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ger à la suite de la longue; ainsi, l’on compte, chez les faucons, depuis la troisième penne, qui est ordinairement appelée la tierce ou quelquefois aussi l'avant-longue, jusqu'à la dixiéme; chez les ociseaux de bas vol depuis la cinquièéme Jusqu'à la dixiéme. L’aileron13) est formé par les petites pennes qui sont fixées à l’os représentant le pouce. Le terme de balair4) a été employé par plusieurs auteurs de fauconnerie pour désigner la queue des oiseaux de chasse; d’autres écrivains préiendent que ce terme n'est applicable qu'à la queue des oiseaux de bas vol. Les deux pennes mitoyennes de la queue s'appellent les couvertures 15), ou simplement les couvertes. On emploie quelquefois le mot de manteau pour désigner l’entre-deux des épaules. Si les oiseaux niais ne sont pas abondamment nourris, l’accroissement successif de leurs pennes ne peut se faire réguliérement, et elles offrent alors des lignes transversales semblables à de faibles incisions; les pennes qui présentent cette marque sappellent pennes affamées. 16) Les taches ou mouchetures dont les ailes et le dos de la plupart des oiseaux de chasse sont ornés, recevaient autrefois les noms de bigarrures, d’aiglures, d'émaillures, de tavelures et d’égalures. Les bandes foncées que l'on apercoit sur
la queue des oiseaux de chasse s'appellent ordinairement barres.
La partie de l’oesophage que les anatomistes désignent sous le nom de jabot, sappelle la mulette. On dit d'un oiseau malade, incapable de digérer ses aliments, qu'il a la mulette empelotée. Les excréments des oiseaux s'appellent émeut; 17) rendre les excréments se nomme émeutir. 18) En parlant du nid des oiseaux de chasse, on emploie le terme d'aire; 19) ce nom se donne aussi au nid artificiel que l’on construit pour y mettre les oiseaux niais.
Les termes suivants ont rapport à l’éducation ou au traitement des oiseaux de chasse. On dit ordinairement affaiter 20) les oiseaux, l’affaitage des oiseaux, au lieu de dresser les oiseaux. La nourriture des oiseaux s'appelle le pàt;21) leur donner à manger, sappelle paitre 22) les oiseaux; les repaitre d'animaux vivants sappelle leur donner du vif ou gorge chaude; on dit donner à l’oiseau bonne-gorge, 23) demi-gorge, 24) quartde gorge, suivant la quantité de nourriture qu'on lui distribue. Chaque fois que l’oiseau prend dela chair à son bec, cela se nomme une beccade; lui donner quelques beccades, se dit lorsqu'on ne lui permet de prendre que quelques morceaux de chair. Si, par un excés de nourriture, les oiseaux sont devenus trop gras, trop lourds, on tàche de les rendre plus maigres, en leur donnant, pendant quelque temps, moins de nourriture que d’ordinaire; cela s'appelle les essimer, les abaisser, les tenir ferme ou abaisser le corps. Si, au contraire, les oiseaux sont devenus trop maigres, on leur rend alors une nourriture abondante, ce qui se nomme les re-
monter. L’aile de pigeon ou de volaille avec ses chairs, dont on
que les fauconniers hollandais emploient ce mot de couteaux pour désigner l’aileron. — 11) Lange veder
en hollandais. — 12) Le cerceau s’appelle en hollandais ciseel; chez lPempereur Frédéric, il porte le nom
desaxellus. — 13) Pinions, chez les fauconniers anglais; empiniones, dans l’ouvrage de l’empereur Frédéric. Les fauconniers hollandais ont transféré à cette partie le nom de mesken, ce qui signifie petit couteau. Les naturalistes désignent ordinairement l’aileron sous le nom d’aile bàtarde. — 14) En anglais, the train. — 15) Enhollandais, dekvederen; cooperturae, chezl’empereur Frédéric. On sait que les na-
turalistes appellent couvertures de la queue les plumes qui recouvrent la base de la que tant en dessus
