CHAPITRE V
OUVRAGES ISNLÉS.
Quaxp on veut conserver en son pouvoir une position isolée plus ou moins importante, mais d’une médiocre étendue, on en donne la garde à une troupe proportionnée à l'importance de la position; eelle-ci, livrée à ses propres ferces, pouvant être entourée par des ennemis supérieurs en nombre, se met à l'abri derrière un retranchement présentant une série continue d’obstacles. Rarement elle pourra se servir des ouvrages simples ouverts à la gorge, dont nous avons parlé dans le chapitre précédent, à moins d'appuyer cette gorge à des fortifications naturelles, telles que des marais, une rivière, un escarpement,, ou de la fermer par certains genres de défenses accessoires dont nous parlerons plus tard; ces dernières ne présentent pas habituellement une force suffisante , et les obstacles naturels ne se rencontrent pas toujours. I faut donc s’entourer d’un parapet continu, construire, en un mot un ouvrage fermé.
Nous allons examiner dans ce chapitre quels sont les ouvrages fermés le plus en usage; mais auparavant indiquons les relations qui existent entre un ouvrage fermé et sa
garnison.
La première condition pour une bonne défense c’est que les crêtes soient bordées d’un nombre convenable de défenseurs, et qu’en outre il y enait au moment du combat un certain nombre en réserve sur le terre-plein. Habituellement on admet que chaque mètré courant de crête doit avoir trois défenseurs, ce qui fait une file par mètre courant; mais ce chiffre n’est point absolu, et peut varier pour différents cas particuliers. |
Désignons par n le nombre d'hommes que l’on veut placer par mètre courant de crêtes, par y le chiffre total de la garnison, et par r celui de la réserve, y-r représentera le nombre de défenseurs des crêtes et # la longueur de crête occupée par eux. En désignant par L la longueur totale des crêtes de l'ouvrage, on aura la relation suivante :