‹ Traité de géodésie, ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques: applicables (volume 2)Chapitre 64 sur 120 · PREMIÈRE MÉTHODE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE MÉTHODE

Par les hauteurs correspondantes du Soleil. .

fgS. JliN supposant que le Soleil décrive perpétuellement le même parallèle, et que les circonstances de son cours soient les mêmea après comme avant midi , on aura de la manière suivante l'heure que marque une pendule au moment où cet astre passe au méridien du lieu de l'observation.

Observez le tems où l'un des bords du Soleil se trouve à une certaine hauteur apparente vers l'est, ain^i que le tems où le même i)ord arrive à la même hauteur vers l'ouest; le milieu entre ces deux tems sera l'heure que la pendule marquait lorsque le centre du Soleil passait au méridien. Si, par exemple, le bord inférieur du Soleil était TU le matin à la hauteur de ao' , lorsque la pendule marque 8*46'58''y et que le même bord fut aperçu le soir à la même hauteur, pendant que la pendule marque S^o'S", l'instant du midi vrai serait annonce par cette pendule, à ii*6y5o",5, moiUé de 8*46'58''+ i5*o'3^

On ne peut se dispenser de répéter cette opération au moins huit à dix fois le mafin y et autant le soir , afin que le milieu pris entre tous les résultats, donne le plus exactement qu'il est possible l'instant du midi.

Quand on prend plusieurs hauteurs le matin, il est indispensable d'en tenir note, afin de pouvoir remettre, le soir, la lunette supérieure dans les mêmes positions qu'elle avait avant midi, en commençant toutefois dans un ordre inverse, comme cela est évident.

C'est ordinairement avec un quart de cercle astronomique que l'on observe les hauteurs correspondantes des astres ; mais le cercle Tépétiteur peut très bien servir au même usage. Pour cet efiet^ I'ob

fixe à zéro la lunette supérieure, eu suivant le procédé décrit à Part- lai ; ensuite on dispose le limbe de Fins trament dans le vertical de Tastre , de manière que la bulle d'air du grand niveau soit exactement entre ses repères. Dans cette position, la lunette inférieure est horizontale; ainsi la lunette supérieure, rendue mobile et amenée sur Fastre, parcourra sur le limbe, un arc qui sera la mesure de Fangle de hauteur de cet astre au-dessus de l'horizon. Comme rien n'oblige à se presser dans ces sortes d'observations , l'on amène la ligne de foi du vernier de la lunette supérieure exactement sur un trait de division du limbe , et l'on note , comme nous venons de le dire , Tinstant précis où l'un des bords se trouve en contact avec le fil horizontal.

C'est ainsi que M. Moynet et moi prîmes, à l'ile d'Elbe, des hauteurs correspondantes du Soleil, les ao, ai et aa mars i8o3« Voici la série des seules observations que nous pûmes faire le ao.

Le matin.

A fa hauteur apparente ITy la pendule marquiait. 8*48' i5^

JJL • • ••«•.••«•• • 0«0X«3o

Somme des tems du matin. . . . a6*35^36'^

Le soir.

A la hauteur apparente H"'^ la pendule mcarquait . i4* 53' 37^^

TTf

Somme des tems du soir. • Celle du matin étant . .

Le milieu entre ces deux sommes^ ou le 6* = 11* 54' 44'',83«

Ainsi, le centre du Soleil passa au méridien à ii*54'44",83, à très peu près, en tems de la pendule.

Cette manière de procéder au calcul du midi approché ne Ëiit pas voir l'accord des résultats partiels, mais il ^e manifeste ainsi qu'il suit : •

SACTEUR

appâventé.

TEMS

de Upeadule.

«pprocbét-

ti

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