motilité. Aussi toutes ces déductions nous amènent à conclure et à poser cette loi de l'obsei^vation : Que le bourdonnement a pour siège les nerfs.

Connexion intime entre le grand sympathique et le système

nerveiuv céphalo-rachidien.

En effet, s'il n'y a pas harmonie d'action entre ces deux systèmes nerveux, l'équilibre est rompu, les maladies les plus graves surgissent; et si le désaccord persiste, il y a mort.

Tout changement brusque survenu dans les organes cen

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traux de la vie de relation réagit sur le grand sympathique. Exemple : l'obs. de P..., atteint d'apoplexie cérébrale mortelle, le 16 mai 1861, dont les battements du cœur n*ont montré que 60 pulsations pendant plusieurs jours^ et qui n'a pu survivre à son attaque, malgré l'intégrité du grand sympathique ; il est mort le treizième jour de sa maladie. (Voir Apoplexie cérébrale^ obs. XII, p. 239).

Une forte émotion peut^donner une ictère, la diarrhée et des palpitations.

Les irritations du canal intestinal chez les enfants amènent les convulsions. La présence du ténia dans les intestins peut être la cause d'une foule de maladies cérébrales.

La dynamoscopie se trouve ainsi d'accord avec les physiologistes, et prouve qu'il n'y a dans le corps de l'homme qu'un bourdonnement plus ou moins fort, plus ou moins régulier, un bourdonnement à un seul timbre, le même pour la vie oi'ganique et la vie animale. En effet, 1^ bourdonnement, après la mort, a le même timbre que celui qui existe pendant la vie, et, s'il y a des différences, elles n'existent que dans le caractère, et non daQ3 la nature du bourdonnement lui-même.

Phénomènes intimes des nerfs ciribro-rachidiens.

Pour expliquer chez Tbommé et chez les animaux les phénomènes de ia vie nerveuse, la plupart des auteurs modernes s'accordent à admettre dans le système nerveux la présence d'un agent impondérable , désigné sous les noms divers de principe, agent ou fluide nerveux, force nerveuse, principe actif des nerfs.

Mais si les physiologistes modernes sont d'accord pour admettre une force nerveuse ; ils diffèrent, s'il s'agit de la comparer à un fluide impondérable connu, ou s'il faut la considérer comme une force nerveuse d'une nature toute particulière, une force sui generis.

Le nombre des électro-nervistes est considérable. Â la tête de

DE LA DTNAMOSCOPIB. 331

cette école se trouve Du Bois-ReymoDd, un des plus célèbres physiologistes de Tépoque.

Matteucci, Longet, ne partagent pas la manière de voir des électro-nervistes. Us ne trouvent pas leurs preuves assez concluantes ; ils attendent pour se prononcer. On peut conclure que cette question. demeure encore sans solution.

Phénomènes intimes des nerfs du grand sympathique.

La division est complète parmi les physiologistes : Winslow, Johnston et Bichat, considèrent les ganglions comme des points d'origine et des organes multiplicateurs de Taction nerveuse.

Meckel, Zimm, Scarpa,ne voyaient daus les ganglions qu'un arrangement particulier, une simple disposition particulière des filets nerveux.

Rapport de la dynamoscopie avec les deux systèmes nerveux,

La dynamoscopie ne recherche pas la cause première des phénomènes de la vie ; elle laisse toute discussion entre les mains des physiologistes, pour être surtout une science utile et pratique auprès du malade , et se soumettre aux lois de Tinduction. L'étude de la cause première des phénomènes nerveux, tout en l'intéressant et la touchant de près, ne semble intervenir que pour gêner les progrès qu'elle peut imprimer aux phénomènes de l'innervation. Aussi ne nous, perdrons-nous pas en conjectures sur des choses presque inaccessibles à l'esprit de l'homme, et nous bornerons-nous aux conséquences palpables, simples et irréfutables, tirées de la physique, comme nous venons de le faire pour déterminer, en physiologie , le siège nerveux du bourdonnement.

