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DES INSTRUMENTS DE FAUCONNERIE

Les instruments et outils dont se servent les fauconniers étant représentés dans notre ouvrage avec la plus grande exactitude, il est inutile d’en donner une description minutieuse. Il suffira par conséquent d’en faire l’énumeération et d’y ajouter les détails nécessaires pour connaitre les noms de ces instruments, leurs propriétés et leur usage.

On comprend sous le nom d’entraves 15) les liens que l’on met aux pieds des oiseaux de chasse, pour les empécher de s’envoler. Cesentravessontde deux sortes, suiv antqu'elles sont destinées pour l’autour ou pour les autres ciseaux de proie 16). Elles se composent de deux parties principales, savoir: les jets 17) et la longe 18), et d'une pièce intermédiaire appelée les vervelles 19); mais dans les entraves pour l’autour il vient se joindre entre les Jets et les ver-

velles une quatrièéme partie accessoire nommée le courtrier20),

grues, ainsi que celle du gerfaut et du sacre sur le milan; la basse volerie, au contraire, est, selon eux,

la chasse du lanier et du tiercelet de faucon sur les faisans, les perdrix, la pie, les cailles, etc. Huber

prend très mal-à-propos ces expressions pour synonymes de celles de haut vol et de bas vol. — 15) En

allemand, Fesseln. — 16) Les entraves pour l’autour sont figurées du còté gauche de notre première planche; on voit celles pour le faucon sur le còté droit de cette méme planche. — 17) En anglais, jesses; en hollandais, schoenen; en allemand, Geschiihe ou Wurffessel; jacti chez l’empereur Frédéric.

18) C'est le leash des ang

le langveter des fauconniers hollandais, le Langfessel des allemands,

etlalongade l’empereur Frédéric. — 19) En anglais, swivel; en allemand, Wirbel; les fauconniers hollandais

désignent cette pièce sous le nom de draal; dans l’ouvrage de l’empereur Frédéric les vervelles portent le nom de tornettum. — 20) Ce nom de courtrier qui n’a pas été introduit dans les dictionnaires fran-

gais, était en us:

suivant les communications orales du vieux van den Heuvel, au temps où ce fauconnier servait à Versailles sous les ordres de Mr. de Forgès, lieutenant des chasses du roi Louis XVI.

Il n'existe pas, que je sache, d’autre nom pour cette pièce. Les fauconniers anglais désignent le courtrier

sous le nom de shortleash, les fauconniers hollandais sous celui de Kkortveter, les allemands sous celui

de Kurzfessel.

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et les jets destinés pour cette sorte d’oiseau sont pourvus à leur extrémité inférieure d’un anneau mince de cuivre jaune. Toutes ces pièces varient dans leurs proportions, suivant la taille des oiseaux pour lesquels elles sont destinées. Les jets forment la partie supérieure des entraves; ils se composent de deux piòces tout a-fait semblables; ce sont des courroies de cuir souple que l’on atiache aux tarses des oiseaux au moyen d'une espèce de noeud particulier. On appelle vervelles deux anneaux attachés l'un à l’autre par une cheville, autour de laquelle ils se tournent; l’anneau supégrieur des vervelles est destiné à recevoir l’extrémité inférieure des jets ou du courtrier; on passe la Jonge par l’anneau inférieur. Le courtrier est une bande de cuir, longue de deux pouces environ, et terminée à l’extrémité supérieure par un noeud coulant qui embrasse les anneaux dont sont pourvus les jets destinés pour l’autour. La longe, en forme d’une laniére de cuir de la longueur d’environ trois pieds, sert à attacher les faucons soit aux perches, soit à quelque autre objet. On appelle filière 1) ou eréance, ou quelquefois aussi tiens-le bien, la ficelle que l'on attache à la longe pour retenir l’oiseau lors des lecons de vol qui se donnent en plein air. La sonnette 2) ou le grelot que l'on met aux oiseaux est attaché au pied gauche, au dessus des Jets, au moyen d’une mince bande de cuir, appelée porte-sonnette. En faisant le noeud des jets,

vrossiérement taillé en

on se sert d’un morceau de bois 3) dur, g

forme d’aléne, pour élargir la fente pratiquée dans le cuir et par laquelle on passe l’extrémité pointue des jets; on emploie pour les noeuds du porte-sonnette un gros fil de fer 4), pointu par un bout et courbé en cercle par l’autre bout. On dit armer l’oiseau pour dire lui mettre les entraves et la sonnette. Pour empécher que les oiseaux ne se débattent sur la cage, on leur lie l’aile droite au moyen de la bride 5), bande de cuir mince, pourvue au milieu d’une large fente, dans laquelle on introduit la partie supérieure de l’aile.

