CHAPITRE IV
RECTIFICATIONS DES INSTRUMENTS EN USAGE DANS LES OPÉRATIONS GÉODÉSIQUES, ET MESURE DES ANGLES AU MOYEN DU CERCLE OU DU THÉODOLITE RÉPÉTITEUR.
’ 41. La base une fois mesurée, on observe les trois angles de chaque triangle, principal avec un cercle ou un théodolite répétiteur. On les répète un certain nombre de fois, afin d’atténuer les cireurs qui tiennent au pointé et aux vices de construction de cPs instruments. L’expérience montre que des-anglcs mesurés avec un cercle de O" 1 , 25 de diamètre, dont le vernior permet de lire directement cinq — secondes , sont déterminés très-exactement par trois, séries prises dans des' circonstances favorables, et dans chacune desquelles ils se trouvent répétés vingt fois.
Avant de procéder à leur mesure il faut faire diverses rectifications aux instruments dont on se sert.
On commence d’abord par détruire la parallaxe des fis dans chaque lunette, c’est-à-dire le dérangement qu’éprouve relativement à eux l’image d’un objet lorsqu’on le regarde par différents bords de l’oculaire. Cet effet cesse d’avoir lieu lorsque les fils se trouvent au foyer commun de l’oculaire et de l’objectif. Pour établir la coïncidence ehtre les foyers ‘de ces deux verres , et amener ensuite les fils à ce point, on procédera de la manière suivante ; On fera mouvoir dans le sens convenable la monture qui porte à la fois le réticule et
f oculaire , jusqu’à ce qu'on distingue bien nettement un objet éloigné; pn dirigera ensuite la lunette sur le ciel, et on fera marcher l'oculaire seulement, jusqu’à ce que les fds paraissent très-distincts; enfin, on fera mouvoir de nouveau la monture de toute la quantité qu’aura parcourue l'oculaire, mais en sens inverse. Si les fils de la lunette étaient fixes , on ferait mouvoir l’oculaire en avant bu en arrière jusqu'à ce qu’ils se trouvent à soii foyer; puis ensuite on rapprocherait ou on éloignerait ‘d’eux l'objectif, en donnant un mouvement convenable à la pièce dans laquelle il est enchâssé. ,