Que si , par voie d'induction, nous sommes arrivé à trouver que le siège du bourdonnement est dans les nerfs, nous pouvons également démontrer que Vacoustique permet de décomposer

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le bourdonnement en un certain nombre devibrations de valeur connue, et que les vibrations nerveuses sont la cause du bourdonnement.

La dynamoscopie numérique peut devenir ainsi une science pratique; elle s'occupe de Faction physique, qui ne devient dynamique que parce qu'il doit y avoir un rapport très-exact entre la causeetreffet. C'est Finstantanéité deFeffet qui peut permettre de confondre dans le bourdonnement la partie physique et la partie dynamique , bien que tout ce que nous percevions soit physique, et que la rigueur de nos combinaisons ne repose entièrement que sur les lois de Vacoustique. Les résultats que nous fournit son étude , en le considérant comme un simple bruit, nous amène forcément à énumérer sommairement les principes les plus importants et les plus élémentaires de l'acoustique, afin qu'il soit évident pour tous que la physique, appliquée au bourdonnement, doit arriver à déterminer, d'une manière mathématique, les lois des vibrations nerveuses.

Da bourdonneiitenl en rapport arec TacoasUiiae.^ Lea vtbratlona dea nerf a aoiat la caaae da boardonnement.

L'acoustique a pour objet de déterminer les lois suivant lesquelles le son se produit dans les corps et se transmet jusqu'à notre organe auditif.

Décomposition analytique de toute espèce de son.

1^ Le son est un mouvement. Un son est produit, une explosion de la foudre, un coup de canon, etc.; plusieurs observateui's étant placés sur la même ligne , à cent pas les uns des autres : le premier entend le son avant tous les autres ; le deuxième l'en tend avant le troisième, le troisième avant le le quatrième, etc., etc. ; au moment ou le troisième entend le son, le premier ne l'entend plus, etc. Donc, un son brusque,

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instantané, passe successivement d!un lieu dans \m autre, et il est par conséquent un mouvement.

2° Le son ne se propage pas dans le vide là où il n'y a point de matière pondéraSie.

Tout le monde connaît Fexpérience du timbre placé sous la cloche de la machine pneumatique; les gsz, les vapeurs d'éther, Teau, les corps solides peuvent transmettre le son.

Aussi le bourdonnement se transmet-il à Toreille, malgré répaisseur des chairs et de tous les tissus vivants. On a même calculé que la facilité avec laquelle le son se propage dans les corps solides est dix fois plus considérable que^ dans les corps gazeux; c*est ce qui explique pourquoi on peut entendre plus facilement le bourdonnement à Texirémité des doigts, grâce à un conducteur, et pourquoi la limite des sons graves , lorsqu'ils sont perçus directement dans Toreille, peut être plus grande que celle que les physiciens ont établie dans l'air.

3® Le'mouvement qui produit le son est toujours un mouvement vibratoire. Ce mouvement est surtout frappant dans les cordes de violon et les diapasons. Les oscillations, il est vrai, sont trop rapides pour que Ton puisse les compter; mais Toeil les aperçoit. Ces oscillations ou ces mouvements de va-et-vient constituent ce qu'on appelle, en acoustique, des vibrations. Il suffit de poser le doigt sur un corps sonore quelconque pour sentir un frémissement qui accompagne la production du son ; que si le doigt arrête, par une pression plus forte, le mouvement, le son est arrêté.

Cette vibration peut ne pas être dans les corps solides; elle se trouve dans la masse d'air ambiante.

4*® Le son est grave ou aigu. La différence qui existe entre les sons -graves et les sons aigus est si frappante, qu'elle doit correspondre à une modification physique dans la matière qui produit les vibrations, et l'air qui porte ces sons. L'unisson parfait indique la même modification physique du corps vibrant, et la même longueur d'onde. Le rapport d'acuité et de gravité de deux sons est ce qu'on appelle tan, L'in-

342 DE LA DTNABfOSCOPlB.

tea^ké du son dépend des compressions phis ou moins fortes, et des vitesses plus ou moins grandes que l'aîr a reçues du corps sonore; d'où Vintensité dépend de l'aptitude de la vibration, et non de leur nombre. Le clairon et la basse peuvent donner deux notes à l'unisson. Le bourdonnement et le son d'un diapason, peuvent èbte à Tunisson et différer d'intensité. Le timbre des sons n'est pas encore bien déterminé; c'est le caractère particulier qui diflEérencie deux notes à l'unisson, et de même intensité , jme note produite par un instrument et la môme note produite par un autre.

