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DES OISEAUX DE BAS VOL

Les oiseaux que l’on comprend en Europe sous le nom d'oiseaux de bas vol, sont lautour et l’épervier. Ces oiseaux, quoique très différents entre eux par leur taille, se rapprochent cependant par tous leurs caractéres essentiels, de sorte qu'ils ont été placés par les naturalistes dans une méme famille appelée la famille des autours. Ils se distinguent des oiseaux de haut vol par un grand nombre de caractères, notamment

par leurs ailes courtes et arrondies, par leur bec è bords dé-

barletta cenerina o piombina,» la femelle adulte, pl. 48, sous celui de «Falco barletta ceciata,» et le

jeune male, pl. 47, sous celui de «Falco barletta mischia.» — 16) Vogel Kurlands, p. 13, pl. 3 et 4. —

17) Planches enluminées n°. 431, et Histoire naturelle des oiseaux, tome I, p. 278. — 18) Histoire nat.

des oiseaux d’Allemagne, planche sans numéro. 19) PI. 28. 20) PI. 23. 21) Pl 13. 22) Pallas,

Loographia, I, p. — 28) Savi, Ornit. toscana, I, p. 53. — 24) Roux, Ornithologie provengale, I, p. 58. — 25) Naumann, I, p. 315 à 317. — 26) Gould, 1. c., et Yarrell, I, p. 45. — 27; List, I. c.,

pizzi =028) Rici paria

SLSES TESTI ISSLINIIcS PID IRiSMtirtaietitzitizistsiaisi ri stisra treni

’ pi . vi} 4 pourvus par devant d’un feston angulaire et d'une échanerure,

ar leurs tarses élevés et couverts par devant ainsi que par | }

derriére de larges plaques, par l’iris de l'oeil qui est constamment d'un jaune plus ou moins intense, par le défaut d’une membrane nue entourant l'oeil et par plusieurs autres marques distinctives moins saillantes, ainsi que par leurs habitudes et leur maniére de vivre.

Les ailes des oiseaux de bas vol, lorsqu'elles sont pliées, ne recouvrent guère plus de la moitié antérieure de la queue. Les grandes pennes de l’aile offrent des proportions très diverses de celles que l’on observe dans les oiseaux de haut vol. Dans l’autour et l'épervier, ce n'est pas la deuxiéme mais la quatrieme penne qui est la plus longue; la troisiéme tient le milieu entre la cinquième et la sixiéme, la deuxiéme est intermédiaire par rapport à sa longueur entre la sixiéme ei la septième, et la premiere ne sétend avec son extrémité que jusque vers l’extrémité de la neuvième. Les cinq premières de ces pennes sont toutes rétrécies à la barbe interne depuis la moitié de leur longueur jusqu'à la pointe, et on observe une forte échancrure aux barbes externes de la deuxiéme et des suivantes Jusqu'à la sixiéeme de ces rémiges. Les tarses des oiseaux de bas vol, plus élevés que ceux des faucons, ne sont emplumés que près de leur articulation avec la jambe, sur le devant et vers les còtés; ils offrent des écailles plus larges, plus régulièrement disposées, et qui sont remplacées par devant et par derrière par des plaques très développées. Leurs doigts sont assez longs, notamment ceux de l’épervier, et garnis en bas de tubercules comme dans les faucons. Ils ont la téte plus petite que les oiseaux de haut vol, et plus applatie en dessus. Leur bec, forlement crochu, est assez comprimé et pourvu sur le bord de la mandibule supérieure d’un seul feston, très sensible mais arrondi et placé plus en arrière que dans les faucons; les bords de la mandibule inférieure n’offrent pas d’échanerure apparente. Leurs yeux plus petits ei dont l’iris est toujours d’un beau Jaune, ne sont pas encadrés d'une membrane nue comme ceux des oiseaux de haut vol. Ils ont la queue longue et ornée d’un petit nombre de bandes foncées assez larges. Leurs narines, en forme de fente ovale et oblique, sont dépourvues d'un bouton au centre. Leurs plumes, enfin, offrent en général une forme plus obtuse, notamment les couvertures scapulaires, tandis que celles de la nuque et de la partie postérieure de la téte sont plus ou moins pointues; celles, enfin, qui forment les parties foneées du corps, sont toujours de cou-

leur blanchatre depuis la base Jusque vers le milieu de leur

longueur.

Les ciseaux de bas vol sont rusés, courageux et téméraires au plus haut degré, et ils surpassent tous les autres oiseaux de proie par leur caractère féroce. On peut les comparer sous ce rapport au tigre, tandis que le caractère des faucons offre plutòt de l’analogie avec celui du lion. Leur vol n'est, ni aussi vite, ni d’aussi longue durée que celui des faucons, mais ils savent en revanche exécuter les mouvements les plus variés et les plus rapides, ce qui les met à méme de chasser dans les bois ou dans quelque autre lieu planté d’arbres, de poursuivre leur proie jusque près de ses réduits, et de la saisir, soit au vol ou à la course,

soit lorsqu’elle est. perchée quelque part ou qu'elle se tient

blottie è terre. Ils ont l’habitude de voler bas, afin de pouvoir plus facilement surprendre leur proie qui consiste, suivant leur taille, en oiseaux petits ou de moyenne grandeur et en mammifères. Il paraît qu'ils construisent leur aire constamment sur des arbres.

Les oiseaux que les naturalistes ont rangés dans la famille des autours sont nombreux, et ils s'éloignent le plus souvent d'une maniére sensible des deux types de cette grande division, savoir, l’autour et l’épervier d'Europe. Quelques-uns appelés les aigles-autours, dont nous dirons quelques mots plus bas, ayant les tarses emplumés jusque vers la base des doigts, rappellent, par cette particularité et souvent aussi par leur forte taille, les aigles proprement dits; d'autres se rapprochent par leurs doigts courts et leurs ongles peu crochus des buses ou des oiseaux de proie ignobles en général; d’autres encore, tout en offrant le méme caractère, ont les tarses assez allongés, et il y en a méme, tel que le Messager ou Secrétaire, qui sont a&ssi haut montés sur leurs jambes que les échassiers; mais, à juger de la conformation de leurs serres, il parait que la plupart des oiseaux de la famille des autours, à l’exception des aigles-autours, de la grande harpie et des espèces qui se rapprochent de l’autour et de l’épervier d'Europe, sont peu pro-

pres à la chasse au vol.

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