CONCOURS SUR L'IMPOT
IXSTITUâ PAR LE CONSEIL ni'tJkT DU CAHTOR DE TiUD.
Ce concours, qui a donné naissance au congrès sur Timpôt, a été institué par le conseil d*État du canton de Vaud, sur l'initiative d'un de ses membres et par suite des préoccupations de Topinion publique demandant une réforme du système actuel de taxation consistant principalement en un impôt foncier, en divers impôts de cons )mraation et de droit de mutation laissant à désirer sous le rapport de la répartition.
Quarante-cinq mémoires ont été adressés pour ce concours, qui a été jugé par une commission dont M. A.-E. Cherbuliez, professeur d'économie politique à TÉcole polytechnique fédérale de Zurich, a été larapporteur^
De ces quarante-cinq mémoires, cinq ont été jugés dignes non du prix, mais de gratifications graduées dans l'ordre suivant : le mémoire de M. Proudhon a obtenu 1,000fr.; — celui de M. Lassant, avocat à Paris, 800 fr.; — celui de madame Clémence-Auguste Royer, 400 fr.; — celui de M. Léon Walras, publiciste, 300 fr.; — celui de M. Romiol, de la Dordogne, 200 fr. Au dire du rapporteur, le premier est une remarquable dissertation critique par une plume habile et exercée Les deux autres sont des traités complets, mais celui de madame Royer eût été mieux placé sans sa conclusion; — celui de H. Walras est une dissertation originale; — celui de H. Romiol contient des aperçus historiques intéressants. — Ha-
Yoy. le Journal de» éconamisle». juillet 1861.
dame Royer conclut à ri'mpdt sur le revenu, que combat M. Cherbuliez. — M. Proudhon conclut à un ensemble de taxes localisées avec un impôt sur la renie foncière, au maintien dos taxes de consommalion et des droits d'enregistrement pour atteindre les capitaux mobiliers, au monopole lucratif entre les mains de FÉtat de Texploitation des voies de communication et des entreprises de crédit, d'assurance, de docks, de mines, etc. — M. Walras, qui n'a fait qu'une étude critique, conclut assez vaguement à l'impôt sur la rente foncière. — Les deux autres étaient (parait-il) éclectiques.
H. Proudhon a publié son travail augmenté sous le litre : Théorie de limpôty 1861', en un volume in-18 (Voy. ci-dessus, lll); — madame Royer a publié le sien, également augmenté, sous le titre : Théorie de l'impôt ou la dime sociale^ 1862, 2 vol. in-8° ; — M. Walras a publié le sien sous le titre : Théorie et critique de Vimpôty br. in-8®, 1861. (Voir ses conclusions au congrès, ci-dessus Noie IV,