5® Tous les sons, quel que soit leur ton, leur timbre ou leur intensité, se propagent dans l'air avec la même vitesse. C'est ce qui permet de saisir avec plaisir, à distance, toutes les notes d'une symphonie.

&" La vitesse du son dans l'air est de 340 mètres par seconde, à 16®. Des expériences authentiques ont établi ce fait.

ÉVALUATION NUUllBIQUE DU EOURDONNSMENT CHEZ l'HOMME

A l'État de santé.

L'acoustique nous apprend à compter de diverses manières le nombre absolu de vibrations qui correspondent à un son quelconque. On y parvenait autrefois par les lois des vibrations des cordes ou des lames ; on ne se sert plus de cette méthode. Celle qui est usitée aujourd'hui est plus directe et plus précise. C'est tantôt à l'aide de la sirène, de la roue dentée, de la machine électro-magnétique, ou, enfin, de la méthode graphique que l'on arrive à déterminer le nombre de vibrations d'un son donné. Cette dernière méthode nous paraît être la plus siihple; aussi est-ce celle que nous avons adoptée pour le suyet qui nous occupe.

Diapason. — Tout le monde connaît cet instrument, dont on se sert pour accorder et mettre au ton les pianos et autres instruments à sons fixes ; il reproduit à volonté une note invariable. C'est grâce à une sorte de diapason qu'il nous a été pos-

DE LA nrNAHOSCOPIE. 343

sible de trouver i'uDisson avec le bourdonnement. Nous avons confié l'exécution de cet inslrument à M. Rudolph Kœnîg, qui s'en est acqiritté avec beaucoup d'habileté.

DurAsoi sTRAiDSQoriain.

Ce diapason se compose d'une verge d'acier A. recourbée sur elle-même en forme de pincette; on la fait vibrer, 6oit en pas-

344 DE hk DTNAM08G0PIE.

sant un archet sur ses bords, soit en écartant brusquement ses deux branches au moyen d'un cylindre de fer qu'on passe de force entre elles, soit en les rapprochant par la force des doigts ; les deux lames, ainsi écartées de leur position d'équilibre^ y reviennent en vibrant, et produisent un son constant. Sur les branches se meuvent deux curseuis B, dont le but est de modifier le son selon la hauteur à laquelle ils sont appliqués. Au point où ils sont représentés sur la figure ci-dessus, le diapason fait entendre la note du bourdonnement de l'homme. La tige du diapason est traversée par un bouchon de liège taillé en cône C, dans le but de supporter un dynamoscopeD qui permette d'entendre directement dans Foreille le son du diapason, sous la forme de bourdonnement. Ce diapason est monté sur un support E.

Mécanisme du diapason dynamoscopiqtie.

On met en vibration Tinstrument en rapprochant brusquement ses deux branches ; on laisse passer un certain temps avant d'introduire le dynamoscope dans le conduit auditif externe, afin de laisser éteindre les sons harmoniques; on constate alors, par la mémoire, le ton du bruit qui se produit, et on le compare au bourdonnement du doigt; ce n'est que par la compa-

raison successive et souvent répétée de ces deux bruits qu'on arrive à trouver l'unisson .

Lois de l'unisson.

L'acoustique démontre que tous les sons à l'unisson, c'està-dire de même hauteur, quel que soit le corps sonore qui les donne , correspondent à des nombres de vibrations égaux, et réciproquement.

Si nous parvenons donc à déterminer le nombre des vibrations du diapason dynamoscopique à l'unisson avec le bourdonnement, on connaîtra rigoureusement le nombre des vibraticms de ce bourdonnement.

DE LA DYNAHOSCOPIE. 3i

M?i.mi fiRAPHiaUB POUR tCRIRB ET COMPTER

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