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descriptions et des figures dans tous les traités d’Ornitholog
L’autour, généralement connu sous ce nom en France, est
désigné en \ngleterre sous celui de « roshawk»; en hollan-
dais on l’apelle «havik»; mais en Allemagne il a, outre celles de Habicht et de Stockfalke, plusieurs autres dénominations, dont on trouve l’énumération complète dans les ouvrages de Bechstein et de Naumann.
L’autour parait habiter toutes les parties de l'Europe, à l’exception de l’Islande. Il est commun en Suéde 7); il se trouve en Angleterre, quoique en trés petit nombre 8); on l’a observé dans presque toutes les parties de la France et de lAllemagne; mais en Hollande il ne fréquente que quelques provinces situées sur les confins de PAllemagne. Les naturalistes italiens en font mention comme d’un oiseau propre à leur pays; il n'est pas aussi rare en Sardaigne 9) quen Sicile où il niche cependant dans les foréts élevées 10); le comte von der Miihle 1 I) en a recu des individus de la Rumélie; Ruppell 12) dit que l’autour fréquente aussi, quoique en petit nombre, la basse
Esypte; Wagner 13) rapporte qu'il est commun dans l’Algérie; le musée britannique 14) en possède plusieurs individus tués au Népaul; enfin, cette espèce est répandue, suivant Pallas 15), dans toute la Russie et la Sibérie; mais ce savant remarque que les parties orientales de la Sibérie, notamment le Kamtschatka, produisent une variété de l’autour remarquable par la couleur blanchàtre ou parfaitement blanche de son plumage. Il existe aussi au Japon un oiseau semblable è notre autour, mais qui ne nous est connu que par des dessins Japonais. Quant à l’autour de l’Amérique du Nord, il forme une race part, qui se distingue de la nòtre par plusieurs modifications dans la distribution et les nuances des teintes 16).
L'autour habite de préférence les bois et les forèts. Quoique ce soit un oiseau passager, il reste toujours en hiver, méme en Suède 17), un petit nombre d’individus qui, sans choisir comme en été une demeure fixe, se rendent d’un lieu è un autre et ne s'arrétent qu@aux endroits où ils trouvent de quoi subsister. L’autour se nourrit de toutes sortes d’animaux, soit pe
tits soit de taille moyenne, et c'est un des ennemis les plus
1) Tome II, p. 262, n°. 9. — 2) Ibid., p. 268, n°. 11. — 3) Ibid., p. 273. — 4) Tome II, p. 711 n° 13 — 5) Ibid., p. 726, note. — 6) Ibid. p. 847. — 7) Nilsson, Skand. Fauna, Oiseaux, I, p. 32 8) Yarrell, Brit. Birds, I, p. 59. — 9) Kister, Isis, 1835, p. 210. — 10) Malherbe, Faune Sicil p. 33. — 11) Beitràge, p. 22. — 12) Neue Wirbelthiere, p. 46. — 13) Reisen, tome III, p. 88. — 14) List of the Birds in the British Museum, Accipitres, London, 1844, p. 31. — 15 raphia re
asiatica, I, p. 368
redoutables des pigeons; il fait aussi la chasse aux jeunes lièvres et aux lapins, et ne dédaigne pas méme les campagnols, lorsqu'il ne peut pas se procurer une proie plus à son goùt. Il construit son aire sur les arbres les plus élevés des bois et des foréts. Sa ponte est de trois à quatre ceufs qui sont d'un blanc verdatre, ordinairement parseme par-ci par là de quelques taches d'un brun Jaunatre. Les petits éelosent au bout de trois semaines.
L’autour, peu estimé chez les véritables auteurs de fauconnerie, pour des raisons que nous exposerons en traitant de la chasse au vol, l’a été davantage chez tous ceux à qui leurs moyens ou d’autres circonstances ne permettaient pas d’entretenir des faucons. On se sert principalement de l’autour pour le vol de la perdrix, du faisan et du lapin; autrefois on l’'employait également pour le vol de rivière. L'affaitage de cet oiseau offre beaucoup moins de difficultés que celui des faucons de grande taille. £è suffit, pour exercer la chasse à l’autour, d’en entretenir un seul. Autrefois on avait l’habitude de tenir ces oiseaux è la cuisine, et c'est pour cette raison ou parce que la chasse à Vautour profite toujours à la cuisine, qu'on appelait ces oiseaux quelquefois «cuisiniers» 18). Pallasr9) rapporte que de son temps, c'est à dire dans la dernière moitié du siéele passé, l’autour était après le faucon l’oiseau de chasse le plus estimé chez la noblesse russe, ainsi que chez les Tatares, les Calmoues et les
Baschkirs, notamment en Tauride où il n°y a pas de faucons.