‹ Traite de geodesie, ou exposition des methodes trigonometriques et astronomiques appicables a la mesure de la terre, et a la construction du canevas des cartes topographiques [VOL. 1]Chapitre 144 sur 336 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

127. S’il s’agissait de connaître la distance zénithale d’un astre, on procéderait encore comme on l’a expliqué à l’art. 119. Ainsi, lorsque cet astre est éloigné du méridien , l’arc parcouru par la lunette supérieure, divisé par le nombre des observations, donnera, comme cidessus, pour quotient un arc moyen qui, eu égard à l’uniformité de la marche de l’astre pendant de petits intervalles de temps , de 8 à 10 minutes, q>ar exemple, sera la distance au zénith, pour 1 instant moyen entre ceux de toutes les observations. En mettant 1 un après l’autre en contact avec le fil horizontal les bords supérieur et inférieur du Soleil , en sorte que le fil vertical passe le plus près possible du milieu du disque de cet astre, la distance trouvée sera celle du centre du Soleil au zénith.

Les observations de ce genre devant être faites dans le moins de temps possible , on se contente , pour éviter des longueurs , de lire les arcs parcourus par la lunette supérieure après 4, 6, 8 ou 10 observations, selon les cas. Les distances zénithales s’obtiennent très-rapidement à l’aide d’un cercle à niveau fixe (art. 122).

Lorsqu’on observe une étoile qui n’est pas de première grandeur, on évite de la mettre à l’intersection des fils, parce qu’il pourrait arriver quelle fût entièrement cachée, et qu’elle ne se trouvât pas exactement dans l’axe optique; mais on la place derrière le fil horizontal, le plus près possible de cet axe, et successivement à droite et à gauche du fil vertical, par la raison donnée à l’art. 120.

Pendant le crépuscule, et avec de fortes lunettes, on observe aisément les étoiles de seconde grandeur ; il arrive cependant quelquefois qu’elles disparaissent avant d’être entièrement sous le fil , quand leur lumière est extrêmement faible. Cet inconvénient a également lieu lorsque l’on pointe sur une flèche très-aiguë. Alors les observations sont trop incertaines pour en tenir compte.

Quand on observe pendant la nuit, on adapte ordinairement un réflecteur F ( PL III) à la lunette supérieure, pour éclairer les fils du côté de l’objectif, afin qu’ils paraissent en noir sur un fond clair. Ce réflecteur est formé d’une petite plaque de métal percée elliptiquement, argentée, et disposée convenablement pour réfléchir dans la lunette , les rayons de lumière qui proviennent de la bougie attachée à la fourchette de l’instrument. Un petit disque d’ivoire placé en

avant de l’objectif fait le même office; mais il est préférable d’éclairer les fils par une ouverture pratiquée au milieu de la lunette, et près de laquelle se trouve intérieurement le réflecteur.

Lorsqu’un astre est près du zénith , il est presque impossible de l'observer directement. Dans ce cas, l’on adapte à l’oculaire un verre prismatique,* qui a la propriété de faire voir l’astre dans une direction perpendiculaire au limbe. Les observations astronomiques seront l’objet dir Livre cinquième.

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