Le chaperon6) dont on couvre la téte des oiseaux de leurre, varie de grandeur suivant la taille de l’oiseau pour lequel il est destiné. Le chaperon ordinaire 7) est surmonté d'un panache appelé cornette; le chaperon au contraire dont on se sert pour les faucons nouvellement pris, est sans ornement et fait de cuir plus souple que le chaperon ordinaire: il appelle chaperon de rust8). Mettre le chaperon à la téte d'un oiseau sappelle chaperonner 9) l’oiseau; 6ter le chaperon s'appelle déchaperonner 10) l’oiseau. Il est nécessaire que la forme de bois sur laquelle on fait le chaperon, soit iravaillée avec la plus grande précision; car, si le chaperon est trop spacieux, l’oiseau parvient facilement à l’oter lui méme; s'il est au contraire trop étroit, il arrive ordinairement qu'il meurtrit la téte de l’oiseau ou quil lui froisse les plumes. Le leurre 11), nommé quelquefois le rappel, est une

1) Enanglais, creance;en hollandais, vliegdraad; fileria et eredenzia chez l’empereur Frédérie. —

2) Bell en ang

de l’empereur Frédéric, Rolle; campanella chez l’empereur Frédéric. La sonnette pour le faucon, munie

ais; bel en hollandais; en allemand Schelle ou, suivant le tradueteur de l’ouvrage

du porte-sonnette, est figurée sur notre première planche. — 3) On voit la figure de cet instrument

sur notre première planche; c'est le schoenpen des fauconniers hollandais Cet instrument

également figuré sur la première planche, est appelé par les fauconniers hollai sio) Ea

bride est figurée sur notre première planche; elle ppelle en anglais brail; les fauconniers hollandais la

n { désignent également sous le nom de breil. L’empereur Frédérie emploie l’expression de filo ligare alas pour dire, rider les ailes. — 6) En anglais, hood; en hollandais, kap ou huif; en allemand, Haube cu Kappe;

capellum chez l’empereur Frédérie. — 7) En hollandais steekhuif; en allemand Stockhaube. Le

chaperon ordinaire pour le faucon, vu par derrière et par devant, est figuré sur notre denxième planche; on y voit aussi le chaperon pour le gerfaut représenté de profil. — 8) En anglais, rufthood; reushuif

est figuré s

ez les fauconniers hollandais. Le chaperon de rust pour le faucon, vu par derrière et par devant,

r notre deuxième planche. — 9) En anglais, to hood; en hollandais, ophuiven; en allemand,

aufhauben — 10) En anglais, to unhood; en hollandais, afhuiven, en allemand, abhauben. — 11) En

