LIVRE DEUXIEME
par sc, ib , aa, on aura les équations suivantes du premier degié .
c — b cos A — a cos B
b — c cos A — a cos C
a — c cos B — b cos C
Mais parce que celles-ci ne renferment aucun terme tout connu , les valeurs de a, 6, c qu’elles fourniraient seraient nécessairement indéterminées; et l’on aurait pour le dénominateur commun de ces valeurs
i — cos2 A — cos2 B — cos2 G — 2Cos A cos B cos C = o :
c’est en même temps la relation qui doit exister entre les trois angles d’un triangle rectiligne, pour que leur somme soit égale à deux droits.
( Application de l’Algèbre à la Géométrie , par M. Lacroix, p. i4 1 •)
. DIVERSES EXPRESSIONS DE l’aIRE d’üN TRIANGLE RECTILIGNE.
53. Soit S l’aire du triangle rectiligne ABC (Jig. i a) , et y sa hauteur;
g AB X CD cx.
mais^ —b sin A ; donc
S = ±bc sin A. (i)
D’ailleurs , à cause de sin C : sin B : : c : b. on a b— 5sin? , et
7 sinC
„ c* sin A sin B / x
2 sin(A-bB)* ^ '
Telles sont les deux formules qui donnent l’aire d’un triangle rectiligne, connaissant deux côtés et l’angle compris, ou bien un côté et les deux angles adjacents. D’un autre côté , à cause de
a 2 : b2 ; c2 ; : sin2 A : sin2 B : sin2 (A -H B) ,
on a cette autre proportion
a2 — b2 ; c2 ", I sin2 A — sin2 B sin2 (A -+- B) ;
ainsi, en définitive, la valeur précédente de S devient, en y mettant
celle de c 2 tirée de cette dernière proportion,
^ a1 — b 2 sin A sin B #
“ 2' * sin(A —B) ’ W
expression qui se présente sous la forme £ lorsque a = b; mais alors l’équation (a) donne
S = ^tangA-
11 est utile en outre d’avoir la valeur de S en fonction des trois cotés: or, si dans la formule (1) l’on met d’abord pour sin A sa valeur 2 sin { A cos { A , on aura
S = bc sin { A cos^ A.
Ensuite, si pour sin^A et cos^A on substitue leurs valeurs trouvées à 1 art. 50, on obtiendra sur-le-champ
s = v P ( p'-à)Çp-b)~{p-c). (4)
De cette derniefe expression de S ressort naturellement la vérité de ce théorème, savoir : Entre tous les triangles isopérimètres et de même hase, le triangle isos cèle est le plus grand.
En effet la somme des deux facteurs variables et inégaux p — a p — b étant constamment égale à c pris pour base, leur produit sera toujours moindre que le carré de la moitié de cette ligne; si donc « = b , le triangle sera isoscèle et sa surface un maximum.
I ous les théorèmes précédents peuvent sans doute se déduire de la simple Géométrie, et plusieurs même dérivent de constructions fort < légantes, aussi n avons-nous adopté dans cette circonstance la méthode analytique qu’à cause de sa fécondité, et que parce qu’elle fournit de la manière la plus simple toutes les formules trigonométriques connues. M