‹ Traité de financesChapitre 90 sur 175 · III. Opinions contraires à l'impôt progressionnel · texte numérisé non relu

III. Opinions contraires à l'impôt progressionnel

L'impôt progressif a été combattu par divers publicistes, qui se sont plutôt attachés à faire ressortir l'absurdité et les inconvénients de la progression trop développée, qu'à examiner la justice comparative de la proportion et d'une progression limitée, ce qui est le problème réel et sérieux. On a principalement cité :

Une brochure de Jollivet, député, en 1793, in-8, sur rimpôlprogresnfei le morcellement du patrimoine ; — un article de RoMlerer dans son Journal d'économie jH)litique, tome I, p. 217, 1796; —

« 'niêorie de timpôt, in-18, llelzel, octobre 1861.

■ De rimpdi progreuif, Paris, Librairie ptialanslérienne, 1851, broch, in-i8.

DÉVtLOPPEUEMTS SUR 1/lHPOT PROGRBSSIONNËL. 361

un passage du (orne i[ du Traité de la fortune publique, par H. Boulatignier (185841); — un article de M. Francis de Gorcelles, dans la Revue des Deux Mondes , i" avril 1833 ; — un article dans YEdinburgh Review, avril 1833, p. 143.

Voyez aussi M. Passy, article Impôt dans le Dictionnaire de Véconàmie politique; — H. Du Puynode, de la Monnaie^ du Crédit et de t Impôt; — M. de Parieu, Traité des impôts; — M. E. de Pariou, Traité des impôts; — M. Vignes, Traité des im^iôts en France,

M. Proudhon, qui veut (voy. note III) un impôt progressif sur les successions collatérales, les bâtiments, les professions, le timbre et les journaux, se prononce non moins vivement dans son ouvrage sur Timpôt^ contre Timpôt progressif, 11 est fidèle en cela à son opinion émise en 1845 dans ses Contradictions économiques^ qu'il rappelle, et contraire à son opinion de 1848, dans ce discours du 21 juillet 1848 qui mit tant en émoi l'Assemblée constituante, et qu'il omet. 11 a sans doute en vue l'impôt à progression limitée, et il ne le trouve pas assez efficace dans le sens du nivellementy pas assez correctif des inégalités sociales, mais seulement capable dalimenter le bavardage des philanthropes, défaire « hurler la démagogie,... » manquant de sincérité et de valeur scientifique (p. 214). 11 le traite de joujou fiscal et d'hypocrisie (p. 216), et il ajoute : a Quand donc cessera-t-on d'entretenir le public de ce bilboquet de la progression, qui n'a été imaginé que pour donner un vernis de philanthropie à l'impôt et ménager la pudeur des riches (p. 240) ? i

Ailleurs, il s'indigne à ce sujet contre la secte des économistes

(voy. plus haut, p. 327), comme si les économistes formaient une secte, et s'ils étaient tous partisans de cette manière d'établir 1 impôt, etc. C'est à se demander s*il ne se moque pas de son lecteur. Voyez plus loin, à la Note XI, g 4, les rapports de l'impôt progressif avec l'impôt sur le revenu.

' ThéorU de Vimpôt, in-18, lletzel, octobre 1861.

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