pi rieisistticiatta

e serena ngn cass FERRI

figure ou représentation de pigeon; on le fait d'un morceau de bois applati, arrondi par devant, fourchu par derriére, revètu de cuir et pourvu sur chacune de ses surfaces de deux ailes de pigeon, rapprochées les unes des autres et collées sur le corps du leurre. Le ruban appliqué à chaque còté du leurre au dessus de sa bifurcation, sert pour acharner12) le leurre, c'est à dire, pour y attacher un morceau de viande. Le crochet en anneau fixé à la partie antérieure du leurre, est destiné à recevoir la corde, au moyen de laquelle on agite le leurre, et qui, arrangge de telle manière qu'elle rentre en elle-méme, sert en méme temps à porter le leurre suspendu sur l’épaule droite, de sorte qu'il pend du còté gauche du corps. Le leurre, tel qu'il est employé aujourd’hui, diffère un peu, mais non pas d'une manière essentielle, de ceux dont on se servait autrefois, du moins à en juger d'aprés les figures qui en existent dans plusieurs ouvrages de fauconnerie et de chasse. En examinant la planche représentant le faucon blanc, on peut se faire une idée de la forme du gant dont se servent les fauconniers, ainsi que de la maniére dont on tient les jets et dont on arrange la longe entre les doigts, quand on porte le faucon sur le poing. La fauconnière13) est une espèce de gibecière séparée en deux, faite de drap vertet pour. vue d’une ceinture de cuir que l'on attache autour des reins; on la porte au còté droit. L’une des poches de la fauconnière est destinée à recevoir la boite au pat, la filiere, des entraves, le canif, les pinces et d’autres menus objets donton peut avoir besoin lors de l’affaitage des oiseaux ou lors de la chasse au vol; l’autre poche, se fermant par le moyen d’un cordon qui en reserre l’ouverture, sert à y mettre les pigeons vivants avec lesquels on leurre les faucons. La cage 14) est une espèce de civière à pieds, sur laquelle on attache les faucons pour les porter sur le lieu de la chasse; l’aide-fauconnier qui porte la cage s'appelle porte-cage 15); le nom de cagier se donnait autrefois aux fauconniers qui portaient des oiseaux à vendre. On se sert d’un linge 16) grossier pour envelopper les ailes d'un oiseau nouvellement pris; ce linge dont la surface n’occupe guère plus d’un pied carré, est du double plus large à la base que vers le haut, où il forme de chaque coté un large rebord en guise de poche; on a soin d’attacher au cenire de la face postérieure du linge deux rubans, longs chacun d’environ un pied et demi. Aprèsavoir introduit la partie supérieure des ailes dans les poches dont nous venons de faire mention, et lié les serres avecles rubans, l’oiseau se trouve garotté de manière qu'en le mettant à plat sur terre, il ne peut se remuer. On se sert d’une boîte de fer-blanc pour y mettre la viande finement hachée, destinée à la nourriture ordinaire des oiseaux de chasse; c'est la boite au pàt17) des fauconniers. Les aiguilles à enter 18) les pennes se font d’acier trempé; elles sont longues environ d’un pouce, à trois

tranchanis et pointues par les deux bouts, afin de pouvoir les in-

russi, Vorlo

anglais, lure, en hollandais, loer, en allemand, Federspiel et quelquefoi loyrum, (cum et sine carnibus), chez l’empereur Frédéric. La figure du leurre se voit sur notre deuxième planche. — 12) En anglais, to bite the lure. Les fauconniers hollandais n'ont pas d’expression propre pour désigner

ch; en allemand, Falkner

cette opération. — 13) En anglais, hawkingbag; en hollandais, valkenierst

tasche. Les figures que nous avons données de la fauconnière sur la deuxième planche, sont réduites au

tiers de la grandeur naturelle. — 14) ln anglais, cage; en hollandais, cagie; en allemand , Cage ou Trage. On peut étudier sur notre presier tableau représentant le vol du héron, quelle est la for

8 + quelle est la forme de la cage, de quelle manière on y attache les faucons et comment onla porte. — 15) En anglais, hawkcarrier; en hollandais, cagiedrager: en allemand, Cagetràger. — 16) En hollandais, valkenzak. L’empereur Frédérie nomme ce linge malleolum; on voit par la description qu'il en donne que de son smps ce linge se faisait de manière à envelopper 0 TO io cos se Dai Sa temps ce linge se faisait manière à envelopper complétement le corps de l’oiseau: voir Lib. II, chap 44 5 et 106. — ) En hollandais, aas 8.10 7 sla hour 3 È 44, p. 105 et 106. 17) È Jlandais, aasbus. On trouve la figure de cet outil sur notre premiere planche. — 18) Ces aiguilles sont figurées sur la première planche. On voit sur cette méme planche la ficure d’une penne de faucon entée, mais d A ee ata CRRBIRO n SERI 8 une } i lont on a séparé les deux parties jointes pour fiire voir Vai-

guille introduite dans le tuyau de la penne.

troduire facilement dans le tuyau des pennes que l'on veut raccommoder. On met les aiguilles à enter, pour les conserver, dans un aiguillier ordinaire. On emploie des aiguilles à coudre ordinaires et du menu fil de coton pour l’opération qui sSappelle siller et dont nous parlerons plus bas. Les pinces et le canif 1) servent, les premières à enlever la pointe des ongles et du bec des ciseaux de chasse, le second à émousser le feston du bec des faucons 2). La chambre, dans laquelle se trouvent les perches pour les faucons, sappelle le perchoir3). L’aile de pigeon dont les fauconniers se servent pour frotter les oiseaux de chasse,

porte la dénomination singuliére de frist-frast. Pour empécher

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