‹ Traité de fauconnerieChapitre 22 sur 66 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

gue de quelques centaines de pieds et dont un bout est attaché à un piquet enfoncé prés du noeud coulant. Aprés avoir couvert ce noeeud coulant de plumes de pigeon, si c'est un faucon égaré que l’on veut reprendre, et de brins d’herbes ou de bruyéres, si c'est un faucon sauvage, le chasseur se retire, emportant l’autre bout de la ficelle, ei se cachant quelque part pour attendre le retour du faucon. Celui-ci, ne voyant plus personne, ne tarde pas à retourner près de sa proie et il se trouve aussitòt pris par les pieds dans le noeud coulant que le chasseur reserre avec la filière.

Quant aux autours, il y a différentes maniéres de les prendre. On se sert ordinairement à cet effet d'une espèce de cage 3) de la forme d'un cube plus spacieux par en haut que par en bas; les parois de cette cage que l’on place près de la lisière d'un bois sur un poteau fiché en terre, sont revétues d’un filet grossier, dont celui d’en haut est mobile et arrangé, au moyen d’un mécanisme assez simple, de maniére à ce qu'il puisse recouvrir l’ouverture de la cage au moment où l’autour veut enlever le pigeon mis comme appàt au centre de la cage. On emploie également pour prendre les autours un filet carré, suspendu de facon qu'il renferme un espace de dix à douze pieds cubes; l’autour, en fondant sur le pigeon qui est attaché à terre au centre du filet, sy empétre de manière que tous ses efforts pour s'en débarasser sont inutiles. S'il sagit de prendre les autours branchiers, on les attire vers le filet, en imitant la voix de leurs parents. Pour les éperviers, les émérillons et en général les oiseaux de proie de petite taille, on les prend, soit aux filets pour les pinsons, soit à cette espéce de filets qu'on appelle pantière; mais les différentes méthodes de prendre les autours, les éperviers et les petites espèces de faucons étant connues de tous les chasseurs et n'étant jamais employdes par les fauconniers, nous n’en donnons pas dans notre ouvrage la description détaillée.

Dès que l’on a pris un ociseau dont on veut se servir pour la chasse, on en enveloppe les ailes avec le linge dont nous avons parlé plus haut et on le garrotte au moyen des rubans attachés à ce linge, pour le transporter ensuite à la maison. On peut aussi, si le faucon a été pris le matin, le garder auprès de soi jusqu'au soir, mais alors on lui met le chaperon de rust et les entraves dont on a eu soin de serrer les noeuds inférieurs avec une ficelle; on lui bride l’aile, on lui émousse les ongles et le bec, et on l’attache sur le sol en dehors de la loge où il reste jusqu'à ce que l’on retourne chez soi. Les soins ultérieurs quon lui donne ayant rapport au traitemeni et à l’affaitage des oiseaux, nous en parlerons dans les chapi-

tres suivants.

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