‹ Traité de géognosie. Ou, Exposé des connaissances actuelles sur la constitution physique et minérale du globe terrestre (volume 2)Chapitre 40 sur 46 · COUCHES · texte numérisé non relu

COUCHES

trois ou quatre. 11 faut se la représenter connue une couche calcaire , ou masse très-aplatie , chargée de beaucoup de minerai, lequel est souvent en telle abondance, qu’il constitue entièrement ou presque entièrement sa masse, et forme ainsi au milieu d’elle de grandes veines et parties de minerai absolument pur. Quoique ce gîte soit bien décidément une couche, et de formation contemporaine à celle de la montagne, il ne laisse pas de présenter quelques - uns des caractères ordinaires aux fdons ; ainsi , outre sa situation presque verticale , il offre , dans plusieurs endroits, beaucoup de cavités , ou fours de plusieurs pouces de diamètre , et dont les parois sont recouvertes de mamelons d’hématite ) et, ce qui est assez remarquable parmi les diverses zones que présentent ces masses mamelonnées d’hématite brune , on en trouve quelques-unes d’hématite rouge : de plus, ce gîte porte souvent, sur les salbandes , une lisière bien marquée d’une argile très-grasse et ayant quelques pouces et quelquefois jusqu’à un pied d’épaisseur. Cette couche, exploitée depuis plus de six cents ans, alimente seule cinquante forges dites à la catalane , qui fournissent annuellement environ cinq millions de myriagrammes de fer ; c’est près de la vingtième partie de celui qui se fabrique et même qui se consomme en France.

4° Les pyrites martiales et cuivreuses. Toutes les exploitations de cuivre que j’ai vues sont sur des couches dans du schiste-micacé ; telles sont celles d’Alagna, d’Oll omond , de St.-Marcel et de Fenis en Piémont. Telles sont encore celles de Rœraas en Norwége , celles de Kupferberg en Silésie , celles de Schmœliniz en Hongrie, et celles qui alimentent les fabriques de vitriol de la Saxe.

5° La galène ou plomb sulfuré , quoique se trouvan t le plus souvent en filons , ne laisse pas de se

Amas.

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présenter en couches en un grand nombre d’endroits , meme dans des terrains peu anciens.

J’en donne un exemple que j’ai fait connaître ailleurs dans se» détails. Au fond delà Silésie, près la petite ville de Tarnowilz, dans un calcaire compacte, gris bleuâtre, quelquefois bituininifère, à couches horizontales, et que M. de Buch rapporte au calcaire alpin , on a une couche consistant en une marne tendre , très - chargée de fer hydraté , et qui contient une grande quantité de plomb; elle s’étend à plusieurs lieues de distance , et n’a qu’un ou deux pieds d’épaisseur. Le minerai , ou plomb sulfuré, s’y trouve en veines ou strates de quelques mètres d’étendue et de quelques pouces d’épaisseur, en gros rognons et en petits grains ; on y voit encore du plomb carbonaté, du plomb phosphaté et du zinc oxidé.

6° On cite encore comme exemple d’un gissement d 'étain en couches , des bancs exploités à Zinnwald , sur la frontière de la Saxe et de la Bohême.

-7° Le mercure a été observé en couches à Rosenau en Hongrie et à Schneeberg en Saxe , au Mexique , dans des terrains secondaires : à Huancavelica, au Pérou, on le voit disséminé dans un énorme banc de grès.

8° On a le cobalt en couches à Tunaberg en Suède , à Kupferberg en Silésie , à Querbach en Norwége.

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