sexag
Cette différence entre la théorie et l’observation est si petite, dans cette circonstance , qu on ne saurait décider si l’une de ces deux valeurs est préférable à l’autre.
A la station inférieure de la préfecture de Clermont-Ferrand , la réfraction déduite pareillement de mesures barométriques et thermométriques , prises le même jour et à la même heure par Ramond , était de a5", i sexag., c’est-à-dire de 5", 5 de moins que par l’observation ; c’est ce qu’il est facile de vérifier au moyen des données suivantes :
hauteur du baromètre . om,73a5 ,
thermomètre du baromètre. i5d,5 centig. , thermomètre libre . 7,3;
et desquelles on déduit, par un calcul semblable au précédent,
log tl' = 8.91994 ou n' = 0,08 1628;
en sorte que le coefficient moyen serait théoriquement
par l’observation trigonométrique
(art. précédent) . o,o8335
différence. ...... — 0,00660.
Ainsi , d’après la théorie que nous avons adoptée , la somme des réfractions qui se sont manifestées aux extrémités de la même trajectoire lumineuse aurait été de 4b", 9, tandis que, par la résolution du triangle hypsométrique ( art. précédent ) , elle aurait été plus exactement de 5o",4- Il peut se faire que ce léger désaccord provienne, en grande partie, de ce qu’il y a eu décroissement de température de l’air en sens inverse (*).
(*) Dans le but de compléter un grand travail sur les réfractions, inséré dans les derniers volumes de la Connaissance des Temps , M. Biot a repris et étendu la théorie des refractions terrestres exposée au chapitre II du livre X de la Mécanique céleste ; mais l’application qu’il a faite de quelques -unes de ses formules à l’exemple actuel nous ayant paru donner lieu à une sérieuse objection , nous renverrons le lecteur aux Additions à la Connaissance des Temps pour 1842, et surtout à la page 663 du second volume de la Nouvelle description géométrique de la France , pour tous les éclaircissements qu'il pourrait desirer à cet egard.