qu'en dessous. — 16) Pennae affamatae ou pennae corrosae, chez l’empereur F
ric. La marque
dont nous venonsde parler, s’appelle en anglais, hungertrace;en hollandais, hongermalie; enallemand germalie;ena and,
Hungermaal; Albert le Grand cependant a Grimal, terme dont je ne trouve fait mention nulle part
ailleurs. — 17) En anglais, mutes; en hollandais, smeltsel; en allemand, Sehmelz. — 18) En allemand
schmelzen. — 19) En anglais, airy; en hollandais, horst; en allemz 20) E a ù 5 Ù ) Vi andais, send nani rate 920) Fa anolaia
) F i î d, Horst. 20) En anglais, to
train; en allemand, abtragen; en hollandais, treinen, I
Les fauconniers hollandais comprennent s0us
le nom de spinnen (spenen?)c
te partie de l’éducation des oiseaux qui a pour but de les apprivoiser,
en les portant presque continuellement sur le poing. — 21) En hollandais, aas: en allemand, Gekrépf. 328; allemand, Gekr n 22) En hollandais, azen; en allemand, krépfen. — 28) En ; 5 ) ; RECARE È A ISP 23) En anglais, a gorge; en hollandais, een goede krop. — 24) En hollandais, een halve kr op. pap sona SERI FREIRE RIC pr i
se sert pour faire venir les oiseaux sur le poing, s'appelle le tiroirr); laisser tirer 2) l’oiseau se dit, quand on lui permet d’enlever quelques beccades du tiroir. Les pillules ou petites pelotes de plumes, d’étoupes ou de coton que l’on donnait autrefois aux oiseaux pour faciliter la digestion de la chair pure dont on les nourrit, sappelaient la cure; on disait en conséquence donner la cure à l’oiseau ou curer l’oiseau; armer la cure, c’était mettre auprés des pillules un peu de chair pour les faire mieux avaler aux oiseaux. Enter les pennes 3) signifie rejoindre, au moyen d’une aiguille, le bout d’une penne gardée à la penne d’un oiseau, qui a été rompue ou froissée. Siller 4) un oiseau, c'est lui coudre les paupiéres afin de l’empécher de voir. Jardiner 5) les oiseaux, c'est les exposer au soleil ou à l’air. On dit porter les oiseaux sur le poing. En faisant partir du poing l’oiseau sur le gibier, on emploie pour les oiseaux de haut vol le terme de Jeter 6), pour les oiseaux de bas vol celui de làcher. On dit aussi, en làchant les oiseaux de bas vol, qu’ils volent poing à fort ou de poing en fort. En laissant voler librement les faucons, pour qu’ils soutiennent le chien ou les personnes qui vont à la quéte du gibier, on dit jeter amont les. faucons, les faucons volent d’amont7). Prendre motte se dit, lorsque l’oiseau se pose à terre au lieu de se percher sur un arbre, ce qui se nomme bloquer 8). Ce terme de bloquer s'applique également à action de Poiseau qui, s'étant arrété aprés avoir remis la perdrix, la tient à son avantage. Charier 9) se dit de l’oiseau qui emporte sa proie. En langage de fauconnerie, on dit d’un oiseau qui saisit sa proie, qu'il la lie 10) ou qu'il.la frappe 11), si c'est un faucon; quil l'empiéte, sil s'agit des oiseaux de bas vol. Pour faire retourner les faucons auprés de leur maître, on se sert ou du leurre ou d’un pigeon attaché à une ficelle: cela s'appelle leurrer l’oiseau, le leurrer avec du vif; les fauconniers d’autrefois disaient aussi duire un oiseau au leurre. On ne leurre pas les oiseaux de bas vol; mais on les réclame, soit avec le tiroir, soit en les appelant simplement de la voix. Les oiseaux captifs dont on se sert pour affaiter les oiseaux de chasse, et que l’on tient, lors des lecons de vol, attachés à une ficelle, s'appellent les oiseaux d'échappe; on dit par conséquent mettre à l’échappe ou à l’escap un pigeon, une perdrix, un coq, un héron, un milan, ete. On dit que l’oiseau est assuré, quand il se tient tranquille sur le poing sans se débattre; on dit quilvole pour bon, pour dire que son éducation est achevée. Un oiseau de grand travail est un oiseau qui vole supérieurement bien.
