‹ Traité de financesChapitre 57 sur 175 · De la Jostlee dans les dépteiMes · texte numérisé non relu

De la Jostlee dans les dépteiMes

Il résulte évidemment de la nature de l'Impôt et de l'Ëmprunf, et des immenses inconvénients qu'ils ont, qu'on doit en faire un emploi utile pour compenser, par les avantages généraux résultant des services qu'ils servent à payer, les maux qu'ils produisent dans l'économie sociale et sur la condition des familles

La première condition, pour que cet emploi soit bon, c'est que les services rendus soient réels.

Une deuxième .condition, c'est que l'emploi de l'impôt soit juste, c'est-à-dire que l'impôt profite également à ceux qui en

font le sacrifice, et quMl ne soit pas levé sur une catégorie de citoyens pour éire dépensé au profit d'une autre ; qu'il ne soit pas levé dans une localité pour être dépensé au profit dune autre localité.

Cette péréquation dans les services, le premier devoir de l'administration supérieurc\ est malheureusement un devoir très-difficile à remplir.

On n'atteindra ce but, on n'évitera les inconvénients et les injustices du communisme centralisateur qu'en localisant les dépenses, en spécialisant la destination des impôts.

En général, ce sont les campagnes qui fournissent la plus grande somme des impôts, et on en emploie la majeure partie dans les villes, où, sous diverses influences, il se fait des dépenses improductives et en dehors des besoins de la généralité des contribuables, quand elles ne sont pas complètement inutiles.

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