La fauconnerie12)estl’artd'affaiteret de gouvernerles oiseaux de chasse; on emploie ce mot également pour designer, soit la chasse que l’on fait avec les oiseaux, soit l’équipage nécessaire pour cette chasse, ou méme le lieu où l’on tient les ciseaux de chasse. La fauconnerie, en prenant ce mot dans l’acception ordinaire, se divise en fauconnerie proprement dite, si ce sont des faucons
1) Tiratorium chez lempereur Frédérie. — 2) En hollandais trekken. — 3) En anglais, imping;
en hollandais, cene veder aansteken. — 4) En anglais, scaling ouseeling; en hollandais, breeuwen;
en allemand, aufbriuen; ciliare, bloire chez l’empereur Fréde — 5) Enanglais, weathering. —
6) en allemand , werfen. — 7) En anglais, waiting on; en hollandais aanwachten — 8) En allemand, auflacken. — 9) En anglais, carrying; en hollandais, trossen. — 10) En anglais, to bind; en hollandais, binden. — Quand on jette plusieurs faucons sur une pièce de gibier, les fauconniers anglais et hollandais
n’appliquent le terme de lier qu'au faucon qui le premier a atteint le , et ils disent de celui qui
sy attache après, qu'il rejoint Je premier. Ce terme de rejoindre, en anglais to join, en hollandais inkoppelen, ne paraît pas avoir été en usage en France. — 11) En allemand, schlagen. — En anglais, falconry; en allemand, Falknerei. — 13) En anglais, hawking; en allemand , Beize ou Falkenbeize. On dit très-improprement en hollandais valkenjagt; Merula, ancien auteur hollandais, nomme cette
chasse vlugtbedryf En francais, on dit également la chasse du vol. — 14) Les auteurs sont peu
d’accord sur les définitions des expressions haute volerie et basse volerie. Nous avons, à cet égard, suivi d’Arcussia, qui nomme quelquefois la haute volerie le vol roval. La plupart des écrivains postérieurs à
d’Arcussia comprennent sous le nom de haute yolerie la chasse du faueon sur le héroni, le canard et les
quonemploie, eten autourserie, s'il s'agit del’affaitage de l’autour et de l’épervier. Les faucons étant dressés à revenir au leurre, se nomment oiseaux de leurre; l’autour et l’épervier étant dressés à revenir sur le poing, se nommentoiseaux de poing. Les oiseaux de leurre sont des oiseaux de haut vol; les oiseaux de poing sont des oiseaux de bas vol. La chasse au vol 13) ou Ja chasse à l’oiseau est la chasse que l'on fait avec des oiseaux dressés sur d’autres oiseaux ou sur quelque autre sorte d’animaux. On divisait autrefois la chasse au vol en haute volerie, c'est à dire, la chasse que l’on fait avec les faucons sur le milan et le héron; et en basse volerie, c'est à dire, la chasse que l’on fait, soit avec des oiseaux de haut vol, soit avec des oiseaux de bas vol, au liévre, aux per: drix, aux canards et à d’autre gibier 14). Voler, en langage de
fauconnerie, c'est chasser avec des oiseaux dressés; on dit voler le
milan, voler la perdrix, ce faucon a volé le héron, ete. Le substantif
vol s'emploie dans le méme sens, et l’on dit le vol du héron, le vol de la corneille, ete.; un vol signifie également l’équipage composé d’oiseaux, d'hommes, quelquefois aussi de chiens, et nécessaire pour l’exercice d’un certain genre de chasse au vol; on dit par conséquent: j'ai un vol pour le milan, un vol pour la corneille, ete.; on dit aussi un vol pour les champs, si l’on entretient des oiseaux destinés expressément pour la chasse des perdrix, et un vol pourrivière, s'il s'agit des oiseaux affaités pour le vol des canards ou autres oiseaux aquatiques. On dit la chasse au faucon, à l’autour, à l'épervier, au lieu de dire la chasse avec le faucon, avec l’autour, avec l’épervier.
Beaucoup de personnes ignorant que les fauconniers montent à cheval du còté droit, parce qu’ils tiennent l’oiseau sur le poing gauche, nous ferons observer qu’en terme de manége on dit, monter à cheval en fauconnier, pour dire, monter du
còté droit ou